‹ De l'evidement sous-périosté des os [electronic resource]Chapitre 9 sur 22 · DES OS · texte numérisé non relu

DES OS

Des moyens de traitement des maladies des os depuîs Celse jusqu'à nos Jours.

Les os sont exposés à la plupart des affections dont les parties molles sont atteintes, et l'inflammation (ostéite simple, aiguë, chronique, tuberculeuse, spécifique etc.), la suppuration, les abcès, l'ulcération (carie),. la gangrène (nécrose), les fistules, les traumatismes (plaies, fractures, luxations), les tumeurs (hypérostoses , exostoses , spina ventosa, enchondrômes , cancers, transformations vasculaires, myéloplaxes etc.). les anomalies et les difformités y sont observés.

Tous ces états morbides se rattachent par des rapports très-étroits à l'ensemble de la constitution , et il suffit de signaler les influences capitales de la spécificité et des diaihèses pour comprendre combien le nombre des aflfections purement locales est restreint. De là le précepte de placer en première ligne les indications thérapeutiques générales et de n'aborder le traitement direct ou local qu'après avoir ramené, autant que possible, l'économie à des conditions de normalité. Personne aujourd'hui ne conseillerait l'excision d'une exostose syphilitique avant d'avoir combattu 1 inteclion générale de l'économie, et les caries scroCuleuses

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cèdent aux ressources de l'hygièna beaucoup mieuK qu'à celles de la chirurgie.

Ces réserves faites, les manœuvres opératoires reprennent leurs droits et réclament toute notre attention.

Le traité d'Hippocrate , Des maladies des os , comprend les luxations et les fractures ; mais Gelse s'occupe des affections organiques et les décrit toutes sous les noms d'inflammation et de carie. Les grandes règles de sa thérapeutique sont restées jusqu'à nos jours prédonnnantes et se résument en un assez iDCtit nombre d'indications : i" combattre les causes constitutionnelles ; 2° attaquer sur place les portions osseuses malades, soit avec le fer, soit avec le feu ; 3" recourir à la résection ou à l'amputation , lorsque ces opérations sont devenues les seuls moyens de sauver la vie. , ,

Les progrès de l'anatomie pathologique ont multiplie les espèces morbides et jeté de vives lumières sur le diagnostic différentiel, mais n'ont rien changé aux principes du traitement, dont on a seulement perfectionné les piwedes d'exécution.

Remarquons cependant que le^ préceptes de Lelse, quoique vrais dans leur généralité , manquaient d indicat^^ons de détails, et s'appliquaient à tort à des affections très-différentes. La médecine a formulé, de tres-bonne heure, certains. axiomes d'une incontestable vérité , propres à éclairer sa route , qui n'en restait pas moins hérissée de dilUcultés. On se tromperait étrangement si l'on s imaginait trouver toute la science dans de pareilles formules. ^Sans doute, en enlevant la cause, on fait disparaître les effets, sublata causa tollitur effectus; mais la cause est justement ce que l'on ignore dans le plus grand nombre de cas, ^ et les effets en sont fréquemment aussi inconnus. Lorsqu on est parvenu à étudier ces deux termes et à établir entre eux quelques rapports, on se trouve arrêté par l'impossibilité de remédier aux causes sur lesquelles on manque d action , et l'on est humblement ramené à en pallier, avec plus ou moins

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