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ment, dans l'esprit de Schelling, éloge et blâme se concilient. Hegel a eu raison de ramener tout, dans sa philosophie, à la logique. C'est que cette philosophie et tout ce qui l'a précédée (y compris sa propre philosophie à lui, Sclielling le dit expressément ') ne forment qu'une partie de la véritable philosophie, la philosophie négative. Mais celle-ci est incomplète sans la seconde partie, la philosophie positive, que Schelling se sent précisément appelé à édifier et qui seule pourra traiter de l'existant, que la philosophie négative ne saurait atteindre ^ L'erreur de Hegel fut de tenter cette aventure, et son système, en fin de compte, ne constitue même pas une véritable philosophie négative, précisément parce qu'il a la prétention d'y inclure la positive ^
Ce que sont au juste ces deux philosophies de Schelling, dernière manière, la philosophie négative et la philosophie positive, nous n'avons, bien entendu, aucune prétention de l'exposer ici ; nous ne pouvons que renvoyer le lecteur qui serait désireux de connaître l'essence de ce système (qui n'a exercé, comme on sait, sur la marche de la pensée philosophique qu'une influence assez faible, surtout comparée à celle qu'avaient eue les écrits de la première période du philosophe) à l'opuscule de Delbos * qui constitue, à notre avis, le meilleur résumé de cette pensée complexe qui ait paru dans aucun pays. Ici, le lecteur le comprendra sans doute, cette matière ne nous intéresse qu'autant qu'elle pourra nous servir à mieux préciser l'attitude de Schelling à l'égard du système hégélien.
On peut tout d'abord se demander, à ce point de vue, ce que devient, dans ce nouveau système, la philosophie de la nature, qui, dans l'ancien, tenait une place si considérable et qui, si elle n'était peut-être pas la création la plus originale de Schelling, était certainement celle par laquelle il avait agi le plus fortement sur l'esprit de ses