Natur philosophie, pp. 96 à
LA TENTATIVE DE HEGEL io
voie qu'elle doit prendre d'après sa méthode, sont entièrement à distinguer de ce qui doit avoir une réalité physique ^ C'est là, chez Hegel, une conviction tout à fail fondamentale ; elle se trouve fermement établie chez lui dès le De orbitis % et il semble n'avoir jamais varié à cet égard.
L'explication à laquelle on pourrait penser en premier lieu, pour ce curieux « cas psychologique », c'est celle d'une inaptitude absolue au raisonnement mathématique en général. Et il est fort possible qu'il y ait eu, en efîei, chez Hegel, quelque chose d'analogue, une sorte de manque inné de sens mathématique, aggravé peut-être par une éducation où les sciences mathématiques tenaient peu déplace' et dont les efforts postérieurs n'ont pu entièrement combler les lacunes. Il faut bien qu'il y ait eu quelque anomalie de ce genre dans l'esprit de l'homme, pour qui le concept de la puissance d'un nombre ne se justitiait pas de lui-même, mais qui éprouvait le besoin de le déduire de la manière suivante: « La quantité, en tant que détermination indifférente, se modifie, mais en tant que cette, modification constitue une élévation à la puissance, ce fait d'être autre (dies sein Anderssein)\esX limité par ellemême. Ainsi la quantité est posée dans la puissance comme revenue en elle-même; elle est aussi son fait d'être autre*. » On le voit, il ne s'agit plus ici de mathématiques appliquées