‹ De l'explication dans les sciencesChapitre 48 sur 123 · GoBLOT, l. c, pp. 165, 256 et suiv · texte numérisé non relu

GoBLOT, l. c, pp. 165, 256 et suiv

2. Au sujet du sens précis que nous attribuons à la première syllabe de ces termes de panlogisme et de pantnathématisme , on voudra bien se repor-

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chose en soi, est mathématique et n'est que mathématique. Tout le réel se compose uniquement de figures de géométrie '. Et, bien entendu, tout est aussi rationnel, ou du moins tout ce qui est véritablement réel ; ce qui n'est pas rationnel est en quelque sorte en dehors de l'univers, cela n'est pas connaissable, étant régi par le hasard seul "-

A la Renaissance, le péripatétisme subit une éclipse, et c'est le mathématisme qui revient en honneur. Descartes le réduit en système ; chez lui la mathématique est au centre de tout et doit suffire à tout. Dès lors aussi, évidemmeDt,tout ne peut être que rationnel et l'on doit pouvoir arriver à la physique par la déduction — mathématique cette fois — en partant de certains principes. Ainsi le panlogismc péripatéticien et le panmathématisme et panmécanisme platonicien et moderne se rencontrent dans cette foi en la rationalité complète et, partant, en la déductibilité de la nature.

Sans doute, antérieurement encore à Descartes, Bacon avait proclamé l'avènement d'une science toute différente, fondée sur l'expérience et où la déduction, sous quelque forme que ce fût, ne pouvait jouer qu'un rôle entièrement subordonné. Mais sa doctrine a, en réalité, exercé fort peu d'influence sur la marche de la science, aussi bien à l'époque de la Renaissance qu'aux siècles suivants '. Le parti-pris anti-déductif de l'illustre chancelier était par trop contraire aux tendances intimes^de l'époque et, ajoutons-le (quoique ce soit un immense mérite de sa pai't d'avoir tenté cette réaction, en partie certainement justi-

ter au chap.XlV (pp. 139 etsuiv.). Pour ce qui concerne le panmathématisme considéré en tant que panalffébrisme ou pangéomélrisme, cf. chap. XV, p. 204.

1. On a, sans doute, interprété parfois la pensée de Platon, en ce qui concerne son panmathématisme, d'une manière toute différente. Nous n'avons aucune compétence pour nous prononcer dans le débat, nous nous contentons (en nous bornant aux philosophes contemporains) d'invoquer l'autoritéde MM.BRUNscHvicG(Les étapes de la philosophie mathématique, Paris, 1912, pp. 43 et suiv.) ; UoBiy (Etudes sur la siffnification et la place de la phi/sique dans la philosophie de Platon, Paris, 1919, passim et notamment pp. 38, 49, 60, 64, 74) et Buhnet (Greek Philosophy, Londres, 1914, p. 312).

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