Cournot, l. c.,vol. II, p
le voit, le « fait remarquable » de Cournot est pour le moins très voisin du paradoxe qui nous occupe. D'ailleurs Cournot, tout en envisageant en premier lieu les mathématiques, ne considérait cependant leur cas que comme un exemple particulier du système tout entier de la « connaissance humaine » ; et dans d'autres passages du même Essai il a suffisamment fait ressortir l'analogie, la continuité qu'il établissait, à ce point de vue, entre les sciences mathématiques et les sciences physiques *. Le fait que le point de départ de Cournot soit assez différent du nôtre, puisqu'il admet, nous l'avons vu, la possibilité de l'élimination, dans les énoncés scientifiques, de l'élément transcendant, nous semble ajouter encore, si possible, au poids du témoignage du grand penseur.