yn f çJj
La « croix » anciennement employée pour indiquer le trille ou tremblé, selon qu'elle était traversée d'une barre, par en haut ou par en bas, accompagnée d'un crochet, avec ou sans bécarre, bémol ou dièse, au-dessus ou audessous, ces diverses figures déterminaient la nature du trille : simple ou composé, majeur ou mineur, sa durée, son développement, etc.
Ce signe a été remplacé depuis longtemps par l'abréviation /r., mais sans aucune marque de modification. De sorte que sa durée, son développement, sa préparation, sa terminaison, ces diverses manières d'être ne sont plus distinctes; il faut cependant les concevoir et les exprimer.
Do son côté, le signe moderne tr. ne comprenant qu'une seule et même signification, il en résulte qu'approprié à la notation des anciens, il range sous son unique forme les différents aspects auxquels il peut prétendre.
De cette uniformité vient l'incertitude d'exécution et l'obligation de déterminer le mode d'interprétation ; il faut distinguer si le trille est ouvert ou fenné, s'il doit être préparé et terminé, s'il est de durée absolue ou relative, majeur ou mineur, etc.
Chez les auteurs anciens, la + ou le /r., est généralement d'une durée relative, c'est-à-dire s'arrêtant sur la note même sur laquelle le signe est placé.
Ainsi dans Ja Pastorale du Messie de Haendel, il convient d'arrêter le tr. sur la dernière partie de la division de la vale ur de la noie.
Ce procédé a introduit, par la suite, la formule suivante comme Téquivalent :
Gluck.
Iphigénie en Aulide.
On doit remarquer que cet arrêt du trille est en effet sous-entendu, même lorsque celui-ci est placé sur une valeur beaucoup plus longue et lorsque le tr. n'a pas d'enchaînement direct, comme dans la mesure 40 de Validante de la Symphonie pastorale de Beethoven.
Interprété autrement, le trille change d'acception et devient enchaînement.
ftr