TABLEAU DES CAUTIONNEMENTS
1,800 fr. Receveurs ou receveuses ayant un traitement supérieur à 5,000 fr.; caissiers, chefs de service, agents en douane, garçons de receltes.
IjSOOl'r. Cliefs de gare ayant un traitement égal ou supérieur à 5,000 fr.; receveurs ou receveuses ayant un traitement supérieur à 2,500 fr. jusqu'à 5,000 fr., inclusivement; sous-caissiers, représentants de la compagnie, agents aux recouvrements, garde-magasins.
l,200fr. Sous-inspecteurs, chefs et sous-chefs de gare, chefs et souschefs de station ayant un traitement de 2,400 fr . à 5,000 fr. , inclus; receveurs ou receveuses ayant un traitement supérieur à 2,000 fr. jusqu'à 2,500 fr., inclus; facteurschefs, sous -chefs facteurs, facteurs de ville, facteurs passe-deboutiers.
i,000fr. Receveurs ou receveuses ayant un traitement supérieur à 1,500 fr. jusqu'à 2,000 Ir., inclus; chefs el sous-cliefs (le manutention ayant un traitement égal ou supérieur à 1,800 fr.
900 fr. Chefs de gare, sous-chefs de gare, chefs de station, souschefs de station, intérimaires ayant un traitement de 1,800 fr. inclus à 2,400 fr. exclus.
000 fr. Chcl's et sous-cliefs de gare et de station intérimaires ayant un traitement inférieur à 1,800 fr., inclus; receveurs ou receveuses ayant un traitement inférieur à 1,500 fr., inclus; chefs et sons-chefs de bureau, employés principaux, employés, facteurs enregistrants, facteurs aux écritures ayant un traitement de 1,200 fr. et au-dessus; chefs et sous-chefs de manutention ayant un traitement inférieur à 1,800 fr.; contrôleurs de route, chefs de train, camionneurs, agents aux recherches.
500 fr. Brigadiers des sous-f:icteurs, à Paris.
ôOOfr. Employés, facteurs enregistrants, facteurs aux écritures ayant un traitement au-dessous de 1,200 fr. ; facteurs, facteurs peseurs, facteurs aiguilleurs, chefs et sous-chefs d'équipe, surveillants, gardes de nuit, garde-freins, concierges, emballeurs, contrôleurs d'omnibus, sous-brigadiers des sous-facteurs de Paris.
200 fr. Cochers d'omnibus, à Paris.
lOOfr. Sous-facteurs de Paris, chefs déballe.
Renibonrsenient des pièces fausses acceptées par les receveurs.
— Les receveurs, chargés de la vente des billets de voyageurs, doivent opérer la distribution de ces billets avec une extrême rapidité, et ils sont exposés à commettre des erreurs dans le maniement de la monnaie et à recevoir des pièces fausses. La compagnie n'a pas voulu laisser ces agents victimes de cette dernière cause de pertes, et chaque année elle rembourse aux receveurs la valeur des pièces fausses qu'ils ont reçues et qu'ils représentent ; les remboursements faits depuis six ans se sont élevés à 1 ,7C0 fr., soit environ ÔOO fr. par an, ce qui est absolument insignifiant pour la compagnie, dont les recettes annuelles s'élèvent à près de 100 millions.
imiemiihés «le caisse. — Dcs indemnités de caisse ont été également accordées aux comptables chargés de grands manie-
nicnts de fonds. Ces indemnités s'élèvent à 14,800 fr. pour 140 agents; elles permettent d'exiger une régularité absolue dans la vérification des comptes, et diminuent les tentations dont sont trop souvent assaillis les agents comptables, quand ils découvrent une erreur suffisante pour compromettre la moindre partie de leur traitement.
Gratifications. — Enfin dcs gratificatious sont accordées soit à la fin de chaque année, soit en cours d'exercice, à ceux des agents que recommandent des services exceptionnels : économie l'éalisée dans le service d'une gare, trafic nouveau acquis à la compagnie, travail spécial dans un encombrement de gare, affluence considérable de voyageurs ou de marchandises pendant une certaine période. L'ordre et la régularité en service ordinaire ne dispensent pas les agents de faire preuve d'initiative et d'énergie dans les circonstances extraordinaires, qualités que les grandes compagnies savent apprécier et récompenser.
Des gratifications régulières sont accordées tous les ans aux aiguilleurs, aux chefs et sous-chefs d'équipe ; tous les deux ans aux agents des trains qui n'ont pas eu de punition dans celte période.
t^ 5. — Mesures diverses prises par la compagnie de l'Est pour améliorer la position des agents des divers services de l'exploitation. — Caisses de secours et de retraite.
Aucune question ne doit, à notre avis, préoccuper à un plus haut degré les chefs d'industrie que celle des secours à assurer aux agents malades, blessés, infirmes et âgés. Quand le travail est régulier et que tous les membres d'une môme famille sont en bonne sanlé, le salaire de l'ouvrier et ce que peut y ajouter la femme ^ suffisent à l'entretien du ménage ; mais lorsque surviennent la maladie, les blessures, les infirmités, lorsque arrive l'âge, cet équilibre si laborieusement obtenu est
' Le seul travail qu'il serait l)0;i de demander à Li fenune, c'est le travail à l'inléiicur de la maison, — soins à donner aux enfants et au ménage proprement tlit Le travail ù l'extérieur ne devrait être que rexcejitiMi).
rompu, et la misère frappe pour do longues périodes, souvent même pour le surplus de leur existence, des honnnes lioimèles et dignes du plus grand intérêt.
