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5S DE L"i:\PLOIT\TION DES CHEMINS DE EEl;.
En présence de pareils chiffres, on comprend Timpossibilité absolue dans laquelle se trouvent les compagnies de faire des abaissements de taxes pour des marchandises à transporter à de petites distances : les frais relatifs aux gares de départ et d'arrivée font plus qu'absorber la perception faite pour le parcours proprement dit.
Les chiffres qui précèdent ne comprennent pas l'intérêt du capital engagé dans la construction des gares. Si on tenait compte de ce dernier élément, il faudrait, dans beaucoup de cas, doubler les évaluations que nous avons présentées.
§ 5. — Évaluation des recettes et des dépenses au train kilomètre.
On a, sur plusieurs chemins de fer, et notamment à l'étranger, rapporté les recettes et les dépenses de l'exploitation au train kilomètre, c'est-à-dire que l'on a divisé le chiffre total des recettes et des dépenses par le nombre de kilomètres effectués par les trains de voyageurs et de marchandises.
Peut-être ne convient-il pas d'attacher une grande importance à ce mode d'appréciation, parce que, dans un train contenant à la fois des voyageurs et des marchandises, il est très-difficile d'apprécier la part afférente à chaque nature de trafic; en second lieu, les nécessités de l'exploitation conduisent à affecter au service des voyageurs un nombre de trains très-supérieur à celui dont on devrait se contenter si l'on ne tenait compte que du nombre des voyageurs à transporter. Sur le réseau de Paris-Lyon-Méditerranée, par exemple, on ne saurait compai^er un train kilomètre, pris sur la grande artère de Paris à Lyon, à un train kilomètre des sections qui pénètrent dans les Cévennes et dans les vallées de l'Auvergne.
Nous extrayons des tableaux statistiques publiés par M. Hauchecorne les renseignements relalifs aux recettes et aux dépenses du train kilomètre pour l'année 186') :
ukci:tti:s i:t dI'I'Knsks.