‹ De l'Évolution et du Développement des Institutions annamites et cambodgiennes sous l'influence françaiseChapitre 27 sur 37 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

La paix française et les grandes réformes.

La deuxième période que nous nous proposons d'étudier dans les pages qui vont suivre fut inaugurée par l’arrivée de M. Albert Sarraut comme gouverneur général en Indo-Chine, en 1912. C’est de cette époque que date la période de confiance réciproque, de collaboration intime entre le Gouvernement et l'élite annamite.

« Fin lettré lui-même, M. Sarraut conquit de suite les aspirations de l'élite lettrée annamite. Il comprit qu’on ne pouvait pas gouverner un vieux peuple ayant derrière lui vingt siècles d'histoire, possédant une longue tradition nationale, une culture et une civilisation anciennes, comme on gouvernerait, par exemple, des populations primitives ou à demi-évoluées de l'Afrique. Il comprit que vis-à-vis d’un tel peuple les arguments de la force ne valaient rien, que la politique à poigne ferait infailliblement faillite, qu'il fallait infiniment mieux proclamer tout haut l’idéalisme français » (1).

(1) M. Pram Quin, ouvrage cité.

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