‹ De l'exploitation des chemins de fer (volume 2)Chapitre 73 sur 81 · KILOM · texte numérisé non relu

KILOM

5" classe, en France 1" série.

4" classe, en France 2'= série.

3« classe, en France 3" série.

2* classe, en France 4" série.

isolasse, en France 5« série.

Classe spéciale

Minerai class

NoT.\. — Les prix pour une distance supérieure à 80 kilomètres ne peuvent être inférieurs au prix payé pour 80 kilomètres. C'est l'inverse de la clause française.

En résumé, dit M. Moussette, en prenant le trafic des mar< chandises de classes et des parcels de petite vitesse dans son ensemble pour toutes les lignes anglaises, on arrive à ce résultat, que le tarif moyen perçu est d'au moins 0 fr. 12 par tonne et par kilomètre.

Sur le réseau du Great-Northern, ce tarif moyen est de près 0 fr. 16.

Sur les lignes françaises la moyenne des prix perçus pour les marchandises de cette nature varie entre 6 et 9 centimes au plus. Nous avons fait le calcul exact pour les deux compagnies du Nord et de PEst en 1 865 en défalquant les marchandises de la minerai class, houille, coke, pierres *, etc.

* 1865. Compagnie Du^■oKD. Marcliandiscs en général, houilles déduites. 0,0874

— Houilles et cokes 0,0559

— Taxe moyenne applicable à tout le trafic. . 0,0605 1805. Compagnie de l'Est. Marchandises en général, houdles déduites. 0,00185

— Houilles et cokes 0.04410

— Taxe moyenne applicable à tout le trafic. . . 0,05729

Le Nord a perçu un tarif kilométrique moyen de 0,0874 ; L'Est de 0,0005.

D'aussi grandes différences de prix permetfent aux compagnies anglaises défaire, pour le transport des marchandises, 'des sacrifices qui seraient impossibles aux compagnies françaises. Comme on le voit, il est difficile de comparer deux choses aussi dissemblables que les transports des marchandises tels qu'ils s'exécutent dans ces deux pays.

En France, la réglementation la plus minutieuse préside à tout, dispositions des gares, marche des trains, tarification. En Angleterre, liberté absolue de s'entendre est laissée aux compagnies et au public.

Les conséquences de ces deux systèmes fondés sur les habitudes des deux peuples ont conduit à des résultats trèsopposés.

En France la marchandise voyage lentement, mais elle paye très-bon marché ; de plus, elle séjourne dans les gares par la volonté du destinataire qui est armé du droit de convertir ces gares en lieux de dépôt pendant un temps illimité d'abord, mais que le gouvernement a dû limiter à cinq jours.

En Angleterre, la marchandise voyage très-vite, mais elle paye très-cher et jamais elle ne séjourne dans les gares.

Les gares anglaises sont infiniment plus petites que les gares françaises, et si le droit de séjour dans les gares n'est pas modifié, les compagnies françaises sont exposées à donner à leurs établissements des agrandissements sans limites.

D'un autre côté, le rôle des compagnies anglaises pour le transport de la houille et des marchandises de la classe minérale se réduit à celui de simple entrepreneur de traction. Les wagons sont la propriété des expéditeurs ; ils sont chargés hors du terrain du chemin de fer, et les compagnies anglaises restent absolument étrangères aux difficultés et aux récriminations qui se reproduisent sur le continent chaque fois qu'il y a manque de wagons.

Sons doute il serait très-désirable qu'à sa grande vitesse l'Angleterre pût joindre le bon marché, et qu'au bon marché la France ajoutât la vitesse; mais ce sont deux conditions presque inconciliables, et dans l'état actuel des choses on peut dire que chaque nation a obtenu le résultat auquel elle attachait la plus grande importance.

§ 6, — Tarifs moyens perçus par les compagnies de chemins de fer et comparaison entre ces prix et les prix demandés par les anciennes entreprises de transport.

Prix kilométriques moyens perçus par les chemins de fer dans la dernière période décennale. — Ou a dit que l'on pouvait juger d'un arbre par ses fruits ; il est permis d'appliquer cette formule pour apprécier la marche suivie par les compagnies françaises pour la tarification des marchandises.

Nous avons fait connaître la progression inespérée que présentent les chiffres du tonnage transporté par tous les chemins français : il reste à montrer que les prix demandés ont été sans cesse en diminuant, et que toutes les combinaisons mises en œuvre par les compagnies ont amené dans les prix de transport un abaissement que les ingénieurs les plus expérimentés et les économistes les plus hardis n'osaient prévoir.

Le tableau ci-après indique les prix kilométriques moyens perçus parles six grandes compagnies dans la dernière période décennale 1856 à 1865 •

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