RES ET RE
délire pendant 6 jours, entrecoupé d’'intervalles lucides, marche normale. Après ce délire, changement de caractère; troubles de la marche variable. « À remarquer, chose curieuse que les réflexes achilléens examinés soigneusement presque tous les jours se sont montrés très variables, s'exagérant en même temps que s’accen- Luaient les troubles de l'état général et de la marche. Aux moments où douleurs et paresthésies des membres inférieurs étaient vives où la marche était très gênée, spaslique, on pouvait déterminer d'une manière exquise le clonus du pied; par la flexion dorsale des pieds, on déterminait une {répidation de longue durée, à rythme régulier. Par contre, pendant les phases d'amélioration, on n'obtenait qu’une trépidation irrégulière s’épuisant facilement. Pendant les dernières semaines du séjour de la malade, on ne peul plus, à maintes reprises, déterminer de trépidation : seule subsistait une exagération du réflexe rolulien d'intensité variable sans clonus de la rotule. Jamais de phénomène de Babinski. »
Obs 173 : RAYMOND. Soc. neurologie, 5 fév. 1903,1n Revue neurol., p. 237.— A la suite d'une attaque d’hystérie, paraplégie spasmodique des membres inférieurs persistant plus de six semaines, « pendant loul ce temps il a existé chez la malade de la trépidation spinale légitime et non du tremblement. » Réflexe de Babinski en flexion. Guérison complète. |
Obs. 174: VAN GEHUCHTEN. Le Névraxe, t. VIII, fasc. 2 el 3, p. 313-330, 29 janvier 1907. Clonus du pied et signe de Babinski dans l'hystérie. — Parésie complète des membres inférieurs installée progressivement depuis cinq semaines en même temps que des troubles digestifs. Marche difficile, spastique; mouvements volontaires conservés, faiblesse des muscles de la cuisse. Réflexes tendineux : rotuliens considérablement exagérés.
Clonus du pied bilatéral obtenu avec la plus grande facilité, par relèvement un peu brusque du pied sur la jambe. Réflexes cutanés: inguinal el abdominaux conservés. «L’excitation de la partie interne de la plante du pied est suivie de chaque côté, par un relèvement lent et majestueux du gros orleil (réflexe de Babinski). Du côlé droit du corps, une large zone, s'étendant depais le bord inférieur du maxillaire inférieur jusqu’au niveau du pli de l'aine et de la crête iliaque, pour s’arrêler en avant et en arrière sur la ligne médiane, où les sensibilités tactile et thermique sont intactes. La
sensibilité douloureuse est considérablement diminuée. Van Gehuchlen porte le diagnostic de lésion médullaire, syringomyélie dans la moitié droite de la moelle cervico-dorsale avec compression des faisceaux pyramidaux; mais pour ne pas effrayerla malade, il déclare à la jeune fille qu’elle peut guérir. |
Quatre à cinq jours après, tous les troubles ont disparu. Trois mois plus tard, réflexes tendineux normaux, plus de clonus du pied, plus de signe de Babinski, plus de troubles de la sensibilité. On apprend alors que la jeune fille avait quelques antécédents névrosiques : paralysie oculaire, vomissements guéris subitement. «Tous ces commémoratifs, joints à la guérison brusque el complète, ne peuvent laisser aucun doute sur la nalure véritable du mal. Nous étions en présence d’une hystérique, et tous les symptômes qu’elle avait présentés, y compris le clonus du pied, le réflexe de Babinski et la dissocialion de la sensibilité, relevaient de la grande névrose. Et l’on ne peut pas dire que, chez notre malade, il s’agissail de ce que Babinski a appelé épilepsie spinale fruste ou pseudo-clonus du pied, puisque le clonus se produisait avec une extrême facilité, à la suile du relèvement un peu brusque du pied et qu'il persistait avec les mêmes caractères d’amplitude et de rythme aussi longtemps que nous mainlenions le pied relevé. On pourrait objecter peul-être que la guérison n’a pas été oblenue par persuasion directe. Cela est vrai. Mais je crois ne pas me tromper en admettant que la guérison, dans ce cas, doit être attribuée à la suggestion indirecte, à l'affirmation que j'avais faite de la possibilité de la guérison.» La guérison persiste encore huit mois après. (Van Gehuchten : Névraxe. 25 janvier 1908.)
Hémiplégie (obs. 175 à 191)
x) Réflexes exagérés (obs. 175 à 182).
Obs. 179 : RenDu. Bulletin Soc. méd. hôpitaux, 1883. — Hémiplégie droite avee hémianesthésie plus marquée au membre supérieur : ouie, goût, odoral, abolis. Anesthésie des muqueuses. Rétrécissement du champ visuel. Réflexe rolulien exagéré.
Obs. 176 : M'® Enwauns, Thèse 1883-1889, N° 111. Hémiplégie dans quelques affeclions nerveuses. — Hémichorée parétique,
hyslérique, hémianesthésie. Réflexes très légèrement exagérés de ce côlé. (Rotulien spécialement.)
Obs. 177 : Biror, Thèse Bordeaux, 1891.— Hémiparésie, hystérosalurnine gauche. Ilots d’anesthésie et d'hypoesthésie. Rétrécissement concentrique du champ visuel. Réflexes : Pharyngien normal, rotuliens, brusques des deux côtés; Rosenbach plus faible à gauche, pupillaires normaux.
Obs. 178 : Axrimow, Revue (russe) de psychiatrie et de neurologie, 1896, N° 1, d’après Revue neurologique, 1896, p. 206. — Symptôme complexe Milliard-Gubler de nature hystérique : Hémiplégie allerue chez une jeune fille anémique, âgée de 26 ans, issue d’une famille névropathique, sujette elle-même à des céphalées, palpitations, sensation de boule hystérique. L'’hémiplégie s’est déveioppée à la suite d'accès répétés d’amblyopie unilatérale avec rétrécissement du champ visuel el achromatopsie partielle. A l'examen, on constale une paralysie (rès prononcée et de « caraclère spastique » de toutes les lrois branches du nerf facial gauche, en même temps qu'une hémiplégie spastique du côté droit. Un traitement électrique, accompagné de suggestion à l'état de veille, eut vite raison (en deux à trois semaines) de cette hémiplégie ; mais, celle-ci récidiva au bout d’un mois sous la forme plus vulgaire
celte fois, l'hémiplégie (spastique) avec spasme glosso-labié du même côlé (droit), tandis que le facial gauche restait intact. L'hémiplésie disparut de nouveau au bout de quelques mois ; seule, l’amblyopie de l'œil droit persista, d’une intensité très variable d’un jour à l’autre.
