‹ De L'Exagération Des Réflexes Tendineux Dans L'HystérieChapitre 33 sur 50 · Trépidation épileptoïde (131 à · texte numérisé non relu

Trépidation épileptoïde (131 à

Obs, 131 : Souques. Thèse 1891, Paris {obs. 9, p. 43). — Sclérose en plaques disséminée à forme insolite. Amélioration très notable par application de pointes de feu : Symptômes simulant la sclérose en plaques : troubles antérieurs (céphalée, vertiges, diplopie, accès épileptiformes) ; troubles actuels de parésie, rigidité, trémulation des membres inférieurs à la moindre tentative de marche, accès de convulsions toniques à la moindre irritalion cutanée ; trémulation de la langue. Symptômes simulant le tabes: analgésies, hyperesthésies, douleurs lancinantes et fulgurantes, crises gastriques etabdominales, perte du sens musculaire. Diagnostic d'hystérie porté par Sououes à cause des caractères du tremblement,de l'émotivité,du complexus symptômatique. Amélioration notable par l'application de pointes de feu. Aéflexe rotulien exagéré d'une façon notable ; mouvements convulsifs avec trépidation des membres inférieurs pour toute tentative de flexion du pied, contrairement à ce qui s'observe dans l’épilepsie spinale.

Obs. 132 : WesrPaazz. Arch. fur psych., Bd. XIV. Heft. L., in Thèse Souques (obs. 11, p. 47). — Uber cine dem Bilde der cerebrospinalen grauen Degeneration ähnliche erkrankung des centralen Ner-

vensystems onhe anatomische Befund.—Sclérose en plaque observé pendant prés de 4 ans : tremblements, douleur, troubles du langage, faiblesse dans les membres inférieurs. Réflexes rotuliens exaltés et trépidation épileptoide. Évolution irrégulière, aggravation ou amélioration étonnantes et subites de certains des symptômes. Hémiplégie

droite sans paralysie faciale avec hémianesthésie complète et

hyperesthésie gauche. Autopsie : pas de lésions.

Obs.133: WesrtrBALL. /brd. — Chez un sujet à antécédents héréditaires nerveux, légère faiblesse dans les membres inférieurs avec Romberg. Six ans après : tremblement intentionnel des membres supérieurs, inférieurs du tronc et de la tête. Langage hésitant. Quelques crises convulsives. Zrépidalion épileptoide. Exagération des réflexes rotuliens. Mort par maladie intercurrente (scorbut). Autopsie : pas de lésions (*).

Obs. 134 : Brisrowe, Disease of the nervous system. London, 1888. — Syndrome hystérique simulateur de la sc'érose en plaques : Paraplégie, aphonie, faiblesse dans les membres supérieurs et autres manifestalions hystériques antérieures. Actuellement : rire sans molif, aphonie, parésie des membres supérieurs et tremblement. Parésie es membres inférieurs (la malade peut les remuer, mais elle ne peut se lenir debout) avec lendance à la rigidité “pieds en extension sur le cou-de-pied). Réflexes du genou très exagérés, clonus du pied et de la rotule, absence de réflexes plantaires, réflexe abdominal très marqué. Zone d'hyperesthésie douloureuse. Disparition de l’aphonie au début du traitement électrique. Quinze jours après, amélioration notable des phénomène: parétiques et disparition de la trépidation épileploïde. Guérison complète un mois après.

Obs. 135 : Fouquer. Th. Lille, 1901 (obs. 1, p. 23). — Hémiplégie gauche passagère quelques jours après une rixe. Faiblesse des membres inférieurs, nystagmus, tremblement intenlionnel. Pla-

(1) Dans ces deux cas l'examen des centres nerveux et des nerfs minutieuse- .ment pratiqué par WesrPhALL n’a permis de découvrir ni plaque de sclérose ni altération appréciable, WespnaLz appelle ces cas des pseudo-sclérose, et il entend par là une affection qui ne peut être distinguée de la sclérose en plaques. RENDU, SOUQUES pensent qu'il s'agissait dans ces deux cas d’un syndrome hystérique méconnu,

ques d’anesthésie et d'hyperesthésie. Réflexes rotuliens très exaqgérés. Trépidalion épileptoïde. Pas de Babinski. Amélioration très notable par un (raitement révulsif agissant surtout comme suggestion. Nouvel ictus, après une nouvelle rixe. Guérison presque complèle par la suggestion. Légère exagération des réflexes rotuliens el légère trépidalion épileptoïde.

