‹ De l'explication dans les sciencesChapitre 94 sur 123 · LoEB, ih,, Y · texte numérisé non relu

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3. Claude Bernard, Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, éd. Sertillanges, Paris, 1900, p. 320.

242 LA MARCHE DE l'eXPLICATION

Claude Bernard qui avait raison et à l'heure actuelle l'opinion prévaut que les micro-organismes eux-mêmes n'agissent que par le moyen de substances solublcs, dépourvues d'organisation, qu'ils excrètent.

Il faut considérer comme le point de départ des découvertes sur l'énergie animale le fameux travail de Lavoisier et Laplace sur la respiration, auquel d'ailleurs, selon le témoignage autorisé de M. Loeb, « se rattachent, directement ou indirectement, toutes les découvertes réellement importantes dans la chimie biologique ' ». On connaissait donc, depuis ce moment, la source d'où provient la chaleur animale. Et comme on savait, d'autre part, par l'exemple des machines thermiques, qu'à l'aide de la chaleur on pouvait créer du travail mécanique, le fait que l'animal en produit ne paraissait plus aussi énigmatiqne. Mais, comme pour la synthèse chimicjue, il semblait que le procédé mis en œuvre par l'organisme n'eût rien de commun avec celui employé par l'homme. Depuis qu'on avait appris, par la découverte de Carnot, qu'une chute de température était indispensable au fonctionnement de la machine thermique et que le rendement était en proportion de cette chute, la divergence apparaissait comme plus considérable encore ; car il n'y a, à l'intérieur de l'organisme animal, que des différences de température intimes, et le rendement de ce moteur en énergie est cependant très supérieur à celui du meilleur moteur thermique. Mais là aussi les découvertes des derniers lustres sont venues apporter sinon une solution, du moins l'espoir d'une solution. Nous ne savons pas encore comment l'organisme s'y prend pour transformer l'énergie chimique des aliments en énergie mécanique des muscles, mais nous connaissons des transformations analogues s'accomplissanl dans des conditions qui ne diffèrent pas essentiellement de celles qui existent à l'intérieur du tissu. Ce sont le processus de « l'imbibition » d'Engelmann, celui de d'Arsonval et d'Imbert, qui utilise la tension superficielle, celui de

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