Obs. 179 : LYONNET ET Bonne, Lyon méd , nov, 1897, p. 286. Hémiplégie hystérique accompagnée d'atrophie. — Jeune fille émotive, paralysie à la suite d'une émotion. Crise nerveuse. Amélioration momentanée. Anesthésie culanée, conjonctivales, pharyngée. Au membre supérieur el au membre inférieur les réflexes sont légèrement exagérés. Le réflexe abdominal est, au contraire, diminué du côté gauche et le réflexe plantaire aboli.
Obs. 180 : Senerg, Arch. prov. de méd., 1899, p 329. — Elat apoplectiforme. Hémiplégie flasque droite avec hémianesthésie s'arrêlant au cou. Démarche helcopode. Aphonie, Amaurose gauche. Zones hystérogènes. Hémianesthésie pharyngée et conjonctivale. Ré/flexe rotulien droit exagéré, réflexe gauche normal. Pas de réflexe au poignet ni au coude.
Obs. 181 : GuizLaIN. Aphasie hystérique. Soc. neurol., 18 avril 1901, ën Revue neurol , p. 389 et 436. — Un homme jeune, sans antécédents syphilitiques ni cardiaques, ne peut marcher pendant 15 jours à la suite de la mort d’un de ses parents. Deux ans après (1899) hémiplégie droite après une discussion violente, et perte de la parole, qui durent depuis cette époque.
Etat à l'entrée : Démarche normale ; mouvements moius vigoureux à droite, dans les actes actifs ou passifs. La jambe droite se soulève également des deux côtés. Flexion de l’avant-bras et signe du peaucier égaux des deux côtés. Pas de troubles de la sensibilité. Pas de rétrécissement du champ visuel.
Réflexes : « Rotulien droit très exagéré. Il arrive que le mouvement d'extension de la jambe sur la cuisse soit produit par la percussion du marteau en dehors du tendon, ou même sans percussion aucune quand le malade regarde et suppose que le choc va se produire.Toutefois, quand il a les yeux fermés, la pereussion sur le tendon dénote une exagéralion réelle du réflexe D'ailleurs le réflexe du tendon d'Achille est, lui aussi, exagéré, et de même les divers réflexes du membre supérieur. La trépidation spinale n'existe pas. 11 y a une hyperexcitabilité manifeste de toules les masses musculaires du membre supérieur droit » Réflexe culané plantaire en flexion ; réflexe pharyngé normal.
Troubles trophiques : aspect cyanosé, violacé de la main droite; refroidissement net des membres supérieur et inférieur droits. Aphasie de type un peu spécial.
Guillain discute le diagnostic de lésion organique (troubles du langage, troubles trophiques, exagéralion des réflexes). Il conclut à l'hystérie à cause du début (émotion), de la démarche, de la possibilité d'actes délicats aux membres supérieurs, de l’absence des signes du peaucier et de la flexion de l’avant-bras.
« L’exagération des réflexes, sans doute, pourrait faire songer à une lésion organique; mais remarquons que, dans certains cas, celle exagéralion très réelle, nous y insistons, est encore augmentée quand le malade prête altention au phénomène recherché, regarde le marteau percuteur. Alors, en effet, et ceci est surtout visible au niveau du genou, l'extension de la jambe sur la cuisse se produit parfois par la percussion au niveau des tissus adjacents au tendon ou sans percussion aucune. Toutefois, quand le malade a
les yeux fermés, l’exagéralion du réflexe rotulien est visible et la percussion adjacente au tendon n’amène pas l'extension du segmeutl de la jambe. Le réflexe du tendon d'Achille, les réflexes du membre supérieur sont exagérés. Nous iusistons sur ce point, car l’exagération des réflexes tendineux est lrès discutée dans l'hémiplégie hystérique.
» Notre malade présente, croyons-nous, un bel exemple d’hémiplégie hystérique avec exagération unilatérale de tous les réflexes, Mais toutefois ce réflexe cutané plantaire <e fait en flexion et la conslatalion de ce signe sur la très grande importance duquel M. Babinski a attiré l'attention est confirmatif de notre diagnostic d'hystérie. »
Discussion: Babinski, en présence de ces réflexes tendineux très neltement exagérés, conteste la nature purement hystérique de l'hémiplégie. Pour lui, il ne peut y avoir exagération des réflexes dans l'hémiplégie hystérique pure. «Je crois donc que chez ce malade il y a toul au moins une assucialion hystéro-organique et que l'exagéralion des réflexes lendineux relève d'une altération du système pyramidal ».
Nous avons demandé à M. Guillain des nouvelles de ce malade, si intéressant au point de vue du diagnostic entre la lésion organique et l’hystérie. Voici sa réponse :
«Je me souviens de ce sujet et reste convaincu qu’il n'était qu’un hystérique sans lésion organique. Peu de lemps après avoir élé présenté à la Société de Neurologie, cet homme, qui avail fort mauvais caractère et qui était d’ailleurs bizarre, a quitté le service, sans doute parce que nous ne prenions pas son élal suffisamment au sérieux, Il avait toutefois promis de revenir nous voir quelques semaines après sa sorlie. Jamais il n’est revenu ; je lui ai écrit moi même et lui ai fait écrire en 1901 eten 1902; ces lettres sont restées sans réponse. Telle est la raison pour laquelle nous n'avons pu examiner de nouveau ce malade et le représenter à la Société de Neurologie. »
Obs. 182 : BicHeLonNe et Boucarur, Revue de méd., 1903, p. 400. — Coup de fleuret dans l'orbite droit, syndrome de Weber, hyslérolraumatisme probable : Coup de fleuret, chute, perte de connaissauce durant quelques minules, paralysie alterne de Poculomoteur droit et des membres du côté gauche. L'hémianeslésie sensi-
livo-sensoreille, l'absence de phénomènes graves aussitôt après le traumatisme, l'intégrité de l'état général, la régression rapide des symplômes, l'absence du signe de Babinski, la constatalion de zones hystérogènes, le rétrécissement du champ visuel avec inversion des couleurs, permellent d'éliminer le diagnostic de lésion organique de la protubérance ou de fracture du crâne et de porter le diagnostic d'hystérie. Réflexes : rotulien gauche légèrement exagéré, pas de trépidation épileploïde. Le diagnostic d'hystérie est confirmé par la guérison, survenue environ un an après. (Voir Revue de Médecine, 1904. Observation de tremblement hystérique )
8) Clonus (obs. 183 à 191). -
Obs. 183: THoMsen, Arch. für. Psych., 1886, p. 844, in lhèse Souques, (obs. 55). — Ein Fall. von tüdilicher mit Auscheinenden Herdsymptomen sich combinirender Neuropsychose ohne anatomisehe Befund.
