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leur repos. Peut-on refuser à Pépouse du Fils de Dieu de s* unir à elle dans une si pieuse demande ?
XV. L'Église nous invite à prier nos frères qui sont déjà au ciel, comme ceux qui sont encore sur la terre, afin qu'ils prient pour nous par Jésus-Christ notre commun et unique médiateur. Dieu lui-même, qui pou voit accorder immédiatement leur pardon aux amis de Job sur leur demande immédiate, les assujettit à le demander par l'entremise de Job qu'ils avoient condamné. C'est ainsi que Dieu nous accorde, en faveur des prières pures des saints, qui sont ses amis, ce qu'il ne nous, accorderoit peut-être pas sur nos seules prières, moins dignes de lui. Si nous ne blessons point notre unique médiateur en demandant les prières des hommes pécheurs et exposés aux tentations du pèlerinage, à combien plus forte raison devons-nous unir nos prières à celles de l'Église, pour obtenir les suffrages de la Mère de Dieu et des autres saints qui voient Dieu face à face, et qui sont impeccables à jamais dans son sein !
XVI. L'Église, dès les premiers temps, a honoré les tombeaux des martyrs, où elle allait chanter leur victoire et offrir le sang de l'agneau pour lequel ils avoient répandu le leur : elle conservent précieusement leurs reliques, et les reliques faisoient une infinité de miracles, comme nous l'apprenons des anciens Pères. Peut-on, craindre la superstition en imitant par un culte si pur l'antiquité la plus éclairée ?
XVII. L'Écriture a dit, il est vrai : « Vous ne ferez point d'images taillées ; » mais elle ajoute aussitôt « pour les servir *, » c'est-à-dire pour les adorer. D'ailleurs il y avoit des images dans le temple et jusque sur l'arche. A Dieu ne plaise que nous adorions les images comme des divinités ! Nous ne les servons pas ; au contraire, nous nous en servons. Elles ne sont que de simples représentations des visions miraculeuses de l'Écriture, des actions de Jésus-Christ et des saints. Si elles sont gâtées ou indécentes, nous les brisons sans scrupule. Les images instruisent
i. Levit-, xxvi, i.
les ignorants et touchent les personnes les mieux instruites: elles mettent les mystères du salut comme devant nos yeux, Pourquoi refuserions-nous de nous unir à l'Église dans une pratique si ancienne, si pure, si exempte d'idolâtrie, si dégagée des superstitions populaires qu'on tâceh d'en écarter; enfin si propre à nourrir la piété des fidèles ?
XVIII. L'Église a établi par ses canons des pénitences longue! et rigoureuses pour la réparation des divers péchés. Ne peutelle pas, quand elle juge à propos, dispenser ses enfants d'un< partie de cette rigueur, quand elle les trouve humbles, dociles e touchés du désir d'une sincère conversion ? C'est ce qu'or nomme indulgence. L'Église ne peut-elle pas user de cette condescendance sans flatter la mollesse des pécheurs impénitents e sans les dispenser de la pénitence évangélique ? Ne doit-on paf même croire que quand l'épouse prie l'époux céleste pour cein qui n'ont pas accompli dans leur sincère conversion toutes ta œuvres de la pénitence convenable, une intercession si pure doil sans doute opérer beaucoup en faveur de ces âmes? De tels suffrages sont précieux ; les abus qu'on peut faire en ce genre, malgré l'Église, ne diminuent point cette vérité.
XIX. Je renonce à toute société qui s'est séparée de cetu Église dans laquelle je veux vivre et mourir ; je me sépare d< tous ceux qui rejettent sa doctrine et son culte : je prie Diei qu'il les éclaire et qu'il les touche, afin qu'il ne se fasse d'eu: et de nous « qu'un seul troupeau sous un seul pasteur '. » Est-i permis à un fils de diviser toute la famille et d'en soulever uni partie contre l'intention du père commun qui a voulu les tenu inséparablement unis ? Que si cette division d'une simple famille est si criminelle, à combien plus forte raison les novateur sont-ils coupables quand ils divisent, malgré le Père céleste l'Église qui est sa famille, en séduisant les peuples et en leui promettant qu'ils entendront mieux l'Écriture que le corps de pasteurs auxquels les promesses ont été faites?
i. Join., X, 16.