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rieurs, ce sont les seuls médiateurs. Leur mode d'action est encore très discuté; nous renvoyons à l'excellente thèse de Passouant [87], dans laquelle les diverses interprétations proposées par les auteurs sont objectivement exposées. Quant à notre travail, nous utiliserons la seule notion que l'ion potassium agit de manière sensiblement identique à l’acétylcholine et l'ion calcium de manière semblable à l’adrénaline.
— L'histamine : il existe très probablement des fibres histaminergiques. Ungar a démontré ce fait par la production de suc gastrique après injection d'atropine lorsqu'on excite le bout périphérique du vague. Ce domaine est peu exploré. Nous retiendrons le seul fait suivant : l’histamine possède en gros une action superposable à celle de l'excitation des nerfs cholinergiques à effet muscarinique.
3° De nombreux agents peuvent modifier l'action des média. teurs chimiques.
Ce sont : l'équilibre ionique humoral, le pH (l’alcalose favorise l’excitabilité des nerfs cholinergiques, l’acidose la diminue), l’équilibre hormonal. A ce propos, les travaux récents de Collin, Roussy, Mosinger [93], font entrevoir une interdépendance réciproque étroite entre les glandes endocrines et le système neuro-végétatif.
Enfin, un grand nombre d'agents pharmaco-dynamiques mimétiques, excitant les neurones, ou lytiques, bloquant les synapses, modifient l’action des médiateurs chimiques; nous ne les énumérerons pas, ils sont d'utilisation courante en thérapeutique.
Conclusion.
Nous avons conservé le schéma anatomique classique pour faciliter notre exposé. Mais à la lumière des notions fournies par l'étude biologique des médiateurs chimiques, nous prendrons comme conclusion cette phrase de H. Bérard [11]: « Ces différents intermédiaires correspondent à des catégo-
ries fonctionnelles de fibres nerveuses sans subordination obligatoire avec les dispositions anatomiques. »
C'est pourquoi nous essayerons, autant que faire se peut, de ne pas employer dans les pages qui vont suivre les termes de « sympathique » et de « parasympathique », et de leur substituer ceux de « nerf cholinergique » et « neri adrénergique ».