Obs. 136 : Lumoine. Jbid. (Obs. 3, p. 34). — Tremblement survenu chez une hystérique quelques jours après une émotion, léger nystagmus. Réflexes : cornéen el pharyngien abolis ; abdominaux vifs. Rotuliens exagérés. Trépidation épileploïde des pieds. Pas de Babinski. Guérison rapide par le bleu de méthylène.

Obs. 137: Lemoine, in Thèse Fouquer, Lille, 1901 (obs 4, p. 36). — Début par parésie du membre inférieur gauche, nystagmus, zones d’anesthésie. Réflexe cornéen conservé. Réflexe pharyngien aboli. Réflexes rotuliens exagérés, trépidation épileptoïde à gauche. Réflexes légèrement augmentés à droile. Aggravalion: parésie du membre inférieur droit avec exagération des réflexes, miction difficile. Tremblement du bras et de la main gauche. Guérison complète et durable à la suite de l'application à la région lombaire de six pointes de feu profondes. Il ne reste plus qu’un peu d’exagération des réflexes.

Obs. 138: LEMoOINE. Zbid. (obs. 5, p. 38). — ‘Froubles de la marche, douleurs multiples; nystagmus, tremblement. Réflexes rotuliens très eœagérés, surtout à droite, réflexes du poignet légèrement exagérés, trépidation épileploïde bilatérale. Evolution irrégulière pendant 4 ans, avec périodes d'amélioration de longue durée. Stigmates d’hystérie : anesthésie et hyperesthésie en plaques. Réflexes : pharyngien aboli, cornéen diminué, plantaire très exagéré. Guérison depuis trois ans à la suite d’un changement de conditions morales.

Obs. 139. Lemoine. Jbid. (Obs. 6. p.41). — Fatigue des mem- - bres inférieurs avec troubles vésicaux. Exagération des réflexes et trépidation épileptoïide, nystagmus, diminution des réflexes pharyngien et cornéens. Plaques d’anesthésie. Tous ces symp- tômes surviennent par période de quinze jours et disparaissent, sauf les troubles de la sensibilité et l’exagération des réflexes.

Obs. 140. : LEMoine. Jbid. (Obs. 7, p. 42). — Parésie du mem- | bre inférieur, avec exagération des réflexes roluliens et trépidation

épileptoïde, apparaissant et disparaissant par crises Trot bles visuels passagers sans lésion organique. Sligmates : Rétrécissement du champ visuel, boule hystérique, abolition du réflexe pharyngé. Zones d'hyperesthésie.

Obs. 141. LEMoINE. Jbid. (Obs 8, p. 46). — Tic facial et abdominal. Changement de caractère. Troubles vésicaux. Léger nyslagmus horizontal. Légère hyperesthésie gauche. Réflexes : pharyngien aboli, cornéen diminué. Réflexes roluliens très exagérés, surtout à droite. Trépidation épileploide plus marquée à gauche. Amélioration par les lotions, les pulvérisations d'éther sur la colonne vertébrale; disparition de la trépidation épileptoïde. Diminution de l’exagération des réflexes rotuliens.

Obs. 142 : AccioTé, Hyslérie simulant la sclérose en plaque. — Clonus du pied. Guérison. Congrès de Madrid, 1903, in R. neurol., p. 586. — Paraplégie spasmodique, tremblement des mains, vertige, anesthésie totale aux membres inférieurs survenus chez une jeune hystérique à la suite de forles secousses morales. Réflexes exagérés, clonisme du pied manifeste. Huit mois après guérison subite et totale. Signe de Babinski toujours absent.

Obs. 143 : PaArRHON et GoLpsTeiN. Congrès de neurologie. Renues, 1905, in R. neurol., 1905, p. 862.— Hystérie simulant la sclérose en plaques el la syringomyélie. Au début, vertiges, ictus. Hémiparésie gauche après un accident de voiture. Aggravation. Tremblement intentionnel., Trépidation épileptoïde avec exagération des réflexes sans Babinski; diplopie, dissociation syringomyélique et atrophie très netles du côté gauche. L'examen anatomique permet dans ce cas d'éliminer absolument Ja sclérose en plaques et la syringomyélie.

Monoplégie (obs. 144 à 150)

a) Réfexes exagérés (obs. 144 à 145).

Obs. 144: CHarcor. Sur 2 cas de monoplégie brachiale hystérique traumalique. Progrès médical, 1885. (Obs. 1 et œuvres complètes. Leçons sur maladies du syst. nerveux, t. II, p. 299-369). — Paralysie brachiale droite survenue 6 jours après une chute sur l'épaule. Anesthésie correspondante, Température du membre

paralysé abaissée. Ouïe, goût abolis du côté droit. Rétrécissement du champ visuel des deux tôlés, polyopie monoculaire. Anesthésie pharyngée. Réflexæes lendineux un peu exagérés au coude, au poignet.

