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Brum, Compte rendu dans Scientia, IV, 1908, p

2. Ainsi Van't Holf, qui était cependant lié à M. Ostw'ald par des camoa

fond h"'"™"^' ^'?''''"^ ^''"'^^ appartenant plutôt au premier JuCL çond de ces deux clum.stes), s'est séparé nettement de lui lorsqu'il l déclaré la guerre à l'atomisme. En 1906, Van't Hoff a affirmé,, au congrls de vSnne! que 1 atomisme rendrait encore de grands services (Bbuni. La chimie physique dans ses rapports, etc. Scientia, VI, 1909, p. 60). Cf. sur le peu de consistance que présente, dans le système de M. Ostwald, la définition des éléments au point de vue des lois de la composition chimique, A Wer.neb wicr^l9ir''''''''>"""^''' ''"'' '^"" ^'*'"''' '^"" ^"«''5ra«isc/iea Chemie, Bruns-

il4 LA MARCHE DE l'eXPLICATION

dans un volume de gaz (le « nombre d'Avogadro ») n'avait attiré que peu d'attention. Les physiciens reprochaient à ce calcul de nécessiter des hypothèses multiples * et ne croyaient guère que l'on eût atteint par là la « réalité moléculaire », pour nous servir de l'expression de M.Perrin. De même, la démonstration si probante, par laquelle M. Gouy établit, en 1888, la véritable nature du mouvement brownien, n'eut d'abord que peu de retentissement. Cependant, peu à peu, l'opinion savante commença à s'émouvoir, surtout lorsque les conceptions atomistiques reçurent un appui d'un côté où l'on ne s'.attendait guère à le voir paraître, à savoir du côté des théories électriqnes. Helmholtz avait, dès 1881, émis cette opinion que l'électricité pourrait présenter une structure atomique *, mais elle n'eut d'abord aucun succès. Ce n'est que bien plus tard que toute une série de découvertes, et notamment la célèbre expérience de M. Millikan (où l'on constate, par l'observation directe d'une gouttelette suspendue dans un gaz, que la charge électrique passe, de façon discontinue, d'une valeur à une autre), imposèrent cette manière de voir '. Dès lors, évidemment, la conception atomistique en général acquérait un nouveau crédit. On a vu que Lucien Poincaré, avec une grande perspicacité, signalait ce mouvement de l'opinion savante dès 1898, témoin d'autant plus impartial que la chose lui parut regrettable *. Il ne fut pas seul de son avis et encore après que MM. Einstein et Smoluchowski eurent développé, presque simultanément, la théorie quantitative du phénomène (en 1903 et 1906), quand une première vérification cinématographique, entreprise par M. V. Henri, donna des résultats négatifs, « les physiciens les plus attachés à la théorie cinétique »

1. J.Perrin, Les preuves de la réalité moléculaire {Les idées modernes, etc.) Paris, 1913, p. 5.

2. E.-ï. Whittaker, a History of the Théories of Aether and Electricity, etc, Londres, 1910, p. 397. Il est à remarquer que c'est de cette déclaration de Helmholtz (faite dans une conférence à la Société chimique de Londres) que M. Whittaker date le commencement de la renaissance de la théorie atomique.

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