Il serait très-intéressant de rechercher et de comparer tout ce qui, en vue de porter remède à une situation souvent si douloureuse, a été fait par les grandes sociétés industrielles, et notamment par les diverses compagnies de chemins de fer. Nous pensons qu'un grand progrès a déjà été accompli ; il faudrait un volume pour indiquer tout ce qui, de tous côlés, a été proposé et réalisé ; nous nous contenterons d'indiquer ce qui a été fait et tenté jusqu'à ce jour par la compagnie de TEst.
La position des agents peut être améliorée à deux points de vue : pendant leur service même quand ils sont en bonne santé, pendant les interruptions causées par la maladie, les accidents et làge.
Dans la première période, la plus longue, une grande coïiipagnie peut, par un certain nombre de mesures relativement peu coûteuses, eu égard aux moyens dont elle dispose, diminuer les charges qui pèsent sur toutes les familles. Nous voulons parler de tout ce qui a rapport au logement, à l'habillement, au chauffage, à l'éclairage, à diverses dépenses de déplacement, etc., etc. Souvent même des mesures qui ne coûtent absolument rien à une grande compagnie de chemins de fer, suffisent à diminuer beaucoup une des grandes difficultés de la vie ; nous citerons à ce sujet la possibilité de demeurer dans la banlieue d'une grande ville. «
Dans la seconde période, celle de l'interruption du travail, la compagnie de l'Est a pensé qu'elle ne devait pas agir seule, et que si elle regardait comme une obligation de venir au secours de ses agents, ceux-ci devaient considérer également comme obligatoire une certaine épargne. Les secours distribués en cas de maladie, de blessures, d'infirmités, proviennent aussi de deux sources distinctes : la première, alimentée par la compagnie elle-même, agissant comme tutrice de ses agents;
CO>^SIDÉRATIONS GÉNÉRALES. 101
la seconde, provenant de retenues imposées aux employés par les règlements de la compagnie, règlements porlés à leur connaissance au moment de leur admission et librement acceptés par eux.
Nous envisagerons successivement ces deux périodes.
PREMIÈRE PÉniODE
MEïURES PRISES TOUR AMÉLIORER LA POSITION DES AGEMS PEXHANï I.EU1! SERVICE.
Chauffage et éclairage. — Daus IcS garCS Ct StatlonS IcS SallcS
d'attente destinées au public, les bureaux des divers agents doivent êlre chauffés 6ux frais de l'administralion du chemin de fer. La compagnie de TEst a pensé que ce serait exposer ses agents à des tentations de fraude que de leur imposer l'obligation de se fournir de combustible et d'huile, à ciMé des approvisionnements de ces matières destinées au service de la gare. Elle a en conséquence décidé que tous les chefs de gare, ainsi que les chefs de dépùl, seraient chauffés et éclairés gratuitement, et dans l'appréciation du compte des matières nécessaires à une gare ou à un dépôt pour ces deux besoins, on compte le foyer et la table du chef de gare.
On n'a pas évalué directement le montant de cette dépense. Nous croyons que le chiffre en est peu considérable ; mais dans tous les cas elle contribue dans une large proportion au bien-être d'un grand nombre d'agents, qui se trouvent ainsi logés, chauffés et éclairés gratuitement.
Habillement. — Tous les agcuts d'uu chcmiu de fer qui, par leurs fonctions, doivent être en contact avec le public, sont en uniforme, et on comprendrait difficilement, au moins en France, qu'il en fût autrement. Généralement cet uniforme est à la charge des agents, et les compagnies n'interviennent que pour assurer aux divers fournisseurs le payement des sommes qui leur sont ducs ; ce payement s'effectue à l'aide de retenues mensuelles.
La compagnie de l'Est a pris une mesure plus libérale en picnniil ù sa charge les deux tiers environ de la dépense de l'habillement de ses agents; le surplus est fourni par les agents à l'aide d'une retenue fixe de 3 p. 100 sur leur traitement : ainsi pour 45 fr. par an un chef de gare qui louche 1,500 fr. reçoit un uniforme complet dont l'entretien seul est à ses frais. Le renouvellement est effectué par la compagnie, chaque année pour les pantalons, vestes, gilets, redingotes et casquettes; tous les deux ou trois ans, selon la fonction, pour les cabans. Au troisième renouvellement, les agents peuvent disposer des vêtements de la première mise pour habiller leurs enfants, mais ils doivent toujours avoir deux vêtements complets.
Cette mesure constitue pour les agents du service actif une amélioration de situation très-appréciable; mais la compagnie de son côté est en droit d'exiger de tout son personnel une tenue irréprochable devant le public, et elle ne songe pas à modifier une organisation déjà ancienne, bien que la dépense qui en résulte soit assez considérable, ainsi que le démontrent les chiffres ci-après, spéciaux au service de l'exploitation :
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