Obs. 145: BINSWANGER, Die Hysterie (obs. 12, p. 175).— Troubles de la marche consécutifs à la morsure d’un chien. Rétrécissement du champ visuel. Hémianesthésie. Réflexes rotuliens exagérés, surtout à gauche. Pas de réflexe achilléen. Réflexe plantaire normal.

B) Clonus (obs. 146 à 150).

Obs. 146: Bapinski. Atrophie musculaire dans les paralysies hystériques. Arch. de neurol., 1886, p. 3 (obs. 1). — Monoplégie brachiale gauche : Alternatives de flaccidité et de contracture. Amyotrophie assez prononcée. Léger affaiblissemeet du membre inférieur gauche. Hémianeslhésie sensitivo-sensorielle, crises d'hystérie. Mulisme et rélention d'urine hystériques. Réflexes tendineux exagérés du côté malade. Eu redressant les doigts, on provoque de l'épilepsie spinale.

Obs. 147: Baginski. /bid (obs. 55, page 110). — Contracture du membre supérieur gauche 45 jours après une fracture; 4 mois après, paralysie et contracture persistantes Amyotrophie hémianesthésie sensilivo-sensorielle; rétrécissement du champ visuel. Crises de dyspnée hystérique, Diminulion de la paralysie et de la contraclure, après une seule séance de massage. Réflexæe du coude et du poignet exagérés à qauche. Trépidation facile des doigts et surtout du pouce quand on cherche à les redresser. Par moments, cette trépidation est spontanée et rappelle le tremblement parkinsonnien.

Obs. 148: Souques. Thèse. Paris, 1891, obs.30). — Hémiparaplégie hystérique simulant une paralysie d’origine syphilitique. Paraplégie et surdité antérieures guéries au bout de quelques jours. Actuelment : impotence absolue du membre inférieur droit. Réflexe rotulien exœalté à droite, normal à gauche.

A droite la flexion dorsale du pied éveille peut-être trois ou quatre secousses, mais pas de trépidation épileptoïde nette : Hémihypoesthésie droite, anesthésie pharyngée. Champ visuel retréci.

Obs. 149 : Becco. Monoplégie hyslérique avec signe de Babinski

el clonus du pied passagers \nna'es de la Sor. Médico Chirurg. de Liège. Juillet 1903. Jeune fille, 16 ans, en bonne santé.

Antécédents personnels : 11 y a trois ans. paralysie subite du membre supérieur gauche qui disparaît subitement au bout de deux mois et reparaît pendant quelques jours l'année suivante.

Etat actuel: Paralysie du membre inférieur droit survenue brus- =: quement, sans cause apparente, il y a trois semaines. Dans l’alti- ; tude du repos, le pied droit est plutôt en flexion accusée sur la jambe, il n'est en aucune manière dévié, il est complètement 1mmobile de même que les orteils. La paralysie musculaire de Ja jambe et du pied paraît complète. Les muscles de la‘cuisse et de la fesse droites fonctionnent bien, de même que les muscles du restant du corps. Pas de raideur, pas de contracture. Tonus musculaire normal.

Lorsque la malade marche, elle soulève brusquement la jambe droite et, fait à noter, lorsque le pied est ainsi fortement détaché du sol, il n’a aucune lendance à tomber en équinisme, il reste au contraire fléchi jusqu'à angle droit sur la jambe. Pas de troubles trophiques, sensibilité intacte. Réflexes rotuliens achilléens et planltaires très nets. Réaction électrique normale. Zones hystérogènes nettes, pas de rétrécissement du champ visuel; réflexe pharyngé totalement aboli.

Onze jours après l'entrée, apparurent d’une façon nette le clonus du pied el le redressement en exleusjon forcée des orteils par l’excitation légère de la face plantaire du pied. Ces phénomènes durèrent trois Jours, puis disparurent brusquement. A peu près, en même temps, sous l'iufluence de suggestions répétées, les orteils d’abord, puis le pied, retrouvèrent leur mobilité et au bout de quelques jours la paralysie disparut complètement et la force motrice redevint normale. Pendant un certain temps, la démarche de la patiente fut anormale et d’allure variée et bizarre; sous l’influence d'admonestations répélées, elle relevint naturelle.

La jeune malade quitte l'hôpital complètement guérie.

