‹ De L'Expulsion Des Graviers Rénaux et Urétéra ux Des Eaux De ContrexevilleChapitre 22 sur 55 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

Nous distingnerons la lithiase rénale aseptique (acide), et la lithiase rénale septique (alcaline).

I. Lirarase AsBPTIQUE. — La lithiase rénale et urétérale, les seules dont nous nous occupions, se traduisent clinique-. ment à nous par deux ordres de phénomènes :

1° La lithiase sans phénomènes de migration ;

2° La lithiase avec phénomènes de migration.

Etudions-les successivement

1° Lithiase sans phénomènes de migration: — Rappelons d’abord que les affections rénales peuvent souvent passer complètement inaperçues. Sur 400 cas de calculs, tuberculose, néoplasmes du rein découverts par Kapsammer à l’autopsie, moins de cent avaient été diagnostiqués pendant la vie. Dans plus des trois quarts des cas, la mort était survenue sans qu'on ait fait le diagnostic de l’existence d’une affection rénale, Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la lithiase ne se manifeste à nous qu'avec son seul symptôme pathognomonique : l'expulsion des gra-

viers. C’est la forme latente.

Plus souvent, un ensemble de symptômes vient nous éclairer ; nous les résumons rapidement :

1° Douleurs sourdes, profondes, non continues, avec des exacerbations souvent nocturnes, ou sensation de pesanteur dans la région rénale, réveillées et exaspérées par les mouvements, plus diffuses dans la lithiase sablonneuse, plus précises dans la lithiase caleuleuse.

Il y a de plus des phénomènes réflexes : réno-rénal, le rein sain paraît être douloureux ; réno-vésical, pouvant faire penser à une cystite ; réno-urétéral, pouvant simuler une colique néphrétique.

2° Hématurie peu abondante, peu durable, provoquée par le mouvement, calmée par le repos. Quelquefois, elle ne sera décelable que par le microscope ou l’analyse chimique.

Comme signes physiques : le rein est douloureux à la pression, souvent hypertrophié, quelquefois immobilisé (Albarran).

La radiographie est un auxiliaire utile, indispensable. Dans nôtre observation XIV, elle a donné un résultat remarquable. Notre observation XIII montre que, même dans les cas de gravelle urique, elle peut donner des indications.

Comme corollaire à ce que nous disions plus haut sur la latence fréquente de la lithiase, nous pouvons ajouter avec M. le professeur Jeanbrau qu’un examen radiographique doit précéder l’envoi de tout graveleux dans une station thermale. k

La cystoscopie, le cathétérisme des uretères, la division intra-vésicale des urines, devront être employés systématiquement chaque fois que cela sera possible.

- Car il faut s’entourer du maximum de renseignements pour éviter de confondre la lithiase avec le lumbago, la

Ce

névralgie rénale où néphralgie, souvent sous l'influence d’une cause lointaine, les hématuries d’origine tuberculeuse ou néoplasique.

2° Accidents de migration. — Tie caleul engagé dans

l’uretère détermine un spasme de ce canal, spasme dou- -oureux se traduisant par la colique néphrétique. Si la migration s’arrête avant que lle caleul soit dans la vessie, on observe les deux autres accidents de la migration : l’anurie calculeuse et l’hydronéphrose.

. Nous ne referons pas ici le tableau de la colique néphrétique, cela nous entraînerait trop hors du cadre que nous nous sommes tracé. Nous n’indiquerons que ses principaux signes :

La douleur, vive, aiguë, térébrante, lombaire, s’irradiant le long de l’uretère, dans l’aine, vers le testicule rétracté ou la grande lèvre ; l’oligurie, quelquefois l’hématurie ; enfin, l’expulsion du calcul dans le cas le plus fréquent. Il est évident que chaque sujet fera sa crise à sa façon, suivant son état nerveux, le volume des caleuls, leur forme, et presque même suivant leur composition.

Quand le calcul n’est pas expulsé ou ne tombe pas dans la vessie, il peut y avoir : 1° anurie calculeuse, soit par obstruction des deux uretères, soit par obstruction d’un seul uretère et inhibition du rein dont le canal excréteur est libre, évoluant en deux périodes, de tolérance, de 7 à 8 jours, puis d’urémie ; 2° hydronéphrose, après de nombreuses coliques néphrétiques, se présentant comme une tumeur molle, fluctuante, quelquefois intermittente.

II. LITHIASE RÉNALE sePTIQUE. — Lorsqu’au cours d’une lithiase rénale on voit apparaître de la fièvre, c’est que l'infection s’est établie dans les voies urinaires. Les uri-

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