‹ De L'Exagération Des Réflexes Tendineux Dans L'HystérieChapitre 34 sur 50 · ATEN · texte numérisé non relu

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lisés en flexion forcée. Le relèvement de la pointe du pied ne produit pas de lrépidation épileploïde. Les réflexes rotuliens sont très brusques, mais ils ont peu d'amplitude.

Obs. 155 : BLUMENAU. Vralch, 31 janv. 1890. — Parésie des membres inférieurs; crises hystériques; contractures, nyslagmus, céphalée. Amélioration de quelques symplômes par la suggestion hypnotique. Réflexes lendineux exagérés. Pas de trépidalion ésileptoïde. é

Obs. 156 : LEMoINE, in th. Roucue, 1902 (obs.42).— Paraplégie flasque chez une hystérique ayant présenté des manifestalions mulliples (anorexie, ballonnement abdominal, paralysie des sphinelers, mutisme}), Réflexes : cornéen et pharyngé abolis. Rotulien légèrement exagéré, pas de clonus du pied.

Obs. 157 : Conor. Gazeile des Hôpitaux, 1905, p. 1121. — Paraplégie hystérique survenue chez un soldat au cours d'un séjour à l'hôpital pour troubles respiratoires mal systématisés. Paralysie incomplète, sans atrophie, sans troubles de la contractilité électrique. Anesthésie en bottes. Réflexe pharyngé aboli ; réflexe cornéen conservé. Rétrécissement du champ visuel. Réflexes roluliens très manifestement exagérés.

8) Clonus (Obs. 158 à 174).

Obs. 158 : OsercrzKkowsKkI. Arch. de neurol., 1886 (obs. 5). — Paraplégie hystérique des membres inférieurs plus marquée à droite, mouoplégie du bras droit. Troubles capricieux de la sensibilité. Crises hystériques. Contraclures variables, Réflexes tendineux exagérés aux deux membres inférieurs; clonus dorsalis du pied droit. Réflexes lendineux du lriceps ({rotl très exayérés.

Obs. 159: SPERLING. Neurol Centralblatt, 1888. — Paralysie hystérique simulant une myélite luberculeuse. Pas de troubles vésicaux. Réflexes roluliens eæallés du côlé gauche. Trépidation spinale. ,

Obs 160 : LaMAcQ. /n Th. Bilot. Bordeaux, 1890, p. 68 (obs. 11). — Paraplégie hystérique chez un alcoolique : Paraplégie passagère il y a quelques mois. Convulsions, aphasie trausiloire. Réapparilion de la paraplégie : douleurs lombaires, slalion debout impossible, fourmillements, rétention d'urine. Guérison rapide en ua mois par l'électricité statique.

Rétrécissement du champ visuel. Réflexe pharyngien aboli dans la moitié droite. Réflexes : plantaires abolis des deux côtés, esticulaire et Rosenbach abolis. Rotulien faible à droite, brusque à gauche, mais souvent exagéré bilaléralement. Trépidation épileploïde variable, uni- ou bilatérale; parfois elle disparaît complètement.

Obs. 161. Cnarcor. /n thèse Souques (obs. 41, p. 94). — Mlle B. est vue pour la première fois par M. Charcot,le 29 juin 1881.

Antécédents héréditaires. — Famille de névropathes (aliénés, suicidés, originaux).

Antécédents personnels : En juin 1879, chute de voiture et légère commotion cérébrale. Depuis, douleur ovarienne. En décembre, . pseudo-oclusion intestinale. Crises hystériques, changement de caractère, toux bruyante. En mars 1880, douleur vive au milieu du dos avec parésie des membres inférieurs, ayant fait penser à une lésion des vertèbres; inclinaison du tronc vers la droite. Depuis deux mois, paraplégie surtout marqué du côté gauche.

Charcot la voit le 29 janvier 1881: À sa visite inattendue, crise de toux et de trépidation des membres inférieurs. Les membres inférieurs sont raides dans l'extension; on a de la peine à les fléchir surtout le gauche. La malade elle-même les fléchit volontairement assez bien, surtout à droite; «alors, on reconnaîl une exagéralion des réflexes roluliens, surtout à gauche, on provoque des deux côtés la trépidalion spinale par le redressement de la pointe du pied. La malade connaît bien celte trépidation; elle dit qu'elle survient souvent, spontanément à la suite d'une émotion ou quand elle veut changer de position ». Parésie du membre supérieur gauche sans exallation des réflexes.

Douleur ovarienne gauche, déterminant par la pression une aura. Hyperesthérie du côté gauche du tronc. Sensibilité plantaire conservée, mais le chatouillement ne produit pas de réflexe.

« Tout est-il hystérique dans ce cas? J'ai soutenu l'opinion, malgré le caractère si accentué de la paraplégie spasmodique et bien que, contrairement à ce qui a lieu dans les contractures hystériques, il u’y ait pas rigidité au maximum, mais simplement demirigidité.»

Séjour à Auteuil chez Béne-Barde sans amélioration.