Un sujet a présenté à plusieurs reprises des altaques convulsives, de l'hémiplégie droite, apparaissant et disparaissant rapidement avec diminution du réflexe rotulien droit et hénianesthésie puis des douleurs fulgurantes avec exagération du réflexe rolulien à gauche, affaiblissement à droite : lrépidation spinale à gauche. Mort subite. On ne trouve aucune lésion du système nerveux à l'autopsie. L'auteur conclut à l'hystérie.
Obs. 184: ACRARD, (h. Paris, 1887 (obs. 6).— Del'apoplexie hystérique. Hémiplégie et hémichorée hystériques, hémianesth. sensit. sens. Pharyngé aboli, rotulien normal du côté malade exagéré du côlé sain. — Fausse lrépidalion inconstante.
Obs. 185 : CHarcor. OEuvres complètes. Leçons sur les mal. du syst. nerveux, t. LE, 1892, p. 350. — Contracture hystérique : hémiplégie gauche, datant de 6 ans. Hémianesthésie, Hématémèse. Rétention d'urine. Trépidation épileploïde du pied gauche. Disparilion brusque ct guérison à peu près complèle à la suite d'une crise. Il ne persiste que quelques craquements dans les jointures, | surtout dans celles du membre inférieur gauche.
Obs. 186. Prrres (Leçons cliniques sur l’hystérie, t. I, p, 446). — Hémiplégie gauche à la suite d'une attaque convulsive. Contrac- Lure du membre inférieur gauche. Mouvements très limités et
douloureux. Réflexes : rotulien gauche très brusque, droit un peu plus brusque qu'à l’état normal. Le relèvement brusque de la pointe délermine la trépidalion épileptoïde. Réflexe pharyngien presque aboli. Réflexe abdominal très vif des deux côtés
Obs. 187. Raymowr. Soc. Neurolog., 5 fév., 1903,. in Revue neurol., 1903, p.237. — «Toul récemment encore, chez un homme ayant, d'après M. Sollier, une hémiplégie hystérique, le même phénomène » (trépidation épileploïde légitime) «m'a été montré. Ilme parait juste d'ajouter que je n'ai pas fait moi-même l'examen de ce malade. »
Obs. 188. Duranp, thèse Montpellier, Hystéro-traumalisme, 1904; p. 83. — Hémiplégie hystéro-traumatique : paralysie faciale systématique. Un manœuvre tombe du haut d’un échafaudage, se relève, etle soir de l'accident , on constate une parésie du membre inférieur droit : cinq jours après l'accident, au réveil, hémiplégie droile. Parésie du facial inférieur. Signe du peaucier positif. Paralysie des membres supérieurs et inférieurs, présentant les caractères de la paralysie hyslérique. Hémianesthésie droite sensitivo-sensorielle. Rétrécissement du champ visuel. Zone hystérogène sous-épineuse. Réflexes tendineux normaux, peut-être le rotulien est-il exagéré. Pas de clonus du pied; mais par contre on note de la danse de la rotule très accusée. Pas de Babinski — Réflexes cutanés exagérés. — Réflexes muqueux abolis. Guérison de son hémiplégie subitement à la suite d’un accident {le malade avait failli se noyer). « Dans la suite, ayant revu le malade, nous ne retrouvämes plus les troubles divers que notre premier examen nous avait révélés. »
Obs. 189: INGEGNIEROS. Les prétendus symplômes de l’hémiplégie hystérique. Presse médicale, 1906, p. 109. — Homme de 24 ans, entre à l'hôpital 3 avril 1902. Antécédents personnels : caractère nerveux ; depuis 1906, crises hystériques fréquentes 4 à 7 par jour depuis le mois de juillet,1902.
Le 2 août, à la suite d'une crise d'hémiplégie droile totale (avec hémianesthésie droite, grande exagération des réflexes lendineux et état apoplectiforme) diagnostliquée par le médecin traitant : hémorragie cérébrale. Le lendemain, disparition des phénomènes apoplecliques.
Examen : Hémiplégie droite (face comprise) sans déviation de la
langue. Hypertonie el diathèse de contracture. Æxagération vraie des réflexes lendineux et véritable trépidalion épileptoïde. Réflexe abdominal aboli, signe de Babinski parfaitement caractérisé, hémianesthésie droite, anesthésie pharyngée, hypoacousie droite et rélrécissement du champ visuel droit.
Diagnostic: Malgré l'exagération des réflexes, le signe de Babinski, l’auteur porte le diagnostic d’hystérie.
Sous l'influence de la suggestion hypnotique : disparition successive de l'hémiplégie droite, de l'aphasie. apparition d'une hémiplégie gauche ressemblant tout à fait à l'hémiplégie organique, de contractures multiples, de zones hystérogènes, disparilion de l'hémiplégie gauche et réapparilion de la droite avec aphasie.
Sous l'influence dela simple suggestion verbale : aphasie, paralysie faciale et brachiale droite et paralysie de la jambe gauche. Hémiplégie droile sans aphasie et hémianesthésie gauche. Monoplégie droite ou gauche, brachiale ou crurale, avec ou sans anesthésie. Aphasie avec hémiplégie gauche. Guérison : Un mois après, à læ suite d’une contrariété, nouvelles crises et attaque d’hémiplégie droite qui guérit par la suggestion hypnotique.
Obs. 190 : DÉJERINE et NoRERo. Soc. de neurologie, 127 fév. 1906, In Rev. neurologique, p. 182. — Epilepsie spinale vraie et clonus de la rotule chez une hyslérique ayant été atteint d'une hémiplégie gauche actuellement guérie.
B..., âgée de 35 ans, sans antécédents particuliers. Chute sur le côté droit en août 1905, sans conséquences immédiates. Dès le lendemain, céphalée, nausée, perte d’appétit. Paralysies oculaires variant tous les jours. Puis hémiplégie gauche progressive. Ano-
rexie nécessitant le gavage; crises de nerfs à la suite d’injections de sérum. |
16 janvier 1906, asthénie générale extrême et amaigrissement, Anesthésie généralisée, Pas de contracture. Réflexes lendineux exagérés au bras gauche, faibles au bras droit. Epilepsie spinale vraie du pied gauche persistant Lant qu’on maintient le pied en flexion. Clonus de la rolule gauche. A droite, trois à quatre secousses de clonus du pied, pas de clonus de la rotule. Réflexes patellaires ct achilléens lrès nets des deux côtés, mais plus forts à gauche. Réflexes culanés plantaires égaux et en flexion.
