SANSCRIT
daht/u
deh (contrée)
dasyu (barbare)
ratu
rad (chef)
rtu (saison, tempel)
yazaia
yaxad, ized (génie)
yaôata (venerandus)
àiâta
AzAd (noble)
âjâia (né dans)
vtra
vtr (intelligence)
vîra (homme)
gaoar
zur (force)
jaoas (rapidité) /^
hàs
àkàs (regarder)
kâç (briller) / r
9ara
sar (chef)
pirûw (tête) "'*
sareda
sàl (année)
çarad (automne)
hûkHa
hûkt (parole sainte)
sûJUa (bien récité)
barsman
harsom (faisceau)
hrahman (dévotion)
harezis
hàlish (coussin)
harhis (herbe)
Nous y trouvons en outre, comme on Ta vu, la signification d'une foule de mots que le sanscrit ne possède pas. Ajoutons seulement aux exemples précédents, car on pourrait les multiplier indéfiniment :
haèna
« N. P. kôn
kasu = N. P. kas
kata
=s •• katak, kadeh
su?turuna = » sugumah
(1) Il n*eet peu besoin de dire que le pehlevi-persan ne descend point de l'avestiqne même.
II est donc incontestable que le sens d'un mot avestique est plus assuré par celui du terme persan qui en provient et le continue que par un mot védique ou sanscrit, bien plus éloigné dans ses rapports ; de même que Ton comprendra mieux le vieux allemand par Tallemand moyen que par le néerlandais ou l'anglo-saxon ; et le latin par le français que par Thellénique. (Voy. plus haut, p. 133).
PRINCIPES d'exégèse.
Ces prémisses posées, passons à l'examen des principes qui doivent guider l'exégète. Et d'abord rappelons le but que nous nous proposons en ce travail.
Si ce que l'on veut est réellement donner de l'Avesla une translation sérieuse et scientifique, c'est à dire, conforme à la vérité, et non le corriger et le transformer à la ressemblance de ses idées personnelles, si c'est présenter l'Eran septentrional et sa religion sous leur vrai jour et non sous des couleurs indoues, germaniques ou françaises, la voie à suivre est indiquée par la nature même du travail et du but.
La première chose à faire c'est d'étudier l'Avesla en lui-même dans son ensemble, dans ses parties, de se pénétrer des goûts et des conceptions de ses auteurs, sans idées préconçues d'aucune sorte, sans volonté de rendre rationnel ou poétique ce qui ne Cesipasy sans désir de trouver la tradition en défaut ou do montrer la science des Védas comme une panacée universelle» comme aussi sans préjugé contraire.
C'est avant tout de l'esprit éranien et zoroastrien qu'il faut s'inspirer. Et Ton doit éviter soigneusement de transporter d'un pays à l'autre, d'un âge à l'autre, ce qui n'est propre qu'au premier, à peine de commettre les anachronismes les moins excusables et de transfigurer l'Avesta de telle façon que ses auteurs ne le reconnaîtraient plus. Quel Atharvan avestique, par exemple, retrouverait son baresma formé de plusieurs branches
d'arbre el porté en main par l'officiant, dans ces herbes de Kousa qu'on veut, par amour des Védas, lui faire répandre sur l'autel?
Nous avons vu, du reste, et nous verrons encore que cette prétention d'embellir TA vesta produit le plus souvent l'effet tout opposé.
L'Avesta doit, avant tout, être la règle de l'interprétation et partout où il sera suffisamment clair, rien ne pourra prévaloir coutre son témoignage. Quand celui-ci ne sera pas suffisamment explicite il faudra recourir aux autres moyens sans en laisser aucun de côté. S'il est peu scientifique de négliger l'étude des Védas et du sanscrit, il ne l'est pas moins de passer à côté des monuments mazdéens sans les interroger. La science des Védas a certainement rendu de grands services à l'exégèse avestique; mais celle de la littérature mazdéenne n'a pas été moins utile (Voy. pp. 12-74). Eu la négligeant on s'expose à perdre un temps précieux en cherchant ce que l'on a sous la main, ou à faire fausse roule et à dénaturer les conceptions et les faits.
Quand donc après l'examen du texte, du contexte et de tous les passages similaires, ou pouvant fournir quelque éclaircissement, il subsistera encore un doute fondé, on devra chercher à le résoudre en se ba.sant sur les faits et non en imaginant . d'abord arbitrairement un sens, sauf à le faire entrer après, tant bien que mal, partout où se présente le mot étudié, c'est à dire, en partant de l'imagination pour arriver aux faits et les forcer»
Lors donc qu'après l'étude des textes il subsistera une difficulté, il faudra recourir autant que possible à tous les moyens d'élucidation dont il a été parlé dans ce travail ; TAvesta restant comme moyen universel de contrôle.
Gomme aucun d'eux n'est complètement sûr, il faudra le concours de plusieurs pour résoudre définitivement la question.
Si les renseignements qu'ils fournissent ne concordent pas entièrement, il faudra en faire une étude comparative basée sur certains principes qui peuvent se résumer de la manière sui* vante, en faisant les distinctions nécessaires.