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cutent F Église ; elle ne peut se résoudre à renouveler une alliance avec Rome et avec Sparte, sans déclarer en esprit de foi qu'elle ne s'appuie que sur les promesses de son Époux. Nous n'avons, disait Jonathas *, aucun besoin de tous ces secours, ayant pour consolation les saints livres qui sont dans nos mains. Et en effet, de quoi l'Église a- 1- elle besoin ici-bas ? il ne lui faut que la grâce de son Époux, pour lui enfanter des élus ; le sang même est une semence qui les multiplie. Pourquoi mendieraitelle un secours humain, elle qui se contente d'obéir, de souffrir, de mourir; son règne, qui est celui de son Époux, n'étant point de ce monde, et tous ses biens étant au delà de celte vie ?
Mais tournons nos regards vers l'Église que Rome païenne, cette Babylone enivrée du sang des martyrs, s'efforce de détruire. L'Église demeure libre dans les chaînes, et invincible au milieu des tourments. Dieu laisse ruisseler, pendant trois cents ans, le sang de ses enfants bien-aimés. Pourquoi croyez-vous qu'il le fasse ? C'est pour convaincre le monde entier, par une si longue et si terrible expérience, que l'Église, comme suspendue entre le ciel et la terre, n'a besoin que de la main invisible dont elle est soutenue. Jamais elle ne fut si libre, si forte , si florissante, si féconde.
Que sont devenus ces Romains qui la persécutaient? Ce peuple, qui se vantoit d'être le peuple-roi, a été livré aux nations barbares ; l'empire éternel est tombé : Rome est ensevelie dans ses ruines avec les faux dieux ; il n'en reste plus de mémoire que par une autre Rome sortie de ses cendres, qui, étant pure et sainte, est devenue à jamais le centre du royaume de Jésus-Christ.
Mais comment est-ce -que l'Église a vaincu cette Rome victorieuse de l'Univers? Écoutons l'Apôtre* : Ce qui est folie en Dieu est plus sage que tous les hommes ; ce qui est foible en Lieu est plus fort qu'eux. Voyez, mes frères, votre vocation : car il n'y a