Ainsi donc, chez celle femme, il ne persiste aujourd'hui comme
reliquat de son hémiplégie gauche, que le clonus du piedet de la rotule et étant données les circonstances dans lesquelles s'est produite celle hémiplégie, la manière dont elle a évolué, les stigmales nombreux d'hystérie présentés par la malade, il ne nous paraît pas possible de regarder ces clonus du pied et de la rotule comme relevant d'une autre cause que l'hystérie.
14 février : Amélioration d'état général et diminution progressive du clonus du pied et de la rotule A peine deux ou trois secousses, parfois même Île soir pas du lout. Une émotion les fait reparaître avec la même intensité qu’au début. ;
Obs. 191 : Ravuonp. Soc. neurol., 1% fév. 1906.— Watman électroculé en mars 1904; perle de connaissance de quelques minutes. Le malade regagne son logis. Dès le lendemain hémiparésie gauche persistant depuis, hémianesthésie sensitivo-sensorielle. céphalée en casque, plaque cervicale et sacrée de nature neurasthénique. Clonus du pied accentué du côté droit, côté opposé à la paralysie. Réflexe de Babinski, signe d'Oppenheim, signe de Remak négatifs. Réflexes roluliens un peu vifs, égaux des deux côtés.
B. — Réflexes normaux (Obs. 192 à 293)
Nous ne donnons les observations avec réflexes normaux dans l'hystérie que comme point de comparaison et pour nous permettre de nous rendre compte de la fréquence de l’exagération des réflexes. Aussi nous contenterons-nous d’énumérer les observations avec leurs indications bibliographiques.
19 Hystérie sans symptômes moteurs (Obs. 192 à 220)
Obs. 192 et 193. — OsERTIKOWSKY : Hystérie dans les troupes russes. Arch. neurol. 1886, p. 280 (obs. 9 et 10).
Obs. 19#.—DÉJERINE, én thèse Mlle Enwarps,thèse Paris : Hémiplégie dans quelques affections nerveuses, 1888-1889 (obs. 59).
Dre
Obs. 195 et 196. — Brror, thèse Bordeaux, 1891, (obs. 20, p.122 et obs. 22, p. 134) : Toux et aboiement hystérique.
Obs. 197. — FOURNIER, Province médicale, 1892, p. 278 : Astasie-abasie.
Obs. 198, 199, 200, 201. — ViBErT : La névrose traumatique, 1893, (obs. 3, 4, 5 et 7, p. 122, 124, 127, 1380). ES
Obs. 202. — Lemoine, Soc. Méd. Hôp.. 1895, p. 645 : Une observation d’'hystérie d'origine paludéenne.
Obs. 203. — BacQué : Hystéro- traumastisme, thèse Bordeaux, 1900 (obs. 1).
Obs. 204. — SimoniN, Soc. Méd. Hôp., 1900, p. 83 : Pseudoméningite hystérique suivie de troubles moteurs, sensitifs et psychiques.
Obs. 205.— MÉrY et Courcoux ; Soc. Méd.Hôp., 1901. p. 992: Un cas de méningisme hystérique guéri par ponction lombaire.
Obs. 206, 207, 208. — Roucxe, thèse Lille, 1901 (obs.2, 3,5).
Obs. 209. — LEMOINE, in thèse Rouche, 1902 (obs. 66, p. 60).
Obs. 210. — G. BRouARDEL el LorrTAT JAcoB, — Gaz. Hôp., 26 octobre 1902, p. 1191.
Obs. 211. — ANToNY : Cécité verbale hystérique, Soc. Méd. Hôp., 26 février 1904.
Obs. 212. — Duranp, thèse Montpellier, 1904, p. 179. Obs. 213. — RaviarT et DuBar : Arch. de neurol., 1906, obs.11,
Obs. 214 et 215. — FAYET, thèse Lyon (obs. à et 6). Obs. 216, 217, 218, 219. — BINSWANGER : Hystérie (obs. 11, 15,
64 et 84, p. 169, 192, 468 et 635).
Obs. 220. — VENNES, in thèse Dodinel : Aphasie hyslérique, Montpellier, 1908 (obs. 1, p. 17).
2° Hystérie avec symptômes moteurs (Obs: 221 à 293).
Chorée (Obs. 221 à 236).
Obs. 221: Birot. Thèse Bordeaux, 1891 (obs. 19, p. 119). — Pseudo -Chorée sallatoire.
Obs. 222 : BoucHarp. Journal des Soc. Méd. de Lille, 1898: — Chorée arythmique hystérique.
ST ee
Obs. 223 : CanRière et Huvenes. Presse méd. 1899, P. 197. — lémichorée arythmique hystérique.
Obs. 224 à 934 : CARRIÈRE, in lhèse Souneville. Lille, 1901. (Obs. 15, 16, 17, 19, 20, 22, 23,24, 26 et PA ES PHONE VF PE À 53, 96, 60, 63 et 68).— Chorée arÿthmique hystérique.
Obs. 235 et 236. RoucaE. Thèse Lille, 1901 (Ohs. 32 et 33).
Pseudo-tabes (Obs, 237 à 240)
Obs. 237: Pirnes. Leçons cliniques sur l'hystérie et l’hypnotisme, 1891, p.473 Pseudo-tabes hystérique.
Obs. 238 : Bauer, ên th. Leval-Picquechef, Paris, 1885, p. 145.— Pseudo tabes.
Obs. 239: FÉRÉ, én th. Re Paris 1885, p. 104. — Pseudo-tabes.
Obs. 240 : HucxarD. /bid , p. 106.
Contracture (Obs. 241 à 243)
Obs. 241 : LamacoQ, in th Bitot (obs. 17). — Spasmes rythmiques localisés aux muscles rotateurs de la têle.
Obs. 242 : MIRALLIÉ. Gaz. inéd. de Nantes, déc. 1897. — Diathèse de contractures hystérique.
Obs. 243 : RayMonp et CEsrAN. Soc. Neurol. 6 juin 1901. R. Neur., p. 566. — OEdème de la main et du bras gauche chez une hystérique.
Tremblement (obs. 244 à 251)
Obs. GREIDENBERG, Vralch, 1888. Tremblement à forme de paralysie agitante hystérique.
Obs. 215. Duruiz, Th. Paris, 1891 (obs. 16, p. 74).