Au mois de novembre 1881, survient l'incident suivant, que

Le père raconte dans une leltre : « Lundi matin même, vers neuf heures et demie, lors de la prise de la douche, la marche avait été aussi pénible que de coutume et rien ne faisait prévoir le mieux qui élait à la veille de se produire. Notre chère malade, poussée, paraît-il, par un rêve qu'elle avait fait la nuit, a profité du moment où elle était seule. pour se lever d’abord, et ensuite pour aller trouver dans la chambre à côté la petite sœur qui est toujours avec nous. Vous pouvez juger de la stupéfaction de cette bonne sœur qui ne pouvail en croire ses yeux, et est accourue nous annoncer celte heureuse nouvelle. Notre pauvre fille s'était vue en songe en présence de M. Charcot, qui l'avait menacée de la

séparer de ses parentsel de la sœur Sainte-Bathilde, qu’elle aime

beaucoup, si elle ne faisait pas lous ses efforts pour marcher »

Elle prie beaucoup la Sainte-Vierge (dont c'était la fête), en se disant que si la Sainte-Vierge voulait, elle marcherait. Jusqu’à dix heures du matin, il n’y eul rien de changé. Elle était restée seule pendant une heure, quand elle s’écria : « Je marche, je marche. »

Et depuis, la malade marche ?sans appui. Marche régulière pour le membre inférieur droit ; le membre gauche tremble sensiblement, mais moins qu'auparavant. Trépidation épileptoïde de tout ce n embre par redressement.du piéd, durant sensiblement le même Lemps à droit: et à gauche. Au genou, surtout à gauche, une légère percussion du tendon rotulicn provoque des mouvements spasmodiques prolongés.

14 décembre 1881. — La malade est revue par Charcot : « elle marche sans appui mais en frotlant le pied gauche contre le sol ». Exagéralion des réflexes rotuliens surtout à gauche. Trépilation épileploïde manifeste, pas de raideur. Analgésie gauche.

24 février 1882. — Les caractères de la paraplégie spasmodique persistent, mais à un moindre degré : réflexes rotuliens exagérés et trépidation épileploïde dans les deux membres, surtout à gauche:

23 mal. — Aéflexes roluliens à peu près normaux; encore trépidalion épileptoïde du pied gauche un peu moins à droite.

Depuis la malade est mariée, a accouché de trois garçons bien porlants. «Elle ne présente plus aujourd’hui aucun des symptômes qu'elle a si longtemps présentés.

Obs. 162: VALLET. /n th. Souques (obs. 42, p. 99). — Paraplégie hystérique spasmodique avec paralysie des sphincters chez une jeune fille ayant présenté antérieurement à plusieurs reprises de la claudicalion du membre inférieur droit et de la paralysie de la main survenues et disparues brusquement. Treubles de Ja sensibilité cutanée. Exagéralion des réflexes lendineux des deux côtés surtout à gauche. Tremblement épileptoïde spontané, provoqué facilement par la flexion du pied à gauche. Amélioration assez marquée sous l'influence de l'hydrothérapie el l'électricité

Obs. 163: Souques. Th. Paris, 1891 (obs. 42, p. 169. — Paraplégie hystérique simulant un labes dorsal spasmodique, chez un malade à antécédents héréditaires tubereuleux, prise d’abord pour un début de mal de Pott, puis pour une sclérose latérale amyotrophique. Charcot trouve une coutrature des membres inférieurs avec exagéralion des réflexes rotuliens et trépidation épileptoïde prolongée. Pas de troubles vésicaux. Guérison subite, disparition dès le lendemain de la trépidalion. Dex mois et demi après, réflexes rotuliens à peine exagérés.

Obs. 164: Sicarp ET Ricue. Presse méd. 1898, p.225. — Hystérie traumatique. Double pied bot hystérique. Amnésie rétro-antérograde. Contraclures dalant d'un an el demi : Grandes crises d'hystérie. Hypoesthésie et anesthésie culanées segmentaires. Rélrécissement concentrique du champ visuel. Réflexes : il est difficile de se rendre compte de l’élat des réflexes des membres inférieurs. La recherche de la percussion rotulienne et la recherche du phénomène du pied sont toujours suivies d’un tremblement à généralisalion rapide. Les réflexes crémastérien, abdominal, massétérin soul conservés, Disparition de la contracture et de l’amnésie par la suggestion

Obs. 165 : Genres, in Thèse Fauché. De la valeur du signe de Babinski Th. Bordeaux, 1899, p. 36 (obs. 20). — Paraplégie des membres inférieurs depuis 4 ans chez une malade ayant eu des crises. Constipation, parfois rétention d'urine. Pas de lésion de la colonne vertébrale. Hypoesthésie droite. Rétrécissement du champ visuel. Réflexes roluliens exagérés, plantaires conservés, abdominaux très diminués à gauche el abolis à droile ; pharyngien très affaibli. Amélioration notable parle bleu de méthylène ; marche possible, légère parésie persistante du membre inférieur droit. On

constale alors à droite : une exagération très marquée du réflexe rotulien, une trépidalion rotulienne très nelle et une trépidation épileptoïde du pied très accentuée durant très longtemps et s'étendant à tout le membre; à gauche, une légère exagéralion du réflexe rotulien sans trépidation épileptoïde ni rotulienne. L'excitation de la plante du pied droit provoque une extension très marquée de tous les orteils et du gros orteil principalement ; à gauche, les deux ou trois premisres excitations provoquent une extension légère des cinq orteils; les excitations ultérieures laissant les orteils immobiles, mais on ne constale jamais de flexion.

