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Obs. XVII. M. le Dr. Gaume.— En 1928, néphrectomie droite faite sur un rein néphrectomisé huit mois auparavant pour pyonéphrose calculeuse. Quatre calculs sont abandonnés dans l’uretère. Pendant dix ans : pyurie abondante et permanente. Cette pyurie oblige à pratiquer d’abord un drainage de l’uretère dilaté et infecté puis cinq semaines après une urétéreclomie. Mort par choc opératoire.
M. T..., 60 ans, entre dans le service d’urologie de l’hôpital Necker le 25 juin 1934 pour une pyurie intense, ne s’accompagnant d’aucun autre symptôme.
L'origine de cette pyurie est manifeste : ce malade a été opéré six ans auparavant, en 1928, par M. Gaume pour une pyonéphrose calculeuse droite.
Le mauvais état général, le taux de l’urée sanguine : trois grammes, obligèrent à faire d’abord une néphrostomie.
Ce n’est que huit mois-après celle-ci que l’état du malade permet de pratiquer l’ablation du rein détruit et rempli de pus. | , Cette destruction était due à la présence dans la portion pelvienne de l’uretère de quatre calculs assez gros, accolés les uns aux autres (Fig. V). Ces calculs furent laissés dans l’uretère, lui-même dilaté et infecté.
L'état du malade après néphrectomie, s’améliora rapidement, la plaie lombaire se cicatrisa de façon normale, et le sujet quitta l’hôpital à peu près guéri.
Cependant, la pyurie persista sans arrêt, et cela pendant six ans. Durant cette longue période, le malade ne présenta aucun autre symptôme. Cette pyurie était importante et ne cédait ni au traitement médical, ni aux lavages vésicaux fréquemment pratiqués.
C'est pour cette raison que le malade entre à nouveau à Necker le 25 juin 1934 :
Fig. V : Quatre calculs abandonnés dans un moignon urétéral. Pendant Six ans pyurie persistante qui nécessite l’ablation des calculs et de l’uretère
— Une pyélographie montre que le calibre de l’uretère est considérablement augmenté.
— Le malade est opéré le 28 juin 1934 : l’uretère est trouvé dilaté gros comme l'intestin grèle, rempli de pus avec périurétérite intense, il est largement ouvert et drainé. Par la brèche on enlève deux des calculs urétéraux.
Pendant les cinq semaines qui suivent cette première intervention, la pyurie diminue, mais reste encore très appréciable, malgré le drainage urétéral. M. le Dr. Gaume décide alors d'enlever l’uretère en totalité.
L'intervention a lieu le 6 août 1934 ; elle est particulièrement difficile du fait de la périurétérite.
Le malade accuse des phénomènes de choc opératoire très intenses qui entraînent la mort, le troisième jour après l’intervention.
Les calculs abandonnés dans l’uretère ont déterminé pendant six ans une pyurie importante. Ils étaient au nombre de quatre, accolés les uns aux autres, chacun d’eux ayant à peu près le volume d’une noisette. Audessus d’eux, l’uretère, comme la pyélographie le montra, était dilaté et infecté.
La première intervention consista simplement à drainer l’uretére, la seconde à en pratiquer l’ablation de bout en bout.
La pyurie n’a de caractéristique dans cette observation que le fait qu’elle existe à l’état isolé. Nous l’avons vue, en effet, souvent associée à d’autres complications : ODS ENT VIN TEEN