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Goblot, Traité de logique, Paris, 1918, p

114 LA MARCHE DE l'eXPLIGATION

consécpience que nous aurions la tendance de nous servir, pour celle-ci, d'un terme qui tend manifestement à la confondre avec ce qui est postérieur dans le temps. Peut-on vraiment considérer que cette circonstance purement extérieure suffit il expliquer un phénomène aussi anormal, aussi nettement caractérisé et aussi général du reste, puisque, comme M. Goblot le constate, il se reproduit à peu près dans toutes les langues? D'autant que, comme il est aisé de s'en rendre compte, la circonstance en question ne constitue en aucune façon un trait véritablement essentiel de cette relation logique. On ne saurait prétendre, en effet, que la notion de la conséquence s'offre toujours à notre esprit postérieurement à celle de sa raison. Cela est vrai, sans doute, comme le dit M. Goblot, du raisonnement discursif développé ; là nous énoncerons certainement l'antécédent logique avant son conséquent. Mais ce n'est pas par là (M. Goblot, dont la théorie tend en général à réduire, dans le raisonnement, l'importance du syllogisme, le sait mieux que personne) cpie notre pensée a commencé. Tout au contraire, elle a commencé par chercher et, dans l'immense majorité des cas, par chercher l'explication d'un phénomène. Sans doute, n'y a-t-il pas là une règle sans exception, et M. Goblot a-t-il parfaitement raison de traiter d'erreur l'affirmation selon laquelle l'induction aurait « toujours et nécessairement pour but de découvrir la cause d'un fait donné S>. Il arrive certainement qu'on cherche les effets d'une cause donnée ; ainsi un chimiste, ayant réussi à produire, par la synthèse, une combinaison nouvelle, pourra chercher si elle n'est pas susceptible d'être utilisée comme agent thérapeutique, comme colorant, etc. Mais ce sont là des cas, sinon véritablement rares, du moins beaucoup plus rares que ceux où la recherche part du fait qu'elle entend expliquer : Platon nous l'a dit, la science a pour point de départ l'étonnemcnt, et l'affirmation de Riemann aboutit à la même conclusion. M. Goblot lui-même constate que l'erreur rele-

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