‹ De L'Examen Médical Des Chauffeurs D'AutomobilesChapitre 14 sur 41 · LAS · texte numérisé non relu

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en danger non seulement sa propre existence mais encore celle de nombreux voyageurs.

« D'autre part, les conditions de conduite sont si différentes suivant les catégories de véhicules qu’il n’est pas possible à l’examinateur d’apprécier la capacité d’un candidat, sur un véhicule n’appartenant pas à la catégorie de celui qu'il doit conduire par la suite.

« D’après les dispositions du nouvel arrêté, seuls les certi- - ficats médicaux établis par un docteur désigné par vos soins seront acceptés. Si en principe, rien ne s’oppose à Ce que vous désigniez plusieurs docteurs dans votre département pour la délivrance desdits certificats, il est toutefois désirable, pour faciliter le contrôle, que vous en limitiez le nombre dans toute la mesure du possible. Votre choix devra d’ailleurs se porter, d’une manière toute spéciale, sur ceux de ces praticiens que vous estimerez les plus qualifiés dans chaque région, d’après leurs spécialités, pour remplir cette fonction. Les noms des docteurs ainsi choisis seront communiqués à l’Inspecteur du service des Examens de votre département et portés à la connaissance des autorités de police et des maires auprès desquels les candidats pourront se renseigner.

L'examen par les docteurs devra toujours être très général ».

Appliquées dès septembre 1930 par la Préfecture de Police, MM. Tanon et Cazeneuve avaient le souci de savoir dans quelle mesure les préoccupations ministérielles correspondaient à un besoin et cela dans les régions les plus diverses de la France. D’où leur enquête dans les départements des Alpes-Maritimes ; le Bas-Rhin, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, la Haute-Garonne, la Loire-Inférieure, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, le Rhône. |

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MM. Cazeneuve et Tanon s’informaient de la proportion dans laquelle les services d'autobus, de tramways et d’autocars avaient augmenté dans les dernières années (entreprises publiques ou privées) et aussi de l’organisation du contrôle médical.

Toutes les réponses sont en quelquesorte convergentes ; toutes révèlent l’accroissement considérable de la circulation des véhicules poids lourds; toutes affirment l’opportunité de l'initiative ministérielle.

Voici d’ailleurs quelles furent les réponses obtenues :

Alpes-Maritimes : La réponse du Préfet des Alpes- Maritimes, vaut d’être citée dans sa majeure partie :

« Le contrôle médical créé par l’arrêté de M. le Ministre des Travaux Publics, en date du 1® août 1930, répondait à une nécessité, mais je me permets de suggérer qu'il pourrait être utile de le complèter en soumettant périodiquement à un examen médical les chauffeurs de cars.

Tel chauffeur en excellente santé au moment où lui a été délivré son permis de conduire les véhicules de transports en commun, après visite médicale, peut un ou deux ans après, sans que l'Administration ait eu la possibilité d’en être avisée, se trouver dans un état physique incompatible avec la conduite de semblables véhicules.

Une vérification périodique, tous les deux ans par exemple, de l’état physique des chauffeurs de cars et d’autobus, complèterait heureusement, à mon avis, les mesures édictées par l’arrêté ministériel du 1er août.

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