Phénoménologie, pp
3. Wissenschaft der Lofjik, 1" partie, vol. 1"% p. 17, cf. ib., 2" partie, pp. 'Mo et suiv. — Il est à noter que Schelling avait, au contraire, célébré les mérites de la méthode géométrique de Spinoza, en matière de philosophie, qui constituait, selon lui, un « grand exemple » {Ueber die Conslruklion in der Philosophie, Werke, V série, vol. IV, p. 127).
1er avec raison la marche de la pensée, s'opérant en conl'ormité avec la logique traditionnelle, au calcul arithmétique, mais c'est là précisément ce qui prouve que c'est une œuvre « dénuée d'esprit ^ ».
Il y a — est-il besoin de le faire ressortir — dans cette distinction entre le raisonnement mathématique et tous les autres, un parti pris ilagrant. Gomment Hegel, après avoir parlé de dialectique à propos de tout concept, entend-il en exempter les conceptions mathématiques ? On peut, cependant, faire disparaître, dans une certaine mesure, la contradiction extérieure que cette attitude s.^mble comporter. En effet, Hegel admettait l'existence, dans l'énoncé mathématique, d'une contradiction intime. Et c'est alors à celle-ci seule qu'il aurait voulu faire allusion (conformément à la définition que nous avons indifpiée chap. V, p. 135) en parlant de dialectiiiiie à propos du raisonnement en général ; de sorte que la méthode dialectique proprement dite resterait Lien, tout au contraire, réservée au raisonnement extra-mathématique. Ajoutons cependant que le texte de Hegel ne permet pas toujours cette interprétation ; on verra notamment tout à l'heure, par les aveux significatifs d'un commentateur, ^que, dans la Logique notamment, la méthode dialectique se trouve incontestablement appliquée parfois à des concepts de mathématiques. Mais à supposer même qu'il fût possible de mettre, en cette matière, la pensée du philosophe d'accord avec elle-même, le fond n'en demeurerait pas moins paradoxal.
Cela est si vrai qu un des disciples immédiats de Hegel e!, l'on peut même dire, son disciple le plus tidèle, celui ([ui s'est fait son biographe et son apologiste, qui a consacré le meilleur de son activité à célébrer, dans un grand nombre d'ouvrages, la gloire du maître, Karl Rosenkranz*. n"a pu, en cette matière, adopter entièrement sa manière