‹ De l'expectoration albumineuse après la thoracentèseChapitre 12 sur 25 · OBSERVATION. V · texte numérisé non relu

OBSERVATION. V

Wûillez. Traité dès» Malàife aiguës des organes reSpiratbirasy AWPÿ.

Obs. LVII, p. 468.

In jeune charpentier, âgé-d& 22 ans, d ? tenù forte constiMibn, •eiifeé, en à Earifeoisière* ponr une-pfeuiîésie aigue d’n-coté gauche.

Le vingtième jour de fe maladie, M. Woffiez constate lin- poufs à 420, mais avec-une température- dë*37*,4r. Lu respiration était à' 30, un peu haute, avec moins d’expansion du côfë gauche- que- cfe côté droit. L’épanchement occupait alors tout le côté gauche, refoulait le cœur à droite-et & rate au dfela du rebord des fausses eëtes gauches. La matité s’étendait jusqu’au bord droit’ du sternum. Eh même temps, faiblesse du murmure respiratoire avec soufflé, brouekoiôgopkonie et absence dé vibrations thoraciques.

Malgré une rémission apparente constatée le quatrième jour et due- à un traitement énergique, l’état général et local restait le même-, seulement la face était pâte; et la nuit 1 précédente il' y avait eu un accès de dyspnée, avec sentiment de suffocation pendant dix

minutes. La thoracocentèse fut pratiquée avec le trocart ordinaire muni de baudruche. La ponction donna issue à 5,500 grammes d’un liquide séreux, d’un jaune verdâtre. Le cœur reprit rapidement sa place à la région précordiale : le murmure respiratoire s’entendit partout à gauche, et la matité se limita au quart inférieur de ce côté.

Vers la fin de l’opération, il survint une toux quinteuse qui fut suivie de l’expectoration de quelques crachats transparents et jaunâtres. M. Woillez se demanda s’il avait perforé le poumon, quoiqu’il n’y eût pas de signes de pneumothorax. Il eut l’idée de traiter les crachats délayés dans de l’eau, par l’acide azotique et par la chaleur, et obtient un précipité floconneux abondant d’albumine.

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