INSTRUMENTATION
Elle n’a, au fond, rien de bien spécial; on peut la résumer d'un seul mot : il faut avoir des instruments longs pour pouvoir travailler en toute sécurité, sans avoir l'impression pénible d’être. toujours à bout d’instrument. La iame crénelée d'Iselin est très utile pour maintenir récliné le poumon, si cela est nécessaire. Les séparateurs de Semb sont excellents : instruments maniables, peu encombrants, qui dissocient et allongent admirablement les adhérences, les petits pédicules vasculaires, et sont en même temps de très commodes passelis.
Le meilleur écarteur paraît être encore un grand Gossel. L'écarteur de Tuffier, si l’on n’en utilise qu'un, au milieu de l'incision pariétale, donne un écartement insuffisant. Si on l'utilise à une des extrémités de l’incision, il dérape, à moins que l’on ait à sa disposition l’écarteur de Santy, qui à, jumelés après deux longues tiges, deux écarteurs de Tullier ainsi disposés à la partie antérieure et à la partie postérieure de l’incision, sans risque de dérapage.
La question du procédé d'hémostase est discutable. L'emploi du bistouri électrique serait idéal si l'on n éprouvait quelque hésitation à l'utiliser dans des zones aussi sensibles el « réflexogènes ». Il y a, d'autre part, intérêt à laisser le moins possible de matériel dans le médiastin. L'emploi du Jin fin n’est recommandable que lorsqu'on a une certitude absolue de non-infection. Dans un des cas rapportés, la suppuration
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du médiastin a entraîné l'élimination lente de toutes les petites ligatures qui avaient été pratiquées au fil de lin.
On emploiera donc de préférence soit le catgut très fin, soit mieux des clips dont la pose est très aisée et beaucoup plus rapide que des ligatures, si l’on dispose d’un porte-clips très long.
Deux instruments sont indispensables. Une petite lampe éclairante et l'aspirateur, permettant de travailler à la manière neuro-chirurgicale.