Cf. chap. VI, p, 224, note
LES MODALITÉS 1)K l'iîXPLICATION SPATlALi: 305
à démontrer que ratome d'hélium entre dans la composition de substances qui, à tous autres égards, se comportent comme de véritables éléments chimiques et que, d'autre part, la particule électrique élémentaire, l'électron, constitue un composant de tous les corps sans exception. C'est à ces constatations que se rattache toute une série de spéculations modernes sur les atomes, cpii tendent à expliquer leur allinité et leur valence '. La conception la plus poussée dans ce domaine de la structure de l'atome chimique, celle où l'on aperçoit le plus clairement la véritable nature de ces hypothèses, c'est, semble-t-il, la théorie de Sir J. Thomson. L'illustre physicien se sert comme point de départ d'une curieuse expérience de Mayer, laquelle consiste à faire flotter, dans un vase d'eau, un certain nombre d'aimants minuscules placés dans des bouchons. Si l'on agite le liquide, on voit ces aimants, au bout de peu de temps, s'ordonner en figures régulières, dont la l'orme est fonction de leur nombre. Ainsi, en ajoutant un ou plusieurs aimants, on voir généralement la figure de l'arrangement se modifier d'une manière complète. Mais, fait remarquable, si l'on s'applique à observer la série entière de ces figures, en n'ajoutant chaque fois qu'un seul petit aimant, on voit des figures semblables et qui ne diffèrent en quelque sorte que par les dimensions, c'est-à-dire par le nombre des aimants qui les composent, reparaître de temps en temps, séparées, dans la série, par des figures entièrement dissemblables. C'est ce qui expliquerait que, dans le systèma périodique de Mendéléef, des éléments présentant des propriétés très analogues apparaissent de distance en distance séparés par d'autres dont le caractère est très différent. Il saute aux yeux que nous nous trouvons là en présence d'une explication par des figures géométriques du type le plus pur, les propriétés des élém3nts chimiques étant ramenées à celles que peuvent présenter les arrangements dans l'espace, c'est-à-dire devant s'expliquer par les propriétés de