Réflexes très exagérés (94 à
Obs. 94: Wercr, Province méd., 12 mars 1892, p. 121, — Astasieabasie frailée avec succès par un bandage compressif : Crises d'hystérie. Hoquet hystérique. Anesthésierécente des membres inférieurs. Réflexe pharyngien conservé. Réflexes cutanés normaux. ÂXéflexes rotuliens exagérés des deux côtés dans une proportion inusitée : projection de la jambe qui va depuis la position initiale (angle droit avec la cuisse) jusqu’à l'extension complète. L'abaissement brusque de la rotule détermine un tremblement limité au triceps crural. Le choc sur le tendon du triceps brachial détermine une extension brusque et intense de l'avant-bras. La percussion des tendons des demi membraneux, demi tendineux et biceps crural, de même que celle des extenseurs des doigts n'est pas suivie d'effet. Enfin la trépidation plantaire manque totalement.
Obs. 95 : TERRIEN ( Vendée), Progrès Médical, 1900. — Astasieabasie hystérique : Marche sur les genoux, les coudes et les avantbras depuis 4 ans. Parésie des deux avant-bras sans anesthésie. Confirmation du diagnostic d'hystérie monosymplomatique par la guérison rapide, complète et durable sous l'influence de la psychothérapie.«Les réflexes patellaires sont très exagéres aux deux membres. Cette exagération était absolument nette. Ce n'était pas un réflexe tendineux illégitime, psychique, mais un réflexe légitème réel. Je refais plusieurs fois l'expérience, le malade ayant les yeux fermés, les muscles des membres inférieurs placés dans le plus grand relàchement, les muscles des membres supérieurs contractés. J'obtiens toujours le même résultat ». Pas de trépidation épileptoïde. Le phénomène des orteils fait défaut.
y. Réflexes avec clonus (obs. 96 à 98).
Obs. 96 : Raymon». Bulletin médical, Paris, 1893. — Paraplégie hystérique avec astasie-abasie. Polyopie monoculaire avec dyschro-
matopsie. Anesthésie de la peau et de la plupart des muqueuses. Tremblements des membres inférieurs. Mouvements toniques dans le membre supérieur droit. À la percussion du biceps, mouvements épileptoides du bras. Une chiquenaude ou un léger coup sur les membres inférieurs y déterminent la même trépidadion.
Obs. 97 : Grasser. Leçons de clinique médicale, 1896. — Hystérie mâle et neurasthénie. Malade déjà observé par Brror (service de Prrres), (obs. 43 de sa Thèse, p. 91). Hystéro-traumatisme. Crise
- délirante. Contractures. Tremblement. Astasie-abasie. Automatisme ambulatoire. Guérison de la plupart de ces symptômes par l'hypnotisme. Stigmates : rétrécissement du champ visuel, réflexes pharyngés abolis. Réflexes Rosenbach abolis, crémastériens normaux, plantaires nuls, rotulien très exagéré des deux côtés. Trépidation épileptoïde du pied gauche.
Obs. 98 : Raymonn. Journal de médecine, interne, 1902, p. 218. — Astasie-abasie hystérique. En 1898, gastralgie, vomissement, douleurs internes faisant penser à des crises de colique hépatique. Plus tard exagéralion des réflexes tendineux et trépidation épiliptoide attribuées à un mal de Pott. Sicard les constate plus tard ainsi que l'impossibilité de la station debout non associée à une paralysie des membres inférieurs, du retrécissement du champ visuel, de l'hémianesthésie et porte le diagnostic d'hystérie.
Pseudo-tabes (obs. 99 à 102) ,
Obs. 99 : Lecorcué et Taramox. Et. Méd. faites à la maison Dubois, Paris 1881 (p. 580). — Pseudo-tabes hystérique. Démarche ataxique, Romberg. Sens musculaire conservé. Réflexe plantaire exagéré. Réflexe rotulien augmenté aux deux jambes.
Obs. 100 : MicuauT. Contribution à l'étude de l’hystérie chez les hommes. Thèse Paris, 1890 (p. 38). — Pseudo-tabes hystérique. Démarchetabétique, perte du sens musculaire. Anesthésie. Reflezes patellaires exagérés.
Obs, 101 : Souques. Syndrome hystérique simulant les maladies de la moelle épinière. Thèse Paris, 1891 (obs. 53, p. 131). — Syndrome hystérique simulateur du {abes : Incordination ; paraplégie ; douleurs fulgurantes ; crises gastrique ; parésie vésicale, diplopie
font penser au tabes. Certains des caractères de ces symptômes, les troubles oculaires, les anesthésies, l'état psychique particulier, la conservation des réflexes rotuliens (qui sont plutôt exagérés, sans trépidation spéciale) font penser à l'hystérie.