Obs. 246, 247, LAvERAN, Soc. Méd. Hôp., 1892, p. 212. Deux nouveaux faits de tremblement hyslérique.
Obs. 248, BoinerT, Revue neurologique 1899, p. 445. Impaludisme. Tremblement à type de sclérose en plaques.
Obs. 249, Anrony et Rouvicrois, Soc. Méd. Hôp., 1895, p. 26. Tremblement essentiel et hystérie.
Obs. 250, MArÉcHaL. Troubles nerveux dans l'inloxication mercurielle lente (obs. 1, p. 62).
Obs. 251, Boucarur (obs. de tremblement hyslérique) Revue de Méd., 1904, p. 600.
Monoplégie (obs. 252 à 273).
Obs. 252, LomBroso. Lo sperimentale, 1886, cité par Rendu. Arch. de neurologie, 1887, t. XIV, p. 177.
Obs. 253 à 258, Brror, Thèse Bordeaux, 1890 (obs. 1, 2, 3, 4, 5 et 9, p. 19, 31, 36, 42 et 44).
Obs. 259, LAMACQ, in thèse Bitot (obs. 7) Monoplégie brachiale gauche.
Obs. 260, Prrres, Leçons sur l’hystérie, t. 1, p. 407 Monoplégie brachiale.
Obs. 261, PITRES, t. I, p. 122. Monopléeie hystéro-traumatique du membre supérieur droit. Guérison par la suggeslion.
Obs. 262, THiroLor, in thèse Souques (obs. 85i, p. 88. Rélention d'urine, hémi-paraplégie, hystérie.
Obs. 263 : Bapinski, Soc. Méd. Hôp, 1892, p. 533.. l’aralysie hystérique systématique.
Obs. 264 : Kinnosuke-Muira. Trois cas de monoplégie bractiale. Arch. Neur., 1893, t. XXV, p. 330 (obs. 2).
Obs. 265 : CHARCOT, in Kinuosuke-Muira. Arch. Neur., 1893, vol. XXV, p. 343.
Obs. 266: GErEsT, Soc. sc. Méd. Lyon. Lyon Médical, 1898, p. 449. Monoplégie brachiale hystérique.
Obs. 267 : RayMoNp. Monoplégie crurale hystérique (Leçons cliniques) (obs. 3). Presse méd , 1899, p. 221.
Obs. 268 : BacQUuÉ. Hysléro-traumalisme, thèse, Bordeaux, 1900 (obs. 3).
Obs 269 et 270 : LEMOINE, in thèse Rouche. Lille, 1901 (obs. 36 el 40).
Obs. 271 : BErNaRD. Soc. Méd. Hôp., 1904, p. 54. Monoplégie hystérique, traumatique, atypique.
Obs. 272 et 273: BokeL8ErG, Beitrag für Lehre der hysterischen Lähinüngen, thèse Kiel, 1904 (obs. 1 et 2).
Paraplègie (Obs. 274 à 283)
Obs. 274: AcHarD. Thèse, l’aris, 1887, n° 180. De l’apoplexie hystérique (obs, 131.
Obs. 275 : Cmarcor. Des paralysies hystéro-traumatiques chez l'homme. Paraplégie el mal de Pott. Sem. méd., 1887, p. 400.
Obs. 276 : Raymonn. Progrès Méd., avril 1888. Paraplégie hystérique, simulant une paraplégie syphilitique et survenue par autosuggestion.
Obs. 277 : Pirres, L. Ï, p. 454. Paralysie hystérique chez un alcoolique.
Obs. 278: PouLaiLLon (obs, 41), in thèse Souques, p. 105. Paraplégie hystérique spasmodique avec incontinence d’urine.
Obs. 279 : Hicter. Uber hysterisches stottern. Berlin Klin. Woch:1893, p.823 (obs 1). Paraplégie hystérique Bégaiement hystérique.
Obs. 280 : Simpson. Midland Medical. Society, janvier 1898. Paraplégie hyst. chez un enfant.
Obs. 281: LEMOINE, in thèse Rouche (obs. 45). Paraplégie flasque guérie par la suggestion hypnotique.
Obs. 282 : PAGLIANO et AUDiBERT, Arch. Gén. de Méd., 1903, p- 3081. Quadriplégie hystérique à forme de paralysie périodique familiale,
Obs. 283 : BINSWANGER. — Hystérie (obs. 47, p. 361). Paralysie spinale fonctionnelle (type Bastian).
Hémiplégie (Obs. 284 à 293)
Obs, 284 : Ch. AcHarp. Thèse, Paris, 1887, n° 180 (obs. 11. Apoplexie hystérique hémiplégie, hémianesthésie sensitivo-motrice.
Obs. 285. — MicHAuD, thèse Paris, 1890 (Obs. 12).
Obs. 286. — CHarcoT, Arch. de Neurol-, 1891. Glinique des maladies du système nerveux, L. I, p. 329. Symptôme de Weber hystétérique.
Obs. 287. — Pire, t. I, p. 435.'
Obs. 288 — Bapinsxi, Soc. Méd. Hôp., 1892, p. 710.
Obs. 289. — GASNIER, Paralysie faciale hystérique. Thèse Paris, 1893 (Obs. I).
Obs. 290. — CoMgy, Soc. Méd. Hôp., 25 mai 1894.
Obs. 291. — FÉRÉ, Revue de Méd., 1897, p. 764.
Obs. 292.— PauLy, Soc. de Méd., Lyon, in. Lyon médical, 1898, p- 120.
Obs. 293. — Gurman, Neurol. Centralbatt, !. VIT, 1898. Hémiplégie hyslérique.
C). — Réflexes diminués (Obs. 294 à 323)
1) Hystérie sans symptômes moteurs (Obs. 294 à 296)
Obs. 294. Biror (Obs. 21, p. 126). Bégaiement hystérique. Ilots d'hyperesthésie cutanée. Rétrécissement concentrique des champs visuels. Abolition du réflexe pharyngé. Réflexes rotuliens affaiblis, plantaire et pupillaire normaux.
Obs. 295. CHavieny : Revue médicale de l'Est, 1900, p. 615 — Crises hystériques, cinq mois après un traumalisme, Anesthésie cutanée générale. Zone hystérogène testiculaire. Réflexes rotuliens affaiblis, crémastérien droit et abdominal gauche abolis.
Obs. 296. Grasser : Coxalgie hystérique et coxalgie chez une hystérique, :n Gaz. Hôp., 1905, p. 1023 (obs. I). Crises nerveuses, Anesthésie. Rétrécissement du champ visuel gauche. Réflexes rotuliens attenués. Guérison par la suggestion.