M. le professeur Becco, quia bien voulu nous envoyer cette observation, nous écrit, en outre, à la date du 10 juillet 1908 :

« La jeune fille a été atteinte l'an dernier d’une amaurose brusque el passagère (15 jours) de l'œil gauche. Elle est revenue à ma clinique, il ya 4 mois, pour des accidents d'autre nature. J'ai pu

constater que, depuis 4 ans, elle s'est considérablement développée : elle exerce le métier de servante et il ne s’est plus produit de symptômes morbides au membre inférieur droit. Le clonus du pied et le sigue de Babinski sont Loujours absents. Une ponction lombaire a démou:ré l'intégrité complète du liquide céphalo-rachi-

dien,. »

Obs. 150 : VAN GEHUCHTEN — Un nouveau cas de clonus du pied dans l'hystérie. Contracture, hémianesthésie cutanée el sensorielle. — Névraxe, vol: IX, fascicule 2, 25 janvier 1908. —

Femme, 35 ans.

Anlécédents : Gastralgie nerveuse; affection utérine douloureuse pour laquelle la malade a subi deux interventions. Le mauvais élat géuéral persistant, on diagnostique un rein mobile et on fait une laparolomie pour exciser une partie de la paroi abdominale. Crise d'hyslérie durant douze heures à chaque période meuslruelle. A la suite d’une grande crise de vingt-quatre heures, il y a deux ans, paralysie avecicontraclure du membre iuférieur

gauche, persistant depuis, paralysie flasque du membre supérieur gauche.

Etat actuel : Contraclure des plus intenses au membre inférieur gauche, empêchant tout déplacement du membre. Celui-ci est agilé de pelites secousses ressemblant à un faible degré de la tré-

pidation épileptoïde. Parésie du membre supérieur gauche. Les membres supérieur et inférieur droits sont normaux. Hémianesthésie sensilivo-sensorielle gauche. Douleur stomacale vive el vomissements.

Le traitement par la suggestion à Pétal de veille diminue la contracture du membre inférieur. La sensibilité commence à revenir.

« Grâce à la disparition de lacontracture,nous avons pu examiner, à plusieurs reprises, l'élal des réflexes cutanés el tendineux des deux membres inférieurs. Les réflexes abdominaux, inguinaux et plänlaires sont normaux des deux côtés. Le réflexe rotulien est normal à droite; à gauche, il présente une exagéralion sensible. Le relèvement un peu brusque du pied sur la jambe provoque, à gauche, un clonus manifesle qui persiste aussi longtemps que l'on tientle pied relevé. Le clonus fait complètement défaut à droite. Le clonus du pied est tout à fait typique et entièrement comparable au

clonus du pied que l'on observe communément dans les paraplégies spastiques dues à une lésion organique de la moelle épinière. Il ne peut donc être question ici de pseudo-clonus, à moins d’'appeler pseudo-clonus tout clonus du pied survenant dans l'hystérie. Un point qui mérite encore d’être signalé et qui nous parail avoir une certaine importance au point de vue de la nature hyslérique d’une contracture du membre inférieur, c'est la contracture en flexion des orteils. Cette forme de la contracture ne s’observe guère dans les paraplégies spastiques dues à une lésion médullaire, où l'extension plus où moine permanente du gros orteil — ce que nous appellerions volontiers le Babinski permanent— est la règle. La contracture en flexion n’est cependant pas propre à la contracture hystérique, puisqu'on peut l'observer dans les paralysies conséculives aux polynévriles, mais alors le diagnostic différentiel n'offre guère de difficultés. »

Paraplégie (Obs. 151 à 174)

«) Reflexes exagérés (15° à 157).

Obs. 191: OSERCTZKOvVSKI. Arch. de neurol., nov. 1886, p. 265 (obs. 3).— Paraplégie et aphonie hystéro-traumatique, coutracture, anesthésie culanée. Réflexes roluliens très exagérés.

Obs 152: OserTzckOvSKkI, /b1d,(0bs. 4).— Paraplégie hystérique chez un sujet nerveux. Constipalion, difficulté de la miction. Léger degré de conlraclure. Réflexæes rotuliens très exagérés. Réflexes cutanés exagérés.

Obs. 153 : BERNHEIM. Hypnotisme, psychothérapie, 1891, p. 299. — Crises et paraplégie hyslériques. Réflexe achilléen normal ; réflexes roluliens singulièrement exagérés. « Un coup sur le tendon rotulien provoque une trajectoire excessive, d'un demi-mètre environ, décrite par le pied; cetle trajecloire débute même par l'attente du coup, par l'idée du choc qu’on veut produire, »

Obs 154: Pirres. Leçons cliniques sur l'hystérie, t. I, p. 450. — Paraplégie hystérique avec contracture des membres inférieurs: Hystérique invéléré ayant présenté déjà de nombreuses contractures d’une durée de quelques jours à six mois. Paraplégie à la suite d’une crise convulsive. Les membres'inférieurs sont immobi-

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