Obs. 102: Scrarom. Association névroso-organique. Thèse Montpellier, 1902, n° 78 (obs. 3, p. 24). — Hystéro-neurasthénie simulant le tabes chez un spécifique : Douleurs ressemblant assez aux douleurs fulgurantes, surtout la nuit ; vomissements alimentaires : sensation de boule et de constriction thoracique. Atonie. Pas de Rosenbach.Pas d'incordination.Anesthésie testiculaire, épigastrique, conjonctivale, Zone hystérogène à la fosse iliaque gauche. Réflexes : rotulien exagéré, achilléen plus marqué à gauche, crémastérien paresseux,
Chorée (obs. 103 à 112)
«) Réflexes exagérés (obs. 103 à 110).
Obs. 103: PERRET, in Thèse Derrune, Lyon 1892. — Chorée arythmique hystérique. Hyperesthésie ovarienne. Analgésie incomplète aux membres inférieurs et complète aux membres supérieurs. Réflexes rotuliens exagérés, plantaires nuls.
Obs. 104 : PERRET. /bhid. — Hémichorée arythmique hystérique gauche, ayant débuté par une contracture postémotive. Hémianesthésie. Anesthésie pharyngée. Réflexe rotulien exagéré. Pas de réflexe plantaire.
Obs. 105: PERRET. Zbid. — Chorée arythmique hystérique. Hémianesthésie droite sensitivo-sensorielle. Hémihyperesthésie gauche. Zones hystérogènes. Réflexes rotulien et plantaire: exagérés à gauche, diminués à droite.
Obs. 106 : Sonxevice. Chorée arythmique hystérique chez l'enfant, Thèse Lille, 1901 (obs. 28, p. 65). —- Chorée arythmique hystérique. Léger rétrécissement du champ visuel. Réflexe cornéen faible à droite, pharyngien conservé, abdominal un peu vif, plantaire faible, rotulien exagéré, massétérin brusque. Echec du traitement hypnotique et du bleu de méthylène. Guérison par l'isolement.
Obs. 107: BinswanGer. Hysterie (obs. 67, p. 484). — Chorée rythmique hystérique. Aéflexes tendineux, cutanés, pharyngés :
exagerés,
Obs. 108 : BixswanGer. Zbid (obs. 69, p. 496).— Chorée arythmique hystérique. Zones hystérogènes. Aéflexes tendineux très vifs. Réflexe abdominal plus fort à droite qu'à gauche. Réflexe plantaire faible. Réflexe palatin et pharyngé disparus.
Obs. 109 : BixswanGer (obs. 71, p. 503). — Mouvements myoclo-
niques dans les membres inférieurs chez un enfant de 12 ans. Crises nerveuses la nuit. Guérison par l'hydrothérapie. Réflexes fendineux exagérés.
Obs. 110 : BinswanGer. /bid. (obs. T9, p. 541). — Chorée, toux et aboiement hystériques. Crises d'hystérie, tremblement. Réflexes : rotuliens exagérés, cutanés plus forts à droite qu’à gauche.
6 Clonus (obs. 111-112).
Obs. 111 : Biror. Thèse Bordeaux 1891 (obs. 18. p. 116).— Pseudochorée saltatoire de nature hystérique chez un saturnin. Disparition par l'application de l'aimant. Zones d'anesthésie et d'hypoesthésie disséminées sur les membres. Rétrécissement concentrique du champ visuel. Réflexes musculaires exagérés aux deux membres supérieurs. Réflexe rotulien, très exagéré a qauche; à droite, il ne peut être examiné à cause de la trépidation continuelle du membre. Réflexe au chatouillement plantaire : non perçu à droite; normal à gauche. Réflexe de Rosenbach : exagéré des deux côtés; testiculaire plus marqué à gauche ; à droite, pharyngien normal. 7répidation épileptoide du pied droit qui augmente l'amplitude des secousses dont ce membre estle siège.
Obs. 112: Fayer. Thèse Lyon 1902 (obs. 22). — Chorée, tremblement, abasie, provoquées par une cure radicale de hernie. Réflexes rotuliens exagérés. Danse de la rotule. Réflexes plantaires complètement abolis.