2] Hystérie avec symptômes moteurs (Obs. 297 à 393) Tremblements (Obs. 297 à 300)
Obs. 297. Durir : Thèse Paris, 1891 (obs. IIT, p. 38). — Crises après émotion violente; parésie légère des membres inférieurs ; léger tremblement. Zones hystérogènes. Hémianesthésie gauche. Anesthésie pharyngée. Réflexes tendineux plutôt affaiblis.
Obs. 298 : Raymonn, Soc. méd. hôp. 1892, p. 42. — Tremblement hyslérique provoqué par la peur. Réflexes plantaires aboli à gauche, conservé à droite, rotuliens diminués des 2 côlés plus à gauche qu'à droite.
Obs. 299 : RoGER, semaine méd. 1893, p. 522. — Tremblement à forme de sclérose en plaques pendant le mouvement, de Parkinson au repos. Hémianesthésie, zone hystérogène lesliculaire. Réflexes rotuliens diminués. à
Obs. 300 : ZAMFIRESCO, Soc. des Sciences méd. de Bucarest,
22 décembre 1903, in Pr. Méd. 1904 p. 217. — Hystérie monosymptomatique : tremblement généralisé. Réflexes rotuliens diminués.
-Pseudo-sclérose en plaques (obs. 301 à 304)
Obs. 301: Souqres. Des syndromes hystériques simulateurs
des maladies de la moelle, Th. Paris, 1891 (obs. 1, p. 16. — Syndrome hystérique simulateur de la sclérose en plaques : tremblement intentionnel. Trouble de la parole. Hémiplégie droite. Crises hystériques ; zones hystérogènes. Hémianesthésie droite. Aboliion du réflexe pharyngé. Réflexes rotuliens inégaux, frès diminués à droite, normaux à gauche. Réflexes du poignet et duicoude normaux el égaux des deux côtés.
Obs. 302, CHarcoT, Progrès Méd., sept. 1890. Syndrome hystérique simulateur de la sclérose en plaques ; Crises hystériques. hémiplégie gauche, (rouble de la parole, tremblement, mutisme, hémianesthésie sensitivo-sensorielle gauche, zones hystériques. Réflexes rofuliens plutôt faibles, du coude et du poignet égaux.
Obs. 303, Souques.Th. Paris, 1891 (obs. 111, p. 26) — Syndrome hystérique simulateur de la sclérose en plaques : Crises convulsives. Hémiplégie droite : dysarthrie , tremblement intentionnel. Hémianesthésie droile, zones hystérogènes , rétrécissement du champ visuel à droite. Anesthésie pharyngée. Réflexes rotuliens presque abolis à droite. Trois mois après son entrée, la plupart des signes avaient disparu, les réflexes étaient égaux el normaux.
Obs 304, PouLarLLon, in th. Souques (obs. 4), p 30.—Syndrome hystérique simulateur de la sclérose en plaques : Ictus apoplectique avec hémiplégie gauche et dysarthrie.Tremblement, hémianesthésie gauche, anesthésie conjonctivale. Réflexe rotulien très faible à droite, aboli à gauche.
Monoplégie (obs. 305 à 315)
Obs. 305, CHarcoT, 1885, Lecons sur les maladies du système nerveux, t. III. Pa.alysie brachiale droite, anesthésie jusqu'aux doigts. Rétrécissement du champ visuel. Insensililité du pharynx. - Réflexes un peu diminués.
Obs. 306: Maris et Souya-Leire. Revue de Médecine, 1885, p.
421-430. — Paralysie brachiale droite. Hémianesthésie sensilivosensorielle droite. Champ visuel normal. Ovarie droite. Zones hystérogènes. Réflexes tendineux diminués. Disparition de la paralysie en 3 jours.
Obs. 307: Basinsxi. Atrophie musculaire hystérique. Arch. de Neurologie, 1886, p. 178 (obs. 6). — Monoplégie hystéro-traumati que du bras droit. Anesthssie pharyngée. Rétrécissement du champ visuel, Réflexes tendineux affaiblis à droite.
Obs. 308 : Bensez. Hystérie et traumalisme, 1887, p. 106. — Paralysie hystéro-traumalique consécutive à une contusion des membres inférieurs. Anesthésie segmentaire. Champ visuel rétréci, Anesthésie pharyngée. Réflexes rotuliens très affarblis.
Obs. 309 : GuiNow.iLes agents provocateurs de l'hystérie. Thèse. Paris, 1889. p. 118. — Paralysie du membre supérieur gauche. Hystéro-salurnisme. Zones d’anesthésie cutanée. Rétrécissement double du champ visuel. Réflexe rolulien affaibli.
Obs. 310 : CHarcorT. Clinique des maladies du système nerveux, t. 1, 1892, p. 29. — Monoplégie brachiale gauche. Anesthésie en manche de veste. Rétrécissement du champ visuel. Points hyperesthésiques. Réflexe pharyngé aboli. Réflexes tendineux affaiblis à gauche.
Obs. 311: Raymonp. 2 cas d’hyslérie mâle. — Leçons sur mal. du syst. nerv.. ITf, leçon 36 (obs. 1). — Monoplégie brachiale hystérique à la suite d'un traumatisme. Anesthésie en manche de chemise. Réflexes tendineux au membre supérieur droit un peu diminués par comparaison à ceux du côté opposé.
Obs. 312: RayMowD. Jbid. (obs. 2). — Monoplégie du membre inférieur gauche de nalure hystérique. Anesthésie en jambe de pantalon. Péflexes lendineux sont diminués de ce même côté gauche, laudis qu'ils sont normaux à droite. Les réflexes cutanés, par contre, sont conservés.
Obs. 313 : Duranp et HochveLkER, in thèse Durand, Montpellier, 1904, p. 136. — Monoplégie brachiale hysléro-traumatique. Anesthésie de tout le bras. Guérison par psychothérapie. Réflexes tendineux diminués au niveau des extenseurs du poignet droit, normaux parloul ailleurs. Réflexes cutanés et muqueux intacts : légère hypoesthésie pharyngée.
Obs. 314: AcHARD et RaymonD. Société de Neurologie, 11 mai
1905. — Hystéro-traumatisme vaccinal chez un vieillard. Paralysie du membre supérieur droit. Hémianesthésie droite. Réflexe rolulien à droite diminué, normal à gauche, pas de Babinski.
Obs. 315 : BinxswanGer, Die Hysterie (obs. 4, p. 73). — Paralysie flasque du membre supérieur droit. Réflexe palatin et pharyngés conservés. Hyperesthésie de la main droite. Réflexes tendineux égaux des deux côtés, plutôt affaiblis.
