‹ De l'exérèse du cancer de l'esophage thoraciqueChapitre 20 sur 32 · FT · texte numérisé non relu

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On pourra étre amené à réséquer un des preumogastriques (Preumogastrique gauche, observation I), ce qui paraît sans inconvénient, surtout si c’est au-dessous du pédicule pulmonaire.

La tumeur une fois libérée, l'œsophage vient avec une étonnante facilité : on a réellement l'impression d'extraire une chambre à air de son enveloppe; l'organe présente une élasticité considérable. Il faut, bien entendu, enlever une bonne longueur d’œsophage, un travers de main au-dessous et audessus de la tumeur. L'opération terminée, les bouts supérieur et inférieur se rétractent considérablement, et le médias- Un apparaît entièrement vidé de son organe digestif.

Au doigt, on s’appliquera à libérer le bout supérieur des quelques tractus celluleux qui pourraient encore le retenir vers l’orilice supérieur du thorax, de façon à éviter tout mécompte une lois le thorax refermé, lorsqu'on procédera à l'extraction cervicale de l’œsophage.

Ï n'y a pas de difficulté dans la section de l'organe audessus de la lésion: l’œsophage sera coupé entre deux fortes ligatures à la soie, les tranches de section iodées. Le bout supérieur, pour éviter toute souillure du médiastin, sera encapuchonné dans un protecteur.

La section et l’enfouissement du bout inférieur sont plus délicats, sans présenter de difficulté spéciale, si l’on a suffisamment d'étolfe. Le mieux est, avant de couper l’œsophage, et en utilisant la traction que l’on peut exercer sur lui, de laufiler une bourse, à deux travers de doigt au-dessous du lieu de Ja section, l'organe se rétractant beaucoup. On applique ensuite une grosse ligature à la Soie, on coupe l'œsophage au thermocautère et au bistouri électrique, on iode la surlace de section et on serre la bourse en disposant 2 ou 3 pinces de Chaput au-dessous pour maintenir la traction.

On change de gants; on vérifie l’hémostase, on inonde le médiastin de sérum chaud. que l’on aspire ensuite. I] est enfin conseillé de remplir le médiastin par une coulée de sullamides, sans hésiter à employer de fortes doses : 24 à 30 grammes par exemple.

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Il faut, sans aucun doute, suturer la plèvre médiastine, qui aura été soigneusement préservée. Alors se pose l’importante question du drainage. Santy décolle légèrement la lèvre postérieure de la plèvre médiastine, de facon à faire ressortir à la partie postérieure, d’un espace intercostal par un trajet sous-pleural, un drain médiastinal.

Dans nos deux observations, deux fois il a été procédé à une fermeture sans drainage ni du médiastin, ni de la plèvre. Une lois, dans le cas suivi de guérison, le médiastin a été relermé sans drainage et l’on a mis dans la cavité pleurale un drain de Monod, auquel fut adapté un système de siphonage.

On procède alors à la fermeture du thorax en supprimant la cassure de la table; 3 ou # gros catguts traversent les espaces intercostaux sus et sous-jacents, en s’aidant ou non d’un rapprocheur de côtes. Puis, à l'aiguille courbe, un solide surjet suture les deux lèvres de l’incision faite dans le lit de la côte réséquée.

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