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beaucoup, les urines redeviendront acides, et si notre malade est un de ces arthritiques qui manifestent leur diathèse à propos du moindre écart de régime, noùûs verrons de nouveau apparaître dans les urines des urates et le calcul pourra gagner une nouvelle couche, en milieu acide cette fois.
Par conséquent, l’infection est une cause fréquente de caleuls à couches différentes.
Pourtant, le régime peut déterminer des calculs où l’on retrouve des couches de lithiase & acide » et de lithiase « alcaline ». L’ingestion de quantités trop considérables de végétaux, de médicaments à base de phosphates (Robin), l’usage d’eaux alcalines (Le Cler en a observé des cas nets après des curés à Vichy ou à Vals), peuvent déterminer des calculs mixtes sans qu’on ait à incriminer l’infection.
Il n’est pas jusqu’au tempérament qui n’ait un rôle. Civiale, Trousseau, Leroy d’Etiolles, ont donné des observations de malade faisant de la lithiase acide et alcaline, alternativement, sans eause appréciable. Debout d’Estrées en rapporte une typique. Vu la rareté du fait, nous allons la résumer.
M. X..., vu par MM. Gubler, Archambault et Cusco, vient à Contrexéville en août 1874. C’est un malade ayant présenté une dyspepsie gastro-intestinale flatulente très prononcée. Une médication alcaline instituée par Archambault en eut raison ; mais apparut un eczéma généralisé. L’eczéma terminé, M. X... eut des coliques néphrétiques et élimina des graviers de phosphates de chaux. Enfin il eut quelques crises d’asthme.
Examiné par Debout d’Estrées, le malade déclare que ses coliques néphrétiques, se terminant par le rejet de calculs, s’accompagnent de diarrhée, de crises d’oppression
RS ivre et de toux. Entre les crises, les urines sont claires et char- “ient du sable urique et des urates.
Après la cure de Contrexéville, les urines devinrent physiologiques. M. X. expulsa pendant ce temps quelques concrétions. Dans la suite, il remarqua que ses urines se troublaient et déposaient des phosphates quand il n’allait pas à la selle. |
L'année suivante, M. X... refit une cure à Contrexéville. Il n’y expulsa que peu de phosphates et beaucoup d’acide urique.
Enfin, en 1876, M. X.. a encore une émission de phosphates par semaine environ. Debout d’Estrées écrit à cette époque, et donne une réflexion de son malade : € Quand j'ai été très préoccupé, que j’ai beaucoup travaillé de la ‘tête, dit M. X..., je rends des phosphates ; quand je n’ai pas eu de préoccupations et surtout quand j’ai dîné en ville, je rends de l’acide urique. Lorsque le matin l’urine est claire, j’ai dans la journée plusieurs selles liquides ; lorsque, au contraire, elle est troublée par des phosphates, nne-‘seule selle solide. »
Chez ce malade on ne peut pas faire intervenir l’infection pour expliquer la phosphaturie. Cette gravelle phosphatique semble devoir rentrer dans le cadre de la variété primitive. Il est intéressant de voir chez un même malade se succéder à de si courts intervalles et d’une façon alternative, ces deux variétés de lithiase acide et alcaline, pour lesquelles nous avons admis en général, pour la première, un excès (le recettes sur les dépenses ; pour la seconde, un excès de dépenses sur les recettes.
Nous ne ferons que signaler pour terminer une forme curieuse et extrêmement rare, la gravelle dite pileuse. Connue depuis Hippocrate, Rayer et Debout d’Estrées en ont donné des observations. Bichat écrivait dans son Ana-
tomie générale : « Quelquefois il se forme’ des poils à la surface des muqueuses, on en a vu dans la vessie, l’estomac et les intestins ; j'en ai trouvé sur des calculs des reins. »
Broca l’explique chez la femme par la production de kystes paraovariques et chez l’homme par des inclusions fœtales.
En somme c’est une rareté pathologique d’explication difficile, et sur laquelle les chirurgiens sont loin d’être d'accord. À
Pour résumer ces causes de la gravelle, nous donnerons quelques chiffres extraits du mémoire présen.é par Debout d’Estrées à l’Académie de médecine en 1876 :
Au point de vue de la gravelle urique il a vu 1.028 malades, dont 822 hommes, 197 femmes, 9. enfants. Sur 583 cas il a pu trouver la cause immédiate. Avec les réserves que nous avons faites précédemment sur l’influence des émotions et des traumatismes, nous rapportons ses résultats:
ET OÉTS ES CRE MAUVE MU, Eee 191 cas Troubles des fonctions digestives. 160 Hxtes d'alimentation: 2 ...47. 101 Vie, profession, habitudes ...... 95 Emotions violentes .,.,........ 50 AA MO AR Ras 1
La gravelle oxalique est plus rare (47 cas, 40 hommes, 7 femmes, 0 enfants), paraît due aux mêmes causes que la gravelle urique, mais surtout favorisée par l’ingestion d’aliments (oseille, etc). En général, on retrouve avec Îles oxalates des urates et réciproquement dans du sable urique, on voit fréquemment des cristaux octaédriques d’oxalate.
La gravelle phosphatique primitive, constituée par du
phosphate de chaux associé à du carbonate de chaux, à des urates et à d’autres phosphates alcalins peut se rencontrer chez les individus atteints de dénutrition rapide, anémiés par une cause quelconque (intoxication, séjour aux colonies), exceptionnellement chez des individus atteints de diathèse urique.
Quant à la gravelle phosphatique secondaire, lithiase alcaline vraïe, elle est due à la fermentation ammoniacale des urines par une infection.
Nous ne reviendrons plus sur la gravelle pileuse.
Le ES