‹ De l'exploitation des chemins de fer; leçons faites en 1867 à l'École impériale des ponts et chausséesChapitre 6 sur 52 · UUU fr. I*un 713,0S0,IHHI · texte numérisé non relu

UUU fr. I*un 713,0S0,IHHI

44»399 — Cbemins d'intérdl oommaii, k 5,000 fr.

riin 23l,49.->,0fl0

1)4,687 — Chemins vldniittx. à 4,000 fr. run. . . 458,748,000

Total 2,126,ir)8,0p0 !r.

L'achèvement des réseaux départementaux portera trés-pro-

hablemLiiL celle soninne à 2,500,000,000 fr.

Kn supposant que le réseau des chemins de ter soit achevé en 1874 ou en 1875, époque fixée par le gouvernement pour les travaux prévus pour les autres voies de communication, on trouve que la France aura dépensé, pour Tensemble de toutes ses voies de communication, la somme de 15,250»000,000 fr., savoir :

Chemins de fer. . , 9,500,000,000 fr.

Voies navigables 700,000,000

Routes impériales et grands ponts :)4i,00n,000

Routes départementales et diemios vicinaux 2,500,000,000

Total Mmau ....... 13,390,000,000 fr.

Treiu mllUwdê deux cent dnquante miliouii de franeêj dont :

98 DE L'EXPUNTATUN DES GHBHINS DE FER.

5 milliards seuieiiieiit fournis par l'iiiipul, 8 niilliLnds fournis par répargnc el Tassociation volontaire des capitaux.

On ne se rend pas généralement compte de la différence profonde qui existe entre ces deux natures de ressources appliquées aux travaux publics. Les capitaux fournis par Fimpôt ne dcniiutieiit aucune rémunération directe; il n'en est pas de même des capitaux consacrés à Texéculion des chemins de fer qui, fournis par l'épargne annuelle du pays, réclament chaque année, non-seulement une rémunération sous forme d'intérêt, mab une reconstitution précise sous forme d^amortissement. Toutes les voies de communication concourent au développement de la richesse du pays; mais si celle augiut ulalum de richesse sufGt à r£tat, aux départements et aux communes, pour compenser les sacrifices faits par eux, il n^en est pas de même pour les chemins de fer qui, pendant une période de 99 ans, doivent être en mesure d'assurer aux capitaux qu'ils ont dû réunir, rintérèt que ces capitaux auraient obtenu s'ils eussent été employés de toute autre manière.

On conçoit alors immédiatement la gravité des questions que présente Texploitation des chemins de fer. Qu'une erreur soit commise dans la construdion dune roule, d'une voie navigable, d*un port de commerce, que les services rendus par Fun de ces ouvrages soient très-faibles et hors de proportion avec les somnies qu'il a coûtées, c'est un tnalheur sans doule; mais c'est un malheur économique que le pays a supporté, et qu'en langage commercial on pourrait imputer à un compte profits et pertes.

Il n*en est pas de même pour un chemin de fer ; il faut que l'intérêt du capital enfoui dans sa construction soit trouvé et fourni régulièrement chaque année. Is'ous ne saunons envisager rhypoUièse dans laquelle on admettrait froidement la ruine absolue de ceux qui ont consacré leurs économies à la construction des chemins de fer. Un pays qui érigerait cette

CO.\SIDÉnATM).\S tiÉMÉBALES.

ruine en système verrait son crédit perdu pour de longues

années et la France, a su écarlei de semblables combinaisons.

Les consîdéralions que nous venons d'invoquer ne doivent être jamais perdues de vue dans toutes les occasions où il est question de la concurrence entre les diverses voies de communication autres que les chemins de fer et ces derniers.

Pour les premières, le capital de construction, les dépenses d'entretien sont fournis par le Trésor publie, et le prix à payer pour le déplacement d'une personne ou d'un objet ne s'applique qu'à la seule opération du transport. Sur un chemin de fer au contraire, le prix à payer doit solder à la fois le compte de premier établissement, Tentretien de la voie et enfin le transport lui-même.

IK-|»cnsr» d'entretien des vole* de eommtinleatloa . — NouS

n'avons pas parlé dans les chifi'res qui précédent des dépenses d'entretien pour les chemins de fer ; ces dépenses sont supportées par les compagnies exploitantes, et déduites chaque année des recettes de l'exploitation. Pour les autres travaux publics, il n'en est pas de même, et toutes les dépenses d'entretien sont demandées à l'impôt. Les droits de navigation payés sur les canaux et sur les rivières sont bien insuffisants pour couvrir les dépenses d'entretien de ces voies de commu* nication. Le tableau ci -après indiquera l'importance des charges supportées par le pays pour les travaux del'Ëtat dans la période de cinquante années qui s'est écoulée de 1814 à

31) DË L'EXHOITATIUN DES CHEMINS DE FER.

liLi>E>:>Eb i'OlR L'EHTaETIEK DES TRàTAOX k LA CUAtGE DE L*ÉTAT.

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