‹ De l'évolution des calculs abandonnés dans l'uretère après néphrectomieChapitre 20 sur 31 · Pme · texte numérisé non relu

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au moment de l'opération en raison des difficultés qu'avait présenté la néphrectomie ne gênèrent en rien la cicatrisation et n’étant pour la malade la cause d’aucun trouble furent définitivement abandonnés.

Pendant 19 ans, ces calculs furent absolument silencieux.

Or, en mars 1929, Mme M..., fut hospitalisée dans le service de M. Marion à Lariboisière pour des douleurs pelviennes et des accès fébriles répétés : la température dépassant parfois

Peu à peu ces accidents infectieux s’améliorèrent sans qu’on eut besoin d'intervenir.

La malade mourut en 1931, d’une affection cardiaque.

Obs. X. M. Marion. — Néphrectomie pratiquée en 1922 pour pyonéphrose calculeuse gauche. Petit calcul du volume d’une datte abandonné dans l’uretère. En 1924, douleurs puis apparition d’une fistule qui ne se ferme qu'après ablation du calcul.

M. Marion est appelé en 1922 auprès de Mme A... ; cette malade présente les symptômes d’une pyonéphrose droite.

Les clichés radiographiques montrent qu’il existe un volumineux calcul du rein et un autre du volume d’une datte, enclavé dans la partie inférieure de l’uretère.

La fièvre est élevée et oscille entre 399 et 400. La mise en place d’une sonde urétérale amène l'évacuation de pus, mais ne fait pas baisser la fièvre.

M. Marion intervient et pratique l’ablation du rein droit, qui est détruit. La plaie est laissée largement ouverte. La guérison se fait sans incidents, et la plaie lombaire se cicatrise complètement.

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