CARE
postérieures, aux cellules æsthésiodiques de la moelle qui, ellesmêmes, son en rapport avec les cellules motrices des cornes antérieures. L'arc réflexe est complété par les cellules motrices et par les nerfs moteurs qui en émanent. » (Charcot)
Un état quelconque d'irritation des cellules motrices, soit direct, soit consécutif à une lésion des cordons latéraux, a pour premier effet d’augmenter le pouvoir excito-moteur de la moelle. Celui-ci se manifeste à la moindre excitation des nerfs centripètes des tendons, et aboutit à la contraction réflexe. C’est ainsi une étape vers la contracture qui, elle, résulte d’une irritation plus considérable et permanente des régions motrices.
L’arc réflexe est-il au contraire interrompu en un point par une lésion destructive de la moelle, il s’en suivra une abolition des réflexes tendineux.
Ceux-ci, constituent donc les meilleurs signes de l’état spasmodique, symptomatique des lésions des cordons latéraux. Aussi a-t-on recours sans cesse à eux, dans l’étude des affections médullaires.
En dehors de ces dernières cependant, les phénomènes réflexes peuvent être soumis à des variations analogues. C’est ce qui arrive dans les affections générales qui amènent une modification, sinon organique, tout au moins fonctionnelle de la moelle, et diminuent ou exagèrent son pouvoir excito-moteur.
Dans les maladies infectieuses en effet, le poison microbien localise souvent ses effets sur un organe en particulier. Or, la moelle doit être particulièrement vulnérable, grâce à la délicatesse de sa texture, ainsi que le prouvent d’ailleurs fréquemment les conséquences éloignées des fièvres graves. C’est ce qui fait que, dans la plupart des cas de fièvre typhoïde, traités cette année dans le service de M. le professeur Bernheim, très souvent nous avons constaté des signes de réaction du côté de la moelle, se traduisant par une modification des réflexes tendineux, et cela à une période quelconque de la maladie infectieuse.