Is., XUX
paroîtra au-dessus des vaines louanges, quand on saura tout ce qu'il a voulu que je lui dise!
Et vous, ô prince, sur qui coule l'onction du Saint-Esprit, ressuscitez sans cesse la grâce que vous recevez par l'imposition de mes mains. Que ce grand jour règle tous les autres jours de votre vie jusqu'à celui de votre mort. Soyez toujours le bon pasteur prêt à donner votre vie pour vos chères brebis, comme vous voulez l'être aujourd'hui, et comme vous voudriez l'avoir été au moment où, dépouillé de toute grandeur terrestre, vous irez rendre compte à Dieu de votre ministère. Priez, aimez, faites aimer Dieu ; -rendez-le aimable en vous; faites qu'on le sente en votre personne ; répandez au loin la bonne odeur de Jésus-Christ ; soyez la force, la lumière, la consolation de votre troupeau ; que votre troupeau soit votre joie et votre couronne au jour de Jésus-Christ.
O Dieu, vous l'avez aimé dès l'éternité ; vous voulez qu'il vous aime, et qu'il vous fasse aimer ici-bas. Portez-le dans votre sein au travers des périls et des tentations ; ne permettez pas que la fascination des amusements du siècle obscurcisse les biens 1 que vous avez mis dans son cœur ; ne souffrez pas qu'il se confie ni à sa haute naissance, ni à son courage naturel, ni à aucune prudence mondaine. Que la foi fasse seule en lui l'œuvre de la foi ! Qu'au moment où il ira paraître devant vous, les pauvres nourris, les riches humiliés, les ignorants instruits, les abus réformés, la discipline rétablie, l'Église soutenue et consolée par ses vertus, le présentent devant le trône de la grâce, pour recevoir de vos mains la couronne qui ne se flétrira jamais !