Paraplégie (obs. 316, 317)
Obs:316 : Raymonxo, Hystéro-lraumatisme. — Paraplégie des membres inférieurs. Leçons sur mal. du système nerveux, 1900, t. IV, leçon 24. Paraplégie motrice et sensitive des membres inférieurs. Aslasie abasique. Hémianasthésie sensilivo-sensorielle gauche. Réirécissement du champ visuel. Surdité: nrveuse psychique. « Les réflexes rotulaires paraissent être abolis, lorsque l’attenliou du malade était attirée vers l'examen qu'on faisait. Quand on délournail son allention, on réussissait sans, difficulté à meltreen évidence le phénomène du genou. » Réflexe cutané plantaire et réfiexe crémastérien abolis.
Obs. 317 : CHapzinski, Des réflexes lendineux et cutanés. Thèse, Paris, 1902, p. 106-109. — Paraplégie hystérique. Réflexes des membres supérieurs forts, des membres:inférieurs faibles. Flexion des orteils réflexes abdominaux faibles.
Hémiplégie (Obs. 318 à 323)
Obs. 318 : BABINskI, Atrophie musculaire hystérique. Arch. neurol., 1886, p.18 (obs 2). — Hémiplégie gauche. Hémianesthésie sensitivo-sensorielle. Rétrécissement du champ visuel- Réflexes tendineux plus faibles à gauche.
Obs. 319 : Baginsxki, tbid., p.154 (obe. 3). — Hémiplégie gauche. Hémianasthésie sensilivo-sensorielle. Plaques d'hypéresthésie. Anesthésie pharyngée. Réflexes tendineux plus faibles à gauche.
Obs. 320 : FErranp. Soc. méd. Hôp., 1893, p. 497. — Hémiplégie gauche. Hémianesthésie gauche. Réflexes : rolulien normal à droite, très diminué à gauche; plantaire absent à droite, très dimi-
nué à gauche ; crémastérien normal des deux côtés ; abdominal, plus marqué à droite.
Obs 321 : CLauné, Soc. Méd. Hôp., 1899 (obs. 34, p.765). — Apoplexie-hyslérique. Hémiparésie gauche. Réflexe rotulien un peu moins fort à droite.
Obs. 322 : GLarser. Hémiplégie hystérique, Deutsch med. Woës 1897, p. 814. Réflexes rotulien et du biceps plus faibles du côté hémiplégie. Réflexe pharyngé aboli
Obs. 323 : Grasser. Leçons sur le diagnoslic de RÉ 1904. — Un jeune soldat fait une chute dans l'escalier, ne peul se relever, reste au lit quelques jours, présente alors seulement de la paralysie du bras droit et une légère parésie de la jambe droite. Anesthésie complète du membre inférieur droit. Réflexe rotulien diminué à droile, normal à gauche. Rétrécissement du champ visuel.
D) Abolition des Réflexes tendineux (obs. 329 à 335)
1) Hystérie sans symptômes moteurs (obs. 324)
Obs. 324. MarTiN. — Thèse, Lyon, 1902 (obs. 10). Hystérie : Réflèxes rotuliens abolis des 2 côtés; bras, avant-bras conservés. Massétérin normal; plantaire aboli, conjonctival, pharyngé conservés.
2) Hystérie avec symptômes moteurs (obs. 325 à 335)
Astasie-abasie (obs. 325)
Obs. 325. Kosrer. Deutsch Arch. für klin. méd, L. 40, p. 225- 247, in Revue Neurol., 1908, p. 369.
Sur l'absence temporaire des réflexes patellaires dans l hyst tte
Femme 26 ans, chez laquelle 4 semaines après une fausse couche suivie de métrorrhagie intense surviennent divers symplômes que l’auteur croit pouvoir tous rapporter à l'hystérie : astasie-abasie, sensalion de boule, clou, paresthésies dans les extrémités, troubles
Sn
objectifs de la sensibilité, névralgies intercostales, douleur des vertèbres, irritabilité érotique, diplopie monoculaire, crise de nature, soit hystérique, soit épileplique. L'auteur observe chez cette malade la disparition des réflexes rotaliens et achilléens pendant 4 Semaines. Après ce laps de lemps, les réflexes ont réapparu et, on pouvait constater leur présence jusqu’à la mort de la malade survenue au cours d'une crise épileplique. A l'autopsie, on n'a retrouvé aucune lésion macroscopique cérébrale ni bulbaire, à part un faible degré d'anémie de l'écorce. L'examen microscopique du cerveau ainsi que l’autopsie de la moelle font défaut. L'auteur pense que son cas ne peut pas être rangé dans la catégorie de faits relatés par Nonne, qui démontre la disparition lemporaire des réflexes dans l’hystérie. Le cas doit être considéré plutôt comme une association de l'hystérie avec épilepsie. Kôster fait dépendre la disparition temporaire des réflexes d’une hypotonie musculaire, provoquée par une action des toxines mélaboliques sembiable à celle qu’on observe dans la myasthénie.
Chorée (Gbs. 326)
Obs. 326 : MARTIN, thèse Lyon, 1902 (obs. IX, p. 36). — Chorée hystérique, guérie par la suggestion. Hémianesthésie droile. Ré- [lexe rotulien aboli des deux côtés. Bras el avant-bras. Réflexes persistant à gauche.
Pseudo-tahes (Obs. 327 à 329)
Obs. 327 : FERÉ, Thèse Laval-Picquechef. — Des pseudo-tabes, Paris, 1885, p. 104. Réflexes abolis.
Obs. 328 : Souques, Pseudo-labes, thèse yet 1891 (obs. 55). Réflexes abolis.
Obs. 329 : PErir.— Ataxie locomotrice progressive, myélite parenchymateuse des cordons postérieurs datant de six ans, guérie subitement à Lourdes le 20 août 1833. Annales de N.-D. de Lourdes, 22° année, 8, 9, 10. Ce cas est considéré comme de nature hystérique par Pitres. (Leçons sur l'hystérie.) Aéfleæes abolis.
Monoplégie (Obs. 330)
Obs. 330 : CHaurrarD, Gaz. heb. de Méd. et de Chirurgie, 1886, p. 341. — Paralysie et anesthésie brachiales gauches traumaliques.
Rétrécissement du champ visuel. Zones hyperesthésique. Réflexes tendineux abolis.