Obs. 166: LEMOINE, in th. Roucxe, Lille, 1902 (obs. 341. — Paraplégie hystérique. Anesthésie complète de toute la partie inférieure du corps jusqu'à la ceinture et zones d’anesthésie disséminées. Parésie vésicale et rectale. Troubles de la vue très marqués. Amblyopie, plosis des paupières supérieures. Anorexie, refus de manger. Cet état s'est développé, il y a quatre mois, à la suite d’une grande crise hystérique. Réflexes : cornéen et pharyngé abolis. Réflexe rolulien très exagéré des deux côtés. Ce fait est d’autant plus inléressant à noter que la paraplégie est absolument flasque et l’anesthésie complète. Clonus (lu pied très marqué à gauche.

Obs. 167 : L'EMOINE, /bidem (obs. 37). — Hystérie toxique greflée sur l'alcoolisme : Paralysie flasque survenue à la suite d'une série de crises. Pas de lroubles des sphinciers. Zones d’anesthésie et d'hypoesthésie. Réflexes : coruéen normal, pharyngé seulement diminué, rolulien très exagéré. Trépidation épileptoïde très marquée des deux côtés, En lrois semaines, contractures des membres inférieurs. Exagéraltion des réflexes rolulien et achilléen encore plus accusés, Au bout de trois mois, guérison à la suite d’une neuvaine.

Obs 168: LEMOINE, /bid. (obs. 38) — Paraplégie flasque (quinze jours après une hystérectomie) Troubles des sphineters. Rétrécissement du champ visuel. Guérison sous l'influence du sommeil hypnotique. Réflexes : cornéen légèrement diminué, pharyngé aboli ; rotulien très exagéré. Clonus du pied très accentué. L'exagéralion disparut avec la guérison.

Obs. 169 : Lemoine. /bid. (obs. 44).— Paraplégie des 2 membres inf rieurs, avec contracture, établie progressivement à la suite de chavrins et durant depuis 11 mois. Ethylisme. Zones hystérogèes, zones d’anesthésie, Rétrécissement du champ visuel. Réflexes :

: cornéen normal, pharyagé très diminué, plantaire exagéré, frotulien exagéré. Clonus du pied très accusé. Guérison par la suggestion hypuolique.

Obs. 170: LEMOINE. Jbid. (obs. 62, p.58). — Paraplégie des membres inférieurs, consécutive à unaccideutl de chemin de fer, il y a 2 ans, altribuée à une entorse de la colonne vertébrale avec déve-” loppement d’une bande de sclérose transverse : Pas d’atrophie. Réiention d'urine. Constipation. Anesthésie totale des 2 membres inférieurs jusqu'à la ceinture. Zones hystérogènes (sein, ovaires, colonne vertébrale). Réflexes cornéen et pharyngé abolis. Réflexes roluliens el du pied très exagérés. Trépidation épileptoïde des 2 pieds, très accentuée à droite. Guérison sous l'influence du traitement suggestif.

Obs. 171: AnpiN-DELrEIL. - Sociélé des Sciences médicales de Montpellier. Séance 12 juiu 1903. Montpellier médical, 1903, p. 208.— Aclion du nitrile d'amyle sur les coutractures hystériques.

Paraplégie complète et lotale : contracture très pronoucée, surtout à gauche, exagéralion des réflexes rotuliens, clonus du pied et de la rotule des deux côlés. Pas de réflexe plantaire Contracture du membre supérieur gauche. Rélention d'urine depuis deux ans. Antécédents névrosiques très nels: mulisme el parésie des membres inférieurs à 13 ans, paraplégie el anorexie à 18; grande crise et contracture définitive à 23 ans. Sligmates très nombreux: hémianesthésie gauche, hyperesthésie mammaire el ovarienne gauches, anesthésie pharyngée, conjonclivale ; rétrécissement du champ visuel. Diminution de la paralysie et de la contracture sous l'influence d'inhalations de nitrile d'amyle à titre suggeslif.

Obs. 172: Wesrpxacz. Uber hysterische Dämmerzustände und das symptôme der « Vorbeiredens» Neurol. Centralblatt, 1903, n° 1 et2(0bs. 1). — Paralysie des membres inférieurs (chez une femme à caractère irrilable). ,

Démarche parétospasmodique. Réflexes achilléens et roluliens notablement exagérés. Clonus du pied bilaléral (il ne s'agit pas d'une trépidalion du pied s'épuisant rapidement, mais d'un vrai clonus durant longtemps). Pas de signe.de Babiuski. Réflexes planaires vifs, réflexes tendineux des membres supérieurs modérés. Hyperesthésie généralisée: zones ovariennes. Amélioration de la paralysie par la suggestion. Un mois après l'entrée à l'hôpital,

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