LES « DIATIIÉSIQUES » ET LES « VALÉTUDINAIRES
difier l’homme sont surtout individuelles. Si les races animales diffèrent entre elles suivant les localités, suivant l’air, le climat, suivant la composition des eaux, suivant l’alimentation que le sol met à leur portée, les hommes d’un même pays diffèrent surtout selon leur genre de vie.
• f1 -l j°n ,(?,ierche à préciser, parmi les habitudes individuelles,, celles qui ont le plus d’influence pour faire varier le tempérament de l’homme et le pousser dans la « diathèse », on doit mettre en première ligne celles qui ont trait à l’alimentation
Part nn TtTl’i *** d®U,! f*cteurs hygiéniques dont
l action est tellement connexe qu’il est difficile de an e isolement l’étude de chacun d’eux.
b est le résultat inévitable de la civilisation de modifier le type des individus en modifiant les abitudes des peuples. Il appartient au philosophe déjuger le plus ou moins de bonheur qui résulte pour 1 homme de l’état civilisé. Le médecin ne peut s empêcher de reconnaître que plus la civili sa ion est raffinée, plus s’accentuent les varia Ions individuelles des tempéraments, plus noTbreUX deviennent les sujets atteints de diathèses.
On a caractérisé d’un mot expressif les suieh qu., par suite de modifications morbides hérédi taires, arrivent a . présenter un type physioloo-iaue inférieur en santé et en résistance au type no^’rrnl primitif. On les appelle.des « dégénérés^.
Certains écarts d'hygiène tels mi a i’.\
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TEMPÉRAMENTS ET DIATHESES.
système nerveux, tendance qui se transmet par hérédité. Les enfants ou petits-enfants des ivrognes, des débauchés, des « surmenés », sont généralement doués d’un système nerveux irritable et dépourvu d’énergie; ils sont d’une volonté faible, d’un état moral « mal équilibré ». Ceux-là sont voués aux névroses, à l’hystérie, l’épilepsie, ou bien aux affections du cerveau et de la moelle épinière. C’est à ceux-là surtout qu’on applique l’épithète de « dégénérés ». Ce ne sont pas les seuls qui la méritent. Le défaut d’équilibre résultant des écarts d’hygiène peut se faire sentir sur les fonctions de nutrition aussi bien que sur les fonctions nerveuses. Les sujets atteints de diathèses caractérisées par des anomalies du mouvement nutritif sont, en réalité, sous le coup d’une dégénérescence organique; ils s’écartent du type normal de l’homme, dont les éloigne une véritable déchéance des 1 onctions de la nutrition. — Les goutteux, les diabétiques, les sujets atteints d’obésité constitutionnelle sont aussi bien que les névrosiques « des dégénérés ».
Certaines dégénérescences peuvent frapper une population entière sans que les individus se soient personnellement rendus coupables d’aucun écart d’hy°iène. Telle est la dégénérescence due al impaludisme invétéré dans les pays à fièvres inteimittentes ; tel est aussi le crétinisme dans certaines vallées. Mais la plupart des dégénérescences sont dues à l’hvgiène vicieuse qu’entraînent pour chaque individu les habitudes et quelquefois les exigences de la classe sociale à laquelle ils appartiennent. Lt parmi ces habitudes funestes il n’en est aucune