Hémiplégie (obs. 331-335)
Obs. 331, DÉSERINE, Progrès Médical, 1880. — Hémiplégie et hémianesthésie sensilivo-sensorielle droite, mort par insuffisance mitrale et sténose de l'aorte. Abolition bilatérale du réflexe rotulien. L'examen macroscopique de la moelle et du cerveau ne montre ni embolie, ni thrombose. Déjerine conclut à la nature hystérique de l'hémianesthésie.
Obs. 332, DumonrPaLLier, Soc. Méd. Hôp. 25 mars 1887. Hémiplégie hémialgésie, hémianesthésie. Réflexe rotulien aboli des deux côtés.
Obs. 333, Ingelrans, in thèse Galimant,Lille, 1901 (obs. 4). Hémiplégie hyslérique du vieillard, hémiplégie hystérique gauche, hémianesthésie gauche. Réflexe culané plautaire gauche aboli. "Réflexe rotulien aboli à gauche, conservé à droile.
Obs. 334. CHanzinski. Des réflexes tendineux et cutanés et de leur dissociation dans les maladies du système nerveux, Th. Paris, 1902, n° 171,t. 1, p. 106-109.Hémiplégie traumatique, abolition des réflexes rotuliens et achilléens, conservation des réflexes du membre supérieur. Immobilité dela pupille. Réflexes crémastériens et abdominaux forts. |
Obs. 335, CHaRON, Montp. Méd., 1905, p. 539. De l'hypnotisme comme moyen de traitement dans un cas de paralysie d'origine hystérique. — Femme, 42 ans. Crises hystériques. Etat général assez grave (méningite ou méningisme). Au quinzième jour, hémiplégie droite ; plosis droit, déviation de la langue à gauche. Bégaiement. Hémianesthésie droite. Réflexes abolis à droite, conservés à gauche. Rétrocession lente du bégaiement et de la para lysie. Nouvelle attaque d'hémiplégie au bout de six mois, avec contracture de la main très intense, à la suite d’une frayeur. Mutism®. Guérison en quelques séances de sommeil hypnotique.
E) Réflexes variables (obs. 336 à 340) 1) Hystérie sans symptômes moteurs (obs. 336 à 338)
Obs. 336 : BixswanGer, Hystérie (obs. 50, p. 374). — Une jeune
fille ayant présenté déjà des phénomènes de méningisme, du pem- phigus de la face et de la conjonctive, des crises d'hystérie avec amnésie, est atleinte de blépharospasme, Hémianesthésie gauche sensitivo sensorielle. Zones d'hyperesthésie. Champ visuel très rélréci. Réflexes tendineux normaux. Réflexe pharyngé aboli, Un an plus tard, conlracture de l'orbiculaire ct de la moitié gauche de la face, ptosis de la paupière droite. Réflexes tendineux bilatéraux très exagérés. Hémiparésie gauche |
Obs. 337. ZiLGrex. Deux cas d'hysléro-traumatisme survenant chez le même sujet à 20 ans d'intervalle, Revue Médicale de l'Est, 1er aoû 1907, p. 469. — 1%. 11 y a vingt ans, à la suite d’une commotion, paraplégie ayant duré3 mois; 2" Fin juin 1906, chute à bicyclelle; perte de connaissance presque absolue pendant 10 jours. Ponction lombaire,liquide clair. Fin juillet, amélioration, réapparilion des réflexes. Fin août, les réflexes sont exagérés. Actuellement symptômes dhystéro-neurasthénie : Réflexes culanés et tendineux diminués. Kéflexe pharyngé aboli.
Obs. 338: STEINER Die spinalen Reflexe in der Hysterie., Münch, Med. Voch. 1902, p. 1259. — Accident le 2 novembre 1898 (commotion cérébrale, perte de connaissance et contusion de la colonne vertébrale ; le malade n'a plus travaillé, 1° avril 1889 : douleurs lombaires, faiblesse générale, perte de la mémoire. Pas de parésie ni d’atrophie. Pas d’anesthésie. Hyperesthésie de la colonne ver- Lébrale. Réflexe : abdominal el crémastérien, du coude, conservés ; rotuliens conservés, plus marqués à gauche qu'à droite ; plantaire vif. À gauche, léger clonus du pied. Fin novembre 1900 : étal général défectueux. Anesthésie complèle des 4 membres, hyperesthésie du tronc. Sensibilité normale le long de Ja colonne vertébrale, au crâne et au visage. Réflexes : du coude et du genou complètement abolis, ne peuvent être mis en évidence par aucun moyen, tandis que le réflexe massétérin est normal et très vif, Les réflexes abdominal et plantaire n’ont pas changé.
Neuf mois plus tard, les réflexes, en particulier le réflexe rotu-. lien et le réflexe crémastérien sont comme au dernier examen, tandis que les troubles sensitifs se sont modifiés.
Le 21 octobre, nouveau changement dans la sensibilité cutanée. Réflexe comme auparavant, réflexe crémastérien très vif, réflexe rotulien aboli. 1 y a ici intervention de la formule classique des
réflexes dans l'hystérie, conservation des réflexes cutanés (réflexes ‘crémastériens). Abolition du réflexe rotulien. Anesthésie et abolition des réflexes se sont produites sous nos yeux, et on ne peut objecter que cet individu avait auparavant de l’abolition des
réflexes.
2° Ilystérie avec symptômes moteurs (obs. 339 et 340)
Obs. 339. — Jorrroy et BABINsKi, in thèse Souques, 1891 (obs. 5, p. 31): Syndrome hystérique simulateur de la sclérose en plaque. — Juillet 1888 : paraplégie complète, anesthésie plus marquée à droite, varus équin. Réflexe patellaire aboli. — Décembre 1888 : réflexes rotuliens exagérés, achromatopsie, diplopie, retrécissement du champ visuel — 1%, mars 1889 : réflexes normaux au genou, anesthésie pharyngée,tremblement, parésie des membres supérieurs. 2 mai 1889 : réflexe rotulien exagéré du côté gauche. La paraplégie et l’anesthésie guérissent par la suggeslion.
Obs. 370. — CorGneT, Province médicale, 1902, p. 277 : monoplégie hystéro-traumatique du membre inférieur droit :
Le 28 avril, monoplégie flasque. Sensibilité exagérée. Absence du réflexe pharyngé. Zone hystérogène. Rélrécissement léger du champ visuel. Réflexe rotulien presque aboli : pas de lrépidation épileptoïde
6 mai : légère amélioralion; le réflexe rotulien commence à revenir. :
20 mai : amélioration très notable. Réflexes rotuliens augmentés des deux côtés, trépidation épileptoïde bilatérale.
30 mai : guérison. Réflexes normaux.