INTRODUCTION
Les maladies des os ont eu Je remarquable privilé£>e d'avoir été bien étudiées dès les premiers âges de la civilisation et d'être restées l'objet de recherches scientifiques , dont l'intérêt, loin de s'épuiser par le temps, semble avoir grandi jusqu'à nos jours.
Les lésions du système osseux avaient une extrême gravité pour des hommes combattant corps à corps avec des armes grossières, et devaient- attirer une vive attention. La gêne et la perte des mouvements paralysaient l'attaque et la défense, et la forme, la dureté, la mobilité, les rapports, la situation des os étaient des conditions trop appréciables pour ne pas avoir conduit à d'utiles renseignements sur la nature des altérations dont ils étaient atteints et sur les moyens d'y remédier.
Les œuvres d'Hippocrate , commentées et développées par Celse et Galien, montrent à quel degré de perfection était déjà parvenue dans l'antiquité l'histoire des luxations et des fractures.
On connaissait moins bien les affections organiques réunies sous le nom commun à' inflammation et de carie, dont on ne distinguait pas la nécrose, le cancer, la tid3erculose, l'enchondrôme, l'hypérostose et les transformations éburnées , graisseuses et vasculaires etc.
Il fallait les révélations de l'ostéogénie et celles de l'anatomie pathologique pour éclairer les problèmes obscurs du diagnostic différentiel , et ce n'est guère avant le dix-huitième siècle qu'ils furent abordés avec succès.
Dans cette deuxième période, nous citerons Duhamel connue l'aulem' des plus beaux travaux sur le développe-