‹ De l'expérimentation curarique à dose neuro-végétativeChapitre 15 sur 59 · OR CE · texte numérisé non relu

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post-ganglionnaire. La médullo-surrénale elle-même est sous la dépendance de fibres cholinergiques (Feldberg, Minz, Tzudzimara |[34]). Ces notions cadrent remarquablement avec les expériences beaucoup plus anciennes de Langley et Anderson. Is avaient démontré qu'aucune régénération n'était possible quand ils suturaient le bout central d’un nerf préganglionnaire au bout périphérique d’un nerf post-ganglionnaire : On se rend compte maintenant que ce fait résulte de la nature différente cholinergique et adrénergique des fibres considérées.

En résumé, pour le système centrifuge, le schéma généralement admis à l’heure actuelle est le suivant

Il existe :

— des fibres pré-ganglionnaires, toujours cholinergiques;

— des fibres directes (des centres à l’effecteur), toujours cholinergiques;

— des fibres post-ganglionnaires cholinergiques;

— des fibres post-ganglionnaires adrénergiques.

Ces propositions peuvent s'exprimer également de la manière suivante — une fibre adrénergique est toujours post-ganglhionnaire;

— tout neurone de l’axe cérébro-spinal est cholinergique.

Les fibres à destinées somatiques sont les unes cholinergiques, les autres adrénergiques.

Quant au système centripète, il est constitué de fibres cholinergiques directes (des organes à des neurones bipolaires des ganglions spinaux).

Mais le problème est plus complexe, et il convient de faire certaines remarques

1° les fibres cholinergiques ne sont pas toutes de même nature;

2° il existe sans doute d’autres éléments que l’acétylcholine et l’adrénaline pouvant jouer le rôle de médiateurs;

3° de nombreux agents peuvent modifier l’action des médiateurs chimiques.

1° Les fibres cholinergiques ne sont pas loules de même nature.

H. Bérard [11}, dans les exposés annuels de biochimie médicale de 1942, fait une mise au point détaillée de la question. Il existe deux sortes de nerfs cholinergiques :

— Des nerfs cholinergiques à effet muscarinique : leur excitation a des effets analogues à ceux de la muscarine; ils sont inhibés par l’atropine. M. Bérard cite les travaux de différents auteurs permettant de les distinguer : ce sont les neris cardio-modérateurs (Lœwi, Foa, Rijland, Vilae), les neris para-sympathiques crâniens (Engelhart, Babkin, Gibbs et Wolff), les nerfs moteurs et sécrétoires du tube digestif (Dale, Feldberg, Rosenteld), les vaso-dilatateurs cutanés de la tête (Büldring et Burn), les nerfs sécrétoires des glandes sudoripares (Dale, Feldberg), les nerfs érecteurs d'Eckard (Henderson, Rœphe, Bacq). À chacune de ces fibres cholinergiques s'opposent des fibres adrénergiques antagonistes.

— Des fibres cholinergiques à effet nicotinique : leur excitation a un effet analogue à la nicotine (vaco-constriction périphérique, élévation de la tension artérielle, accélération du rythme cardiaque, diminution du péristaltisme et des sécrétions intestinales), ils sont inhibés par le curare (nous reviendrons largement sur ce point par la suite). Ce sont toutes les fibres préganglionnaires du système végétatif (Chang, Gaddum, Felberg, Vartianen, Minz) et tous les nerfs moteurs des muscles striés.

2° I n'existe d'autres éléments que l'acétylcholine et l’adrénaline pouvant jouer le rôle de médiateurs chimiques.

— Les ions potassium agissent comme l'acétylcholine, les ions calcium comme l’adrénaline. Chez les vertébrés infé-

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