Driesch, op. cit., p
3. CouTURAT, Revue de Métaphysique, 1904 (compte rendu du Congrès de Genève), p. 1059.
l'idemiti'; kv l'identification 159
préroi'inalion. On eu arrive à ligui'er les spermatozoïdes avec des tètes humaines '.
Cerles, les ])ioloii;isles de noli'e époque se ^garderaient l)ien de tomber dans des excès de ce genre. Mais qu'ils soient animés de tendances qui approchent fort celles de ces ancêtres, c'est ce que des observateurs attentifs ont fort bien distingué. Le Dantcc *, F. Houssay * et M. Appuhn *, quelles que soient les divergences qui les séparent, s'accordent parfaitement sur ce point, et M. Prenant, après avoir passé en revue les théories modernes de l'hérédité et les éléments plus ou moins figurés dont elles supposent la persistance, tels que les gemmules de Darwin, les pangènes de De Vries, les unités physiologicpies de Spencer, les micelles de Naegeli, les biophores de Weissmann, etc., constate de même que « nous voilà presque revenus au temps des querelles entre ovistes et spermistes " ». M. Jaccfues Loeb, l'illustre biologiste américain, ne craint pas non plus l'idée de la préformation. En traitant des conceptions de la « nouvelle embryologie », l'auteur de la découverte de la fécondation artificielle se sert à plusieurs reprises du terme et montre ce qui, d'après nos idées actuelles, pourrait se trouver préjormé dans l'œuf et dans l'ovule \ Un autre biologiste américain, M. Bateson, en commentant les suppositions sur lesquelles sont fondées les conceptions mendéliennes qui, comme on sait, comptent de très nombreux adhérents parmi les biologistes contemporains, déclare que la grande difficulté à laquelle se heurtent ces théories consiste dans l'origine des caractères dominants. On arrive à concevoir que ces caractères ont existé depuis l'aube de la vie, ce qui constitue « une réhabilitation vraiment extraordinaire » des vieilles Ihéo-