Syndrome de Parkinson (obs. 113-114)
Obs. 113: Boiner. Progrès méd., 1891, p. 21.— Tremblement, tic, chorée rythmée et syndrome fruste de Parkixsow, de nature hystérique. Hystérie émotionnelle à la suite d’une frayeur. PARKINSON fruste : tremblement à oscillations lentes, sensation de propulsion et rétropulsion. Hémianesthésie sensitivo sensorielle du côté gauche.
a ni NÉ
Rétrécissement du champ visuel. Æéflexe patellaire exagérée surtout à droite et après une course)
Obs. 414: Gaussez. Gaz. hôpitaux, 1907, p. 1515. — Paralysie agitante survenue chez une hystérique par imitation : tremblement n'intéressant pas toutefois les doigts, ne disparaissant pas complètement par l'action),attitude soudée (incomplète), propulsion et repropulsion, besoin de déplacement, astasie-abasie plutôt que démarche parkinsonnienne. Anesthésie cornéenne et pharyngée. Hypoesthésie droite. Æéfleres rotuliens très exagérés. Trépidation épileptoïde du pied gauche. Pas de Babinski.
Spasme saltatoire (obs, 115)
Obs. 115: PrRapar, VaBre et CavaiLcé (Béz'ers). Montpellier médical, 24 mars 1907, p.265. — Hystérie traumatique à forme de spasme saltatoire : Accident sans choc physique grave, mais émotion intense; quelques heures après, accidents nerveux graves (hallucinations de la vue, alternative d'abattement et d'excitation durant plusieurs mois, mais parésie des membres inférieurs, sans troubles des sphincters. Zones d’anesthés'e cutanée. Hématémèse et crises nerveuses. Amnésie. Troubles intellectuels intenses. Les docteurs, commis pour l'expertise médico-légale, constatent, 18 mois après l'accident, des crises de spasme saltaloire survenant spontanément après aura ou provoquées par la recherche de la trépidation épileptoïde, ou la percussion du tendon rotulien. Pas de stigmates. Exagération manifeste des réflexes rotuliens, plus accentués à droite.
M. le docteur Cavaizcé a bien voulu aller revoir la malade le 10 juillet 1908 (six ans après l'accident et deux ans après le Jugement définitif) : banales crises d’hystérie tous les cinq à six jours, avec aura à point de départ dorsal; pas de crise spontanée de spasme saltatoire, mais crise provoquée involontairement par la recherche du réflexe rotulien, durant quelques minutes, cessant par la com-
pression ovarienne.
Tremblement (obs. 116 à 127)
x. Réflexe exagéré (obs. 116 à 118).
Obs. 116 : Brror. Thèse Bordeaux, 4891 (obs. 12, p. 84). — Tremblement apparu après une émotion, guéri par l'aimant, chez un alcoolique : Réflexes : rotuliens exragérés, plantaires, testiculaires diminués. Rosenbach normal, pharyngien aboli.
Obs. 117 : Brror. Thèse Bordeaux, 1891 (obs. 16, p. 107). — Tremblement hystérique à forme intentionnelle du membre supérieur droit : Hémicontracture de la face et des membres du côté droit, puis tremblement intentionnel dans le membre supérieur droit. Amélioration par la bande d'Esmarch. Rétrécissement concentrique des deux champs visuels. Réflexe pharyngé aboli. Aéflexe rotulien brusque à droite, normal à gauche. Réflexe plantaire diminué des deux côtés, mais moins diminué à droite. Réflexe testiculaireetRosenbach intacts.
Obs. 118: ScuusTEr. Soc. méd. de Berlin, 30 janvier 1899. Deutsche mediz Wochenschrift, 23 février 1899. — Tremblement hystérique du bras droit et des membres inférieurs six mois après un traumatisme de l’épaule droite: Dermographisme. Troubles vasomoteurs. £xagération des réflexes patellaire et plantaire droits.
6 Réflexe très exagéré (obs. 119).
Obs. 119: Duriz, in Thèse Paris, 1891, p. 63, obs. 13. — Tremblement hystérique généralisé : Boule hystérique. Ovarie double. Retrécissement du champ visuel. Affaiblissement musculaire. Aéflexes rotuliens très brusques, très exagérés. La percussion des tendons active le tremblement, mais pas de phénomène du pied. Le relèvement brusque du pied, au lieu de produire une recrudescence des secousses, le font cesser un instant.
y. Clonus (obs. 120 à 127).
Obs. 120 : Duriz. Tremblement hystérique. Thèse Paris, 1891, (obs. 17, p. 71). — Hystéro-épilepsie : Tremblement hystérique des
Pr :