‹ De l'explication dans les sciencesChapitre 75 sur 123 · Cf. Identité et réalité, p · texte numérisé non relu

Cf. Identité et réalité, p

2. D.-F Strauss, Gesammelte VVerfce, Bonn, 1876, vol. VI, p. 269. — Tre.n- DELENDURG aussi déclarc que « l'activité des nerfs sensoriels n'a pu être jusqu'à ce jour réduite à du mouvement ». {Logische Untersachungen, vol. I, p. 209.)

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phono, dont le récepteur repioduil le son pnmilif, lequel il e. 'pendant voyagé le long du lil sous une tout autre forme ; alors que, pour M. Boutroux, comme pour M. Bergson, le mouvement, que nous supposons simple, est au contraire complexe et que nos organes en tirent en quelque sorte des éléments divers qui y préexistent déjà \ Aucune de ces conceptions n'a exercé le moindre effet sur la marche de la science.

Convient-il d^ s'étonner de cette opposition ? 11 nous semble au contraire que le sentiment d'où elle émane n'est point trop difficile à discerner. C'est, en effet, tout simplement la foi profonde et indestructible en l'explicabilité, la rationalité de la nature. La philosophie tout entière peutelle, au fond, être autre chose qu'une tentative d'établir cette rationalité ou du moins de s'en approcher le plus (|u'on peut? Et dès lors le fait d'accepter l'existence, dans la nature, d'un élément radicalement irréductible à l'égard de notre raison, inexplicable, irrationnel, n'équivaut-il pas, selon la forte expression d'un philosophe anglais contemporain, à une sorte de suicide de cette raison ellemême ? La philosophie moderne, comme le constate M. Burnet, a dû, à rencontre de l'ancienne, se soumettre à cette dure extrémité ', mais sa résistance devant des constatations de ce genre, quand elles lui viennent du dehors, n'est que trop naturelle.

Tout autre qu'envers cet irrationnel de la sensation a été l'attitude de la science à l'égard d'une autre constatation du même ordre, à savoir celle ayant trait à l'action transitive. Cette action, la science non seulement ne l'a pas exclue du domaine des théories explicatives, mais elle en a fait, en quelque sorte, le fin fond de ces théories puisque, nous l'avons vu, toute explication mécanique repose, en définitive, sur le choc. Mais nous avons cons-

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