Phaenomenologie, p
4(> l'explication globale
Il faut 4ijouter, d'aillcius, qui3 si Hegel, dans les deux Loi^'iques, s'occupe parfois longuement de certains concepts matliémaliques, il traite par contre plutôt en passant et sans grande rigueur ce qui a trait au mécanisme intime de la démonstration mathématique. C'est qu'apparemment la voie selon laquelle la pensée procède dans ce cas lui apparaît en quelque sorte négligeable, du moins à côté du processus dialectique, qui est celui que la pensée consciente doit, à son avis, mettre en œuvre atin de parvenir à des résultats ayant une valeur réelle au point de vue de la compréhension.
Le raisonnement mathématique ne doit être imité dans aucune autre science ; la philosophie, notamment, « dans ses parties concrètes, doit emprunter ce qui est logique à la logique et non pas à la mathématique * ». « L'évidence des mathématiques repose sur l'indigence [Mangelhaftigkeit) de leurs matières et elle est par conséquent d'une sorte que la philosophie doit dédaigner. »
Sans doute, le parti pris de Hegel ne va-t-il point jusqu'à méconnaître complètement qu'il existe, en physique, des déductions mathématiques. Mais le fait que des démonsl rations telles que celles qu'on fournit pour la loi du levier, pour les lois de la chute, etc., sont agréées par l'esprit, « constitue simplement à son tour une démonstration à quel point la connaissance éprouve le besoin de la démonstration, étant donné que là où elle n'a pas davantage à sa disposition, elle en respecte môme l'apparence vide et éprouve par là de la satisfaction ». Mais il importe de « purilier les mathématiques de ces faux errements ^ ». Bien entendu, il désapprouve, de la manière la plus énergique, les tentatives de Spinoza et de Wolf, tendant à donner à la philosophie une forme mathématique \ On a pu assimi-