‹ De l'explication dans les sciences (volume 2)Chapitre 9 sur 153 · Philosophie der Geschichle, Werke, vol. IX, p · texte numérisé non relu

Philosophie der Geschichle, Werke, vol. IX, p

2. Cf. II. II'JEFFDING, Histoire de la philosophie moderne, tr. P. Bordier, Paris, 1906, pp. 1 75 et suiv. — Sur l'identité de la pensée et du réel chez Schelling, cf. Appendice XVI.

dans l'œuvre de Hegel, où tout dépend véritablement d'elle ^ Mais quant à son application à la nature, qui constitue une conséquence directe de cette Logique et à laquelle Hegel attribuait une place si éminente, puisqu'il lui consacrait environ un tiers de cet abrégé de son système qu'est V Encyclopédie, elle est souvent à peine mentionnée. Cet état de choses se comprend du reste dans une certaine mesure (du moins en ce qui concerne la Naturphilosophie), car, à l'encontre de ce qui est arrivé pour bien d'autres domaines, tels que ceux du droit, de l'histoire, de la sociologie ou de la politique par exemple ', la pensée de Hegel n'a exercé aucune répercussion dans le domaine de la science. C'est ce qui fait que ceux-là mêmes qui se réclamaient du philosophe et prétendaient suivre la voie indiquée par lui avaient la tendance de laisser dans l'ombre tout ce qui concernait sa conception de la science, en considérant cette partie de l'œuvre, selon l'expression aussi juste que pittoresque de M. Hœffding, comme sa « partie honteuse^». Au point de vue qui nous occupe ici, au contraire, la Natur philosophie de Hegel nous semble offrir un intérêt considérable. Elle présente, en effet, entre autres particularités remarquables, celle d'être la dernière en date des grandes tentatives entreprises en vue d'une explication globale de la nature. En outre, comme nous

1. J.-M.-T.-E. Mac Taggart, A Coinmeniary on Hegel's Logic, Cambridge, 1910, p. 1. — Notons que, quand ils consentent à exposer ces véritables fondements de la doctrine hégélienne, les historiens de la philosophie et même, généralement, les auteurs de monographies, se contentent, comme l'observe avec infiniment de justesse M.Groce (Ce qui est vivant et ce qui est mort de la philosophie de Hegel, tr.H. Buriot, Paris, 1910), de répéter simplement et souvent presque littéralement (en abrégeant selon la mesure du possible) le contenu d'une œuvre du maître, chapitre par chapitre : c'est ce qu'ont fait notamment (comme le montre le philosophe italien) Kuno Fischer dans les deux gros volumes qu'il a consacrés à Hegel {Hegel's Leben, Werke und Lehre, vol. VIII, 1" et 2* parties, de la Geschichte der neuern Philosophie, Heidelberg, 1901) et, ajoutons-le, G. Noél, dans sa Logique de Hegel, avec cette seule divergence que le premier a suivi la Wissenschaft der Logik et le second la Logik de VEncyclopaedie. Ni l'un ni l'autre n'ont tenté de fondre en un seul ces deux exposés, ni ne se permettent, en général, le plus faible écart à l'égard du modèle.

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