FN LEE
Pour la voie droite, le malade sera placé en décubitus latéral gauche, les jambes étant disposées comme pour une néphrectomie. 11 faut faire saillir l’hémithorax droit; un drap roulé épais peut être glissé sous le côté gauche, mis à la haurteur du néoplasme; mais ceci a l'inconvénient d'exercer une compression sur le poumon qui respire seul. Il vaut mieux surélever le malade avec un drap roulé mis très haut sous l'épaule et un autre sous le bassin et « casser » la table entre les deux; l’hémithorax sain est ainsi beaucoup plus à l'aise pour respirer. Il faut maintenir le sujet dans cette position, ce qui n'est pas toujours commode; le mieux est de disposer d'une de ces tables spéciales de chirurgie thoracique présentant des stabilisateurs orientables à volonté. Une large alèze stérile recouvrira la moitié inférieure du corps. Une autre large alèze sera jetée sur un arceau type arceau de Kocher, masquant la tête et la partie supérieure du thorax.
Le chirurgien se place du côté vertébral; il a en face de lui deux aides, dont l’un pourra avoir à récliner l'omoplate si l'incision doit passer assez haut. Mais l'usage du crochet de Santy sera préférable.
Un aide instrumentiste permettra de gagner du temps en rangeant et présentant les instruments, en préparant les clips, etc.
Un autre aide enfin prendra la tension toutes les dix minutes et l’inscrira en tenant le chirurgien au courant de ce qui peut se passer au point de vue pouls et tension au cours des différents temps, ouverture de la plèvre par exemple, etc. Get aide se verra confier une perfusion sanguine si celle-ci paraît
nécessaire.
Pour Ja voie gauche, qui, à notre avis, nest légitime que pour l’abord de l’œsophage tout inférieur, abord qui nécessite la voie thoraco-abdominale, le malade sera placé en décubitus dorsal, un drap calé sous la base de l’hémithorax gauche, de facon à mettre l’opéré en « oblique antérieur gauche » en quelque sorte.
Duruc.