‹ De l'exérèse du cancer de l'esophage thoraciqueChapitre 15 sur 32 · EAU · texte numérisé non relu

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général de Witzel, cette gastrostomie, s'il s’agit d’un néoplasme bas situé (tiers inférieur), devra être faite à la partie inférieure d’une laparotomie médiane sus-ombilicale. Celle-ci s'impose par suite de la nécessité d'explorer la chaîne coronaire stomachique si fréquemment envahie, d'apprécier la souplesse ou l’envahissement abdominal. Parfois l’envahissement est plus étendu encore, comme dans l'observation IV. où toute la région cœliaque était envahie par une coulée néoplasique avec une multitude de gros ganglions durs et fixés.

Sil n’y a pas d’envahissement abdominal contre-indiquant la thoracotomie ultérieure, on fera la gastrostomie très bas, au niveau de l’antre, de façon à garder toute l’étoife gastrique en vue d’une mobilisation de l'organe et de son anastomose possible avec le bout œsophagien supérieur.

La gastrostomie une fois faite, il n'y à pas de temps à perdre. Le pneumothorax sera institué quelques jours après. La pression sera amenée progressivement à zéro et vérifiée Je matin même de l'opération, de façon qu’il n'y ait aucun trouble au moment de l’ouverture du thorax. Le pneumothorax sera vérilié radioscopiquement: Ja présence d’adhérences importantes aggravera notablement le pronostic, car leur libération, comme premier temps de l'intervention, constitue déjà une manœuvre longue et choquante.

faut aboutir rapidement à une ingestion alimentaire Maxima par la gastrostomie. Santy a eu l’heure idée de préconiser l'emploi de seringues à vin, du type « Técalémit », qui permettent, dans une certaine mesure, l'introduction d'aliments plus solides et plus substantiels.

La sulfamidothérapie nous paraît avoir la plus haute importance. Elle aura essentiellement pour but de maintenir un «“ bactériostatisme » dans les quelques jours nécessaires pour que le délai d’une infection Suraiguë et massive du tissu cellulaire médiastinal soit révolu.

On à l’impression que ces quelques jours redoutables passés, le médiastin se défend infiniment mieux et que le tissu de granulation s’y développe alors avec autant de sécurité que

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partout ailleurs. Bien entendu, contrairement à la vaccinothérapie, l'emploi des sulfamides doit être commencé la veille seulement de l'opération; il doit être massif et bref, quatre à cinq jours. On voit trop souvent commencer trop tôt la sulfamidothérapie; il n'y a aucun intérêt à utiliser à l'avance un médicament qui imprègne rapidement l'organisme et y exerce une action immédiate, et qui, par contre, est incontestablement toxique et paraît perdre rapidement de son action.

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