‹ De l'explication dans les sciencesChapitre 14 sur 123 · Montaigne, E.ssai's, Paris, Flammarion, vol. IV, p · texte numérisé non relu

Montaigne, E.ssai's, Paris, Flammarion, vol. IV, p

i. Pascal, Pensées et opuscules, éd. Brunsclnvicg, Paris 1917, p. 514. 5. B. Spi.noza, Ethique, livre IV, prop. xxvi (éd. Appuhn, p. 469).

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scionco, c'est uni((ut'm(Mil riioniicur d^' l'ospiil Ijumain ' » ot INI. Lowcll, le célclji\' aslroiiomi^ amc'ricain, définit : « L'objet entier do la science est d'expliquer et de rendre plus compréh;*nsible l'univers qui nous entoure *. » Aufçuste ('omte, tout en ni* niani pas absolument cet esprit do curiosilé seienliliquo, déclare que co penchant est « un des moins impérieux de notre nature ». C'est la conséquence inévitable de son système et c'est là que l'erreur psyéliolop:ique éclate, car cette soii' de savoir, chacun de nous la sent en lui-même. C'est au point que Littré, dans la Préface d'un discij}le au Cours, ne croit pas pouvoir maintenir, sur ce point, l'enseignement do son maître. Il ne conteste pas « que l'objet (de la science idéale) est de satisfaire à un besoin de l'esprit humain porté par une impérieuse nécessité à affirmer le dernier mot des choses ou, tout au moins, à le chercher » et que c'est là « un fait d'observation prouvé par l'étude de chaque époque, de chaque peuple, de chaque individu ; il n'est pas permis de refuser de l'apercevoir ; c'est ici un fait comme tant d'autres, son existence nécessaire dispense d'en discuter la légitimité ». Il plaide seulement pour qu'on reconnaisse qu'en se livrant à ces recherches, on essaie « inutilement de résoudre d'insolubles problèmes ^ ». Cela se peut, mais ce n'est pas là la question et d'ailleurs Comte, on l'a vu, a présenté les fondements du positivisme d'une manière toute différente.

Que si l'on veut connaître l'avis, sur ce point, de savants autorisés, on n'a que l'embarras du choix ; nous nous contenterons de citer un petit nombre de passages d'auteurs à peu près contemporains à Comte ou postérieurs. Cuvier, dans la préface à sa grande œuvre, les Leçons dUinatoinie comparée, affirme que « les faits appellent les faits. Quelque riche qu'on en soit, on en désire toujours * »; Claude Bernard parle de « l'excitation constante

1. Enriques, La critique des principes et son rôle dans le développement des mathématiques, Scientia, XII, 2, 1912, p. 78.

2. P. LowELL, The atmosphère of Mars, Scientia, XIX, 1" janvier 1916, p. 19-

3. Auguste Comte, Cours de philosophie positive, i' éd. , Paris, 1877, p.xxxv.

4. Georges Cuvier, Leço/is d'anatomie comparée, Paris, 1805(an XIV), p. x.

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