CHEMIN DE FER D ORLEANS
SIBFACE.
Gare des voyageurs de Paris 8\00
Gare des marchandises dlvry 22 50
Ateliers d'ivrv 10 00
Total 40 S 50
Les gares des villes de province exigent aussi des surfaces considérables :
A Lyon, il y a cinq gares : à Vaise, à Perrache n" 1 et Perrache n° 2, à la Guillotière, aux Brotteaux ; leur surface occupe plus de 70 hectares.
Les gares d'Épernay, Nancy, Tours, Orléans, Bordeaux, occupent chacune de 10 à 13 hectares.
Des gares qui n'ont point de trafic propre important, mais qui sont utilisées pour le garage et la formation des trains à l'origine des lignes d'embranchement, comme Creil, Montereau, Saint-Germain-des-Fossés, le Guétin, Blesmes, exigent 5, 0 et même 7 hectares.
Les longueurs dévoies que nécessite chaque grande gare sont énormes : à Paris-la-Villette, il y a 37 kilomètres de longueur de simple voie, 514 plaques tournantes et 101 changements de voies.
Pour les personnes qui ne se représentent point la superficie déterminée par les chiffres qui précèdent, nous donnerons la superficie d'un certain nombre de places publiques ou d'établissements connus :
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CONSIDÉR-VIIONS GÉiNÉRALES. 49
Champ de Mai s 40''
Place de la Concorde 4
Jardin du Palais-Royal 2
Place Royale 2
Esplanade des Invalides 8
Entrepôt des vins 15
Jardin des Tuileries 16
Place du Carrousel 7
§ 2. — Matériel roulant.
Le matériel roulant nécessaire à l'exploitation d'un grand réseau comprend trois grandes divisions :
Les machines locomotives avec leurs tenders ;
Les voilures et wagons nécessaires au service des voyageurs ;
Les wagons à marchandises.
On formerait une quatrième division, que nous ne mentionnons que pour mémoire, de l'outillage des ateliers de réparation.
1" Machines locomotives. — NouS UC UOUS OCCUpOUS qUC de
la question du nombre des machines locomotives en service, et nous supposons résolues toutes les questions relatives au choix à faire entre les divers modèles proposés pour répondre aux besoins de l'exploitation. Nous rappellerons seulement que ces divers modèles doivent rentrer dans l'un des cinq groupes ciaprès :
1" Machines à grande vitesse, à roues libres, pour les trains express ;
T Machines mixtes, à quatre roues couplées ;
5** Machines ordinaires à marchandises, à six roues couplèec ;
4" Grosses machines à marchandises pour trafics exceptionnels, types Engerlh, Beugniot, Petiet ;
5° Machines de gare.
L'expérience a pu seule indiquer quel était le nonibie de ma-
50 Di: L-E\PLOIT.\T10.N liKS CHEMINS DE FEU.
chines nécessaires à l'exploilalion des réseaux, et nous extrayons des diverses publications officielles les renseignements suivants.
Nombre de machines possédées par les compagnies françaises au 31 décembre 1865 :
Nord 549
Est 762
Ouest 514
Faris-Lyon-Mi-dilenaiitr 1,26'2
Orléans 090
Midi 287
ToTAi 4,064
Soit par kilomètre exploité 0,54, ou une machine pour 5 kilomètres.
Z %'oitures et ««aguns ni^cessalres an serwîce des voyageurs. —
Les voilures et wagons nécessaires au service dos voyageurs comprennent les types suivants :
Voitures de l"" classe;
— de 2*" classe ;
— de 5" classe ;
— mixtes, c'est-à-dire contenant habituellement deux classes :
fourgons à bagages ;
Trucks à calèche ;
Écuries.
Nous mentionnons pour mémoire seulement les voitures ex- (îeptionnoUes, telles que voitures-salons ou terrasses, qui ne ligureiil que pour des chiffres insignifiants dans l'effectif appartenant à chaque compagnie.
Nous rechercherons également dans l'étude des faits les résultats que l'on peut formuler sur le nombre de voitures nécessaires au service. Le tal)lcau ci-après indique reftcclif au décembre 18t»5 :
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a' Wagons à niarciiaiidises. — Pciidaiit plusicurs aiinées on a cherché à approprier les wagons à marchandises aux divers besoins du trafic, et l'on a consiruit un assez grand nombre de types. On n'a pas lardé à reconnaître que cette spécialisation, bonne en théorie, ne préseniait aucun avantage dans la pratique. Les réseaux communiquent tous les uns avec les autres, plusieurs compagnies françaises ont leurs voies soudées à des lignes étrangères, et le matériel roulant se répartit, s'éparpille presque sur des surfaces très-étendues de territoires. Pour ne citer qu'un exemple, la compagnie de l'Est a chaque jour 3,000 véhicules, qui lui appartiennent, en service sur des lignes étrangères à son réseau, et, par contre, 5,000 véhicules qui ne lui appartiennent pas circulent sur ses voies. Dans de semblables conditions la spécialisation n'est plus possible, et les wagons que l'on a construits pour un transport particulier font presque toujours défaut.
Les compagnies sont donc toutes arrivées à n'avoir que trois ou quatre types, pour le transport des marchandises :
Le wagon fermé pour le transport des objets qui craignent la mouille (une disposition particulière permet d'employer ces wagons pour le transport des bestiaux) ;
Le wagon plat pour le transport des objets qui n'ont pas besoin d'être abrités ou qu'une bâche suffit à préserver;
Le wagon à houille ou à minerai ;
Le wagon à coke.
Proportion (Ian<« l'effectif du nombre de «valons munis de
rrein!«. — Lcs tablcaux ci-après indiquent ce matériel possédé par les compagnies françaises au 31 décembre 1865 ; nous n'avons pas distingué les modèles, nous avons indiqué seulement le nombre de wagons munis de freins et le rapport entre ce nombre et le nombre lolal des véhicules.
DÊSlO.NAUii.N