‹ De l'expectoration albumineuse après la thoracentèseChapitre 11 sur 25 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Hôtel-Dieu, service de M. le professeur Béhier, recueillie par M. Liou-

ville, chef de cliniques. (Résumé.) Citée dans les Bulletins de l’Aca-

démie de médecine 1872.

Boule (Lazare), 62 ans, journalier, entré dans le service, salle Sainte-Jeanne, le 8 février 1872.

Insuffisance mitrale.

Dans les deux côtés de la poitrine développement d’un épanchement de sérosité assez considérable pour provoquer une dyspnée très-pénible; Larges urtications qui amènent une amélioration notable. — Puis, bientôt tous les phénomènes alarmants reviennent assez rapidement, et on constate, de nouveau, un double épanchement pleural qui occupait les deux tiers de chaque côté de la poitrine. '

Pouls très-petit. Cœur légèrement dévié à droite; albumine en assez grande abondance dans l’urine.

Le 16 mars, la dyspnée était telle que nous résolûmes de pratiquer une ponction pour essayer de soulager le malade. Le côté droit fut choisi pour être ponctionné le premier.

Après une ponction exploratrice qui nous démontra que c’était bien de la sérosité pure qui occupait la cavité, un trocart capillaire fut introduit avec grand soin : la canule, à extrémité mousse, resta seule dans la poitrine, le dard ayant été retiré avant que la canule eût été enfoncée environ à 4 centimètres, — 800 grammes de sérosité furent extraits. Lorsque nous étions arrivés à 500 grammes, nous

avions <eu (jaèlqnes pëtites quintes de toux. L’auscultation, après l’opération, permit de reconnaître que le poumon âvait repris sa place, la respiration s’entendait jusqu'au bas de la cavité. Aucune trace de pneumothorax.

Je constatai que le malade était soulage, lorsque, une heure environ -après 1-expiration, le malade fut p'ris d ? une toux opiniâtre àTaide'de laquelle il rendit, par gorgées assez fortes, une sérosité mousseuse enpartie, un peu plus jaune, mais -à cela près absolument'semblable à celle que la ponctroh avait tirée. Le malade ftrt très-fatigué de cette toux qui dure jus que vers quatre heures, pour se ‘calmer ensuite et p er mettre un b on sommeil.

Ijé lendemain, neus trouvions que 800 grammes de sérosité plus colorée, mais tout à fait semblable d’ailleurs à celle que la ponction avait retirée, avaient été rejetés .par la toux. Le malade respirait librement et était, disait-il, beaucoup mieux qu’après la ponction.

,4 lapewaissiott'et ùl’auscultation du .coté droit, ' aucune difféime® favec#8 >qtii?avait4té>qouçtaté .la veaâle, aumm signe de pneumothorax.

Du côté gauche : très-notable diminution de l’épanchement, qui aYart disparu dans sa presque totalité et permettait d’entendre dans le poumon gauche, au niveau de la moitié delà cavité en arrière un

souffle un peu plus rude que celui qui^xistait la veille, souffle perçu dans la largeur de 6 à 7 centimètres et laissànt entendre à sa périphérie quelques raies sous-crëpitânts.

Réapparition d’une dyspnée intense.

Du coté droit : épanchement paraissant médiocre à l’auscultation ; mais la percussîoh donnait une matité universelle et presque égale de haut en bas.

Le Côté gauche disparaissait de nouveau très-rempli par l’épanchement.

29: mal. -Ponction sur le 'côté gauche V ie trocart fut un peu enfoncé, 2 centimètres en viron ,1e dard fut retiré et 1100 grammes de sérosité transparente furent retirés sans aucun incident particulier L auscultation que le poumon s’était

dilate; aucun des signes, dp pneumothorax, malgré le soin qu’on mit a -les rechephqr. te malade était satisfait, mais une heure apres,lasçenedu 18 mai se reproduisit de point e„ point aî le n est quel expectoration eut lieu plus rapidement ne . 1 . I accusa une douleur réelle au niveau de iajonchon diftierslufërieiir

avec le tiers moyen de la poitrine, mais loin ,i„ , • ! ei r

qui était plus bas. 1000 à 1200 grammes de séri“ fS VW

rejetés; elle était moins 1 mousseuse, ayant étéexpeetorée plus facilement et moins battue par l’air. A la fin de l’expectoration et dans un effort de touxtrès-violent, un très-petit filet de sang 1 de quelques lignes de longueur, comme ceux que l’on voitaedd en tellement dans les efforts de la toux d’une bronchite, parut avec la sérosité rejetée.

Point de signes de pneumothorax.

Enfin, dui7 au 18 juin, la dyspnée reparaissant et l’épanchement étant considérable; une nouvelle ponction capillaire fut faite à gauche; elle donna 800 grammes de sérosité, et cette fois encore, une demi-heure après la ponction, 700 grammes de liquide étaient expectorés.

Pi S. Examen du liquide. Sè prend en masse par fàcide azotique et par la chaleur; il contient beaucoup d’albumine et très-peu de fibrine. M. Liouville insiste sur la persistance de la mousse à la surface du liquide, comme nous l’avons noté (obs. 1) à la surface du liquide, sur les fèvres et dans la bouche du cadavre.

Examen histologigue. Quelques globules rouges très-rares, non altérés comme dans tout, liquide pleurétique;;: très-peu de globules blancs,, quelques filaments de? fibrine.

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