ACTION DES EAUX DE CONTREXÉVILLE SUR LES URINES
La diurèse est le premier phénomène marquant. Chez un sujet à réaction normale, elle se manifeste après l’inwestion de la 3° ou de la 4° dose. Rarement, elle est plus précoce : cela se voit chez certains hypertendus. Plus souvent, elle n’est pas franche dès le début de la cure. Elle s’établit au bout de quelques jours.
Lérsqu'’elle est nettement installée, on observe la polyurie de cure. Le malade urine pour ainsi dire après chaque verre. Mais la quantité d’urine est toujours supérieure à la quantité d’eau ingérée : il n’y a quelquefois que 100 ou 200 grammes de plus. Dans des cas heureux, il y a un tiers en plus. Cet effet diurétique peut paraître eutravé lorsque l'effet laxatif est très marqué : le malade élimine beaucoup de liquide par l’intestin : la cure n’en est pas moins bonne. Les malades chez qui ces effets diurétiques sont très marqués sont surtout des oliguriques habituels.
L'’urine rendue ainsi a des caractères spéciaux : sa densité diminue. Il y a surabondance de liquide, la minéralisation diminue par conséquent : il y a abaïissement du taux de l’urée, des chlorures, des corps xantho-uriques. :
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Mais si l’on recueille toute l’urine éliminée sous l’influence des eaux et si on compare la teneur totale en matériaux extractifs à celle de l’urine rendue en temps ordinaire, on voit que la première est toujours supérieure à la seconde. Nous avons done là une double conséquence : il y à un véritable balayage mécanique des calices, du bassinet, de l’uretère, de la vessie, par un liquide qui est moims concentré que l’urine habituelle, et en même temps, effet montrant bien l’action des eaux sur la crase sanguine, entraînement de déchets, de matières destinées à être éliminées, et qui ne sont emportées que grâce à-l’action bienfaisante des eaux.
En dehors des heures de cure, l’élimination urinaire s’arrête un peu. La densité des urines se relève, la couleur se fonce. En prenant la totalité des urines, en dosant les corps contenus à l’état de dissolution : urée, chlorures, ete., on la trouve cependant toujours supérieure à la quantité de matières extractives rendues en temps ordinaire.
Quelquefois, quoique très rarement, la diurèse ne se manifeste pas nettement : elle est retardée, ou bien porte sur les 24 heures. Il faut alors aider l’action des eaux par de légères médications diurétiques, ou mieux par des moyens physiques.
Les urines ne sont pas seules modifiées dans l’appareil urinaire. Les eaux agissent, et cette action nous intéresse spécialement, sur les muqueuses mêmes du bassinet ou de l’uretère, et déterminent ainsi l’expulsion des caleuls, tout en empêchant leur reproduction.
Nous verrons dans le chapitre suivant cette influence des eaux sur la lithiase,