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inférieure de ce même fa à Tunisson^ dans certaine belle édition. Cette amplification vaut celle de l'ouverture à'Oheron : aux trois notes do, ré, miy du début par le 1*^ cor, le 3* répondant la seconde fois à Finvite par les notes mt, sol^ rfo. (Horrible !)

£t eu fait de nuance, il résulte encore de charmants effets de pimxo par les trompettes : « Gluck, un des premiers, la prouvé par sa longue teupe des deux trompettes unies pianissimo sur la dominante, dans Vandante de Tintroduction àUphigénie en Tauride. » (H. Berlioz.)

— Beethoven, par l'emploi d'une trompette solo doublant

la terminaison des premiers violons : mi, do, dans le trio du scherzo de la Symphonie pastorale, etc.

La vacillation du son mis en vibration par deux instruments jouant à Tunisson est plus sensible encore sur les instruments à cordes. Cela provient du doigté qui est une cause individuelle chez chaque artiste. Le mécanisme des instruments à cordes comprend, d'un côté, un moteur — l'archet, lequel fait vibrer les sons simulés de l'autre côté, sur les cordes, à laide des doigts de la main gauche ; — ce mécanisme est en effet le produit de deux facteurs marchant ensemblepar la volonté et l'individualité de chacun. De là, la différence des coups d'archet tirés et poussés, des doigtés employés par chacun d'une façon arbitraire, laquelle personnifie essentiellement le jeu de chaque instrumentiste.

Ces deux facteurs (l'archet et la main gauche) agissant de manière différente, dans l'ensemble, il en résulte une diversité de moyens pour arriver au même but : la mise en action du mécanisme. Cette diversité de moyens appar-

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tenant, seule, aux instruments à cordes, on comprend qu'il y ait une plus grande difficulté pour deux instruments de même nature à marcher ensemble à Tunisson. Car il faudrait pouvoir accorder les mêmes moyens mis en jeu. D'une part, que le moteur agît semblablement d'un côté comme de l'autre; d'autre part, que le soumis en vibration par l'archet fût produit à une même place, sur une même corde, par un même doigt sur les deux instruments. Il faudrait une même force d'action dans l'archet, une égale pression dans les doigts de la main gauche; il faudrait que le tempérament de l'artiste fût le même d'un côté comme de l'autre pour obtenir une justesse parfaite, vibrante, sans vacillationaucuneduson.lifaudrait enfin une imitation plus que servile de la part de l'im ou de l'autre exécutant. Ce à quoi on ne peut prétendre, ni même en avoir la pensée.

La diversité de movens, autrement dit les facteurs du mécanisme auxquels viennent se joindre les conditions de l'ensemble, c'est-à-dire les modifications du son naturel des instruments à cordes, le jeu restreint ou « petit jeu », etc., toutes ces causes réunies rendent les solos doublés défectueux pour le « quatuor de l'orchestre » . On en a un exemple dans le quatuor de violons doublés, dans l'ouverture d'Euryanthe. En effet, le jeu restreint de l'orchestre n'est plus de mise ici, il faut le son naturel des instruments, modifié, autant qu'il est possible, cependant sans en changer la nature.

Cette difficulté, dont on a si peu la pratique, jointe à celle de s'unir, de se fondre, de ne faire qu'un corps à deux, ces difficultés réunies constituent un rôle en dehors^ du jeu ordinaire de l'orchestre. Aussi revient-on toujours à la tradition, c'est-à-dire à l'ensemble de tous les violons.

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