‹ De l'exploitation des chemins de ferChapitre 41 sur 109 · C0.\ COURS AGRICOLES · texte numérisé non relu

C0.\ COURS AGRICOLES

Nous avons, lUms le chapitre précédent, envisagé les céréales au point de vue économique, et montré que, grâce aux chemins de ter, le problème de la répartition des céréales était complètement résolu. Dans ce chapitre, nous examinerons le rùle important que les chemins de fer remplissent dans la production des céréales, en permettant la diffusion des engrais et des amendements, et nous montrerons ensuite l'impulsion que les chemins de fer ont donnée à toutes les industries qui ont pour hase la culture du sol, les bestiaux, le lait, la bière, le vin, les denrées, elc. Enfin, nous indiquerons les facilités que les chemins de fer ont accordées pour l'organisalion des concours agricoles et le succès de ces réunions utiles.

g 1". — Tionspoil des engrais et des aiiiendenienLs.

Si l'enquête de 1859 a révélé l'existence, dans notre pays et à cette époque, d'opinions très-différentes sur la nature et l'importance des modifications à introduire dans l'ancienne législation sur les céréales, il n'en est pas de même en ce qui concerne les engrais et les amendements.

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A cel cgiiid, ((Mlles les déclaralioiis suiil iiiiaiiiiiics : la (|iiaiitilc «l'engrais doiil dispose le pays esl iiisuriisanlf, ou au moins on ne reelierelie pas assez les moyens {j'uliliser ceux (|nt' l'on possède; la cnllnrc esl diii^^ée dans une voie man- \aise; Ions les irais de eulluie sont des irais de jnain-d'anvre ; on travaille, on honleverse incessamment le sol, et on ne songe pas à lui restituer par l'engrais ou par ramcndenicnl les éléments qu'empoilent les léeoltes, etc., etc.

Ces doléances étaient fondées ; elles le sont encore sur inen des points. On ne sait pas assez que le seul moyen de dépenser pou par hectolitre est de dépenser beaucoup par hectare ; ce qu'il faut avant loul à ragriculiure, ce sont des engrais. Les ehemins de fer n'ont rien négligé pour assurer le développement des transports de ces substances si précieuses. Toutes les compagnies ont étudié les combinaisons les plus propres à assurer la répartition des engrais et des amendements sur tout le territoire de l'empire ; mais une des choses qui manquent à Tagriculture, c'est de savoir se servir des chemins de fer, c'est de savoir aclieter des engrais là où ils sont à bas prix, c'est de savoir enfin s'ail'ranchir des intermédiaires qui absorbent souvent, sous les titres les plus divers, commission, prime, affranchissement, débours, etc., une part considérable de la valeur de la marchandise, et qui rendent souvent stériles les abaissements de tarifs spontanément consentis par les compagnies. Nous ne citerons qu'un exemple de cette influence désastreuse des intermédiaires : en ce moment même, le bétail sur pied se vend très-mal, la viande reste chère ; dans quelles mains reste la différence?

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