‹ De l'exploitation des chemins de fer; leçons faites en 1867 à l'École impériale des ponts et chausséesChapitre 17 sur 52 · TRAITEMENTS · texte numérisé non relu

TRAITEMENTS

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Av«M« mmx mf^Êêm poor Aven Mllfi. — NoUS

avons vu comment, au moyen de la caisse de prévoyance, les

employés malades ou blessés recevaient les secours nécessaires. Xifus avons dil éguleinciit (■ommcnt,pur une interprétation libérale de l'article 20 de son lièglcment, certaines sommes étaient dépensées chaque année pour alléger les dépenses extraordinaires qu'entraînent pour les agents et employés souscripteurs, soit la* maladie de la femme ou des enfants» soit les décès sur-

m HE L'EXMorrÂîiON ( iii:mins dk feu.

venus dans la famille. Mais indépendamment de ces événements, à l'occasion desquels les chefs de service de la compagnie 6xent le montant des secours à accorder dans chaque cas

particulier, il se produit encore, dans la vie d'un eniployé, des ( ircoiibtaiict's dans lesquelles la disposiliori momentanée d'une petite somme peut lever bien des difticultés.

Des avances de 100 fr., 150 fr., quelquefois 200 fr., sont accordées parle directeur de Texploilation, aux agents qui justifient d'un besoin urgent, payement de dettes contractées avant l'entrée au service de la compagnie, termes de loyer arriérés, etc., etc. Ces avances sont l eiuboursées mensuellement jiar retenues faites sur le traitement, et depuis eiru] ans (pir tune- Lionne celle pclile caisse des avances, clic n'a épionvi'- qu'une perte de quelques francs occasionnée par le départ d'un agent.

Enfin dans certaines circonstances exceptionnelles, le conseil d'administration de la compagnie a, sur la proposition des chefs de service, accordé des avances de aOO fr., 1,000 fr. et même 2,000 ti ., pour aider des employés à exonérer leurs enfants de la conscription. Ces faveurs trés-rares ont été considérées comme la récompense de bons et anciens services. U n'est pas besoin de dire que les sommes ainsi avancées ont été et sont chaque mois scrupuleusement versées dans les conditions arrêtées au moment de leur allocation.

Pensions viu^«^r(><« Nt-r^icM pur la composnl*» d«* l'Ksi. — ■ La

profession d'employé de chemin de fer comporte malheureusement des dangers spéciaux et qui font chaque année des victimes trop nombreuses. Malgré les précautions les plus minutieuses, les avertissements incessants des chefs, les hommes oublient le danger qui les menace, et nous avons trop souvent à enre^^islrer la moi't d'un homme renversé par une machine ; quelquefois aussi des mécaniciens ou des agents des trains sont victimes d'accidents qu'il n'était pas en leur pouvoir d'empêcher. Quoique bien souvent la compagnie puisse invoquer le

CONSlDÉRATIOxXS GÉNÉRALES. 1$5

fa il incontesté de rimprudence personnelle des agents, elle n*a jamais refusé des secours soit aux. agents eux-mêines, s'ils survivent, soit à leur veuve ou & leurs enfants. Les pensions viagères ou secours annuels qu elle a payôs en

1865 s'élèvent à 67,477 fr. 2i c; ils sont répartis entre 121 personnes.

Coiiii»arai»on d«'» mesures précédentes a«'e« ccUm stipwlées émm» l'arrêté minlutériel de décembre 184N. — Nous nc poUVOnS

nous empêcher de faire remarquer la différence qui existe entre les mesures qui viennent d'être exposées et celles que Tadminis* tration des travaux publics u pu prendre en décembre i848 et

qui lurent considérées comme une nmélioratiou sérieuse. Aux termes des articles 5 et G du Rcglerneiil encore en vigueur, croyons-nous, sur les chantiers de l'État, quand un ouvrier, par suite de blessures, ne peut plus se livrer aux travaux de sa profession, il lui est alloué une indemnité égale à la moitié àe son salaire pendant un an ; sMl succombe, sa veuve ou sa famille a droit h une indemnité une fois payée de 500 fr.

RéHumé général. — Permanence deti mgentm dans les eadren. —

En résumé, sans parler des mesures qui nViilrainent point de dépenses ou que des dépenses peu importantes, telles que chauffiige et éclairitge des chefs de gare et de dépét, transports à prix réduit ou gratuit, vente de charbon, avances, concours donné aux sociétés alimentaires, la compagnie de l'Est a dé* pensé en 1805 les sommes ci-apics pour améliorer lu situation de ses agents.

Habillement mM* fr. 07

Boissons froides et boiasons chaudes. . Sl,1i3 00

Journées payées aux ni;ila>ies, ete. • . 85,505 81

Versement à la caisse de prévoyance. . t49,U3 95

Versement à la caisse fies retraites. . . 310,537 37

l*eusioiis viagères ou ï«ecours aiiimcis à des agents bleiaés uu ii des veuves et

enfants d'agents 67,i77 2i

Total l,057,C0ûlr.4t

m DE CBXPLorriTioN des chemins de fer.

De leur c6lé, les agents ont payé les sommes suivantes :

R-Mf^nue T) p. 100 pour hahillenionl. \9^,^6ih\ IS Ut4« mil' de 1 p. 100 pour la caisse de

prévoyance 149,145 95

Releaiie de S p. 100 pour b caisse des

retraites 310,537 37

ToiAt 655,540 45

Il existe un moyen, nous no dirons pas infaillible, mais presque certain, d^apprécicr si une organisation répond à la plus grande masse des besoins k satisfaire : c'est la fixité des agents, la permanence des engagements volontaires. — Quand un agent, libre de chercher dans toutes les industries une carrière qui convienne à ses aptitudes ou réponde au moins à ses besoins d'une manière snrfisante, conserve pendant de longues années la même situation, et déclare même ne pas vouioii 1 1 quitter, on peut admettre que l'organisation qui répond à cette situation comporte des éléments de stabilité et de succès, et qu'elle fonctionne à la satisfaction réciproque des chefs et des subordonnés. Aucune organisation n'est arrivée à la perfection; chaque année on peut et on doit tenter la réalisation de certaines améliorations, mais la permanence du personnel prouve qu'il n'y a rien à changer à la base de l'organisation.

Nous prendrons deux groupes d'agents :

Les agents des trains.

Les mécaniciens et chauffeurs.

Au 7)0 juin 1800, losa^i iils ilos trains cniployés par la compagnie de TEsi étaient au nombre de 808, savoir :

«jiiitiVli'iii > di^ roule 7

Uieli» de tram de 1'* classe 109

— de S* classe itt7

Cardes-freins de 1" classe 154

— de S* classe . 401

Total pareil 1168

GONSID£nATiaNS GÉNÉRALES. Hl

Aa point de vue du nombre des années passées au service de la compagnie, ces 868 agents seréparfissaient de la manière suivante :

Agents ayant de 20 à 25 ans de senrice S

— !ri à